Les priorités établies ces dernières années doivent être clairement réaffirmées et traduites concrètement au cours du prochain quinquennat. 
Cela va de soi de la part du “Refondateur de l’école”.

Poursuivre la politique d’accueil des moins de 3 ans, du dispositif “plus de maîtres que de classes”

Nous avons commenté ces points. (Voir : Arnaud Montebourg)

 Amplifier le rééquilibrage des investissements en fin du primaire. Réforme des dotations et des moyens de fonctionnement pour favoriser la réussite des établissements les plus en difficulté.

La plupart des élèves en difficulté ne le sont pas du fait de fatalités sociales, mais du fait de l’idéologie dominante, du refus de la discipline, de l’effort, de la reconnaissance du mérite, etc.
Il serait insensé d’augmenter les moyens financiers et humains d’établissements qui persisteraient dans la même voie.

Favoriser la mixité à l’école
Élargir les secteurs de recrutement à plusieurs collèges,
et demander à l’enseignement privé, par contractualisation, de prendre sa part dans le développement de la mixité scolaire.

L’école de Jules Ferry, tant qu’elle a perduré, a réussi à hisser des élèves d’origine modeste aux plus hauts niveaux de savoir et de responsabilité.
Nombreuses sont les personnes éminentes qui ont marqué leur reconnaissance aux instituteurs, car tout commence à l’école primaire.
Certes ce n’était pas parfait, tous n’en ont pas bénéficié, parfois du fait de leurs parents qui s’opposaient à la poursuite de leurs études.
Depuis 40 ou 50 ans, nous suivons la voie inverse. D’où l’idée, qui n’est pas neuve, d’imposer des quotas aux “bons” établissements scolaires, aux grandes écoles et aussi aux établissements privés sous contrat. Les USA y ont renoncé depuis longtemps.
A quand le “busing” transport d’élèves en bus pour les répartir dans des établissements parfois éloignés ?

Permettre aux équipes pédagogiques des établissements en difficulté plus d’autonomie et de reconnaissance.

Il est dommage que Vincent Peillon ne donne pas sa définition du mot “autonomie”, déjà détourné par l’autonomie à 20 % de Najat Vallaud Belkacem.
Pour nous, la “vraie” autonomie est basée sur des délégations de pouvoirs au  chef d’établissement qui, dans le cadre de directives très larges, a la responsabilité de gérer son établissement et particulièrement le recrutement des enseignants, le projet pédagogique et la cohérence à cet égard entre les membres de l’équipe éducative, les relations locales avec les autorités publiques, les parents, les entreprises et les associations.

Améliorer la formation initiale et continue des enseignants.
ESPE, pré-recrutement dès la première année universitaire

Il faut supprimer les ESPE, avatar des IUFM.
A défaut de ressusciter les écoles normales d’instituteurs de la IIIe République, la formation des enseignants devrait être assurée, pour les disciplines académiques par l’Université, et pour la formation professionnelle par des enseignants expérimentés.
Le pré-recrutement n’est qu’une astuce pour attirer des candidats dépourvus de vocation.

Poursuivre le passage à l’école numérique,  lutte contre le décrochage, etc.

Numérique : tarte à la crème.
Décrochage : il faut bien distinguer deux objectifs. D’une part il faut, par des moyens extrascolaires, prendre en charge les nombreux élèves aujourd’hui naufragés et décrocheurs. D’autre part, agir dès maintenant pour réduire à zéro, à l’avenir, le nombre des naufragés et décrocheurs.

Articulation nouvelle entre le lycée et le premier cycle du supérieur (bac-3/bac+3) visant à sécuriser les parcours des élèves et leurs choix d’orientation.

À moyen et long terme, la seule question est de reconstruire un lycée d’enseignement général de haut niveau, donc ne recevant qu’entre 30 % et 50 % de chaque classe d’âge après une sélection progressive au cours de la scolarité.
(Cette proposition ne sera pleinement effective que lorsque notre système d’enseignement, entièrement reconstruit, donnera toutes leurs chances aux élèves issus de milieux défavorisés).
Dès lors, le baccalauréat attestera de la réussite de ces élèves. L’entrée dans l’enseignement supérieur, enseignement extrêmement diversifié, se fera selon des critères spécifiques pour chaque orientation.
Il est inutile pour cela de prévoir une “articulation” supplémentaire, après le rattachement de la sixième au primaire et de la seconde au collège.

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