Réflexions sur le soutien scolaire

Le soutien scolaire a explosé ces dix dernières années : les formules payantes bien sûr, mais aussi les offres bénévoles – sans parler de l’énorme effort des parents. L’expression "soutien scolaire" représente un vaste secteur, où coexistent des activités très diverses, ce qui est à coup sûr une source de confusion et de malentendus.

C’est pourquoi il nous a paru utile de réfléchir à une description méthodique de ce vaste domaine, à l’analyse des principales situations, pour pouvoir proposer un ensemble de mesures qui, dans la perspective d’une refondation de l’école, rameneraient progressivement ce phénomène à des dimensions raisonnables.

Sommaire

Elève en difficulté – soutien scolaire – – – 11 propositions formulées dans le cadre de la Refondation de l’école

1 – Dresser l’inventaire des différentes formes d’aide et de soutien aux élèves en difficulté, les analyser en natures, volumes, résultats, charge pour la collectivité, et selon les acteurs (parents, enseignants, bénévoles) comme selon les populations d’élèves concernés.
2 – Replacer l’ensemble des actions de soutien sous l’impératif de la transmission du savoir. Rétablir  par des dispositions précises l’autorité des enseignants et son respect par les parents.
3 – Rétablir la collaboration confiante entre les enseignants et les parents en matière d’instruction. Développer les dispositifs permettant aux parents de connaître le niveau réel de savoir de leurs enfants.
4 – Elaborer le programme d’une formation destinée aux parents, qui leur serait donnée en parallèle à la scolarité du premier enfant.  La perception d’une allocation spécifique de formation parentale pourrait être conditionnée à la participation à ces sessions.
Pendant la longue période de transition s’étendant jusqu’à l’achèvement de la Refondation de l’école :
5 – Créer des classes spéciales pour le rattrapage des élèves en grande difficulté et en grand retard, indépendantes de leur classe d’âge normale. Dans ces classes, concentrer l’enseignement sur le français et les mathématiques.
Dès maintenant, prendre les dispositions nécessaires pour les autres élèves en difficulté, dispositions qui pour l’essentiel demeureront après la fin de la période de transition :
6 – Créer des classes de niveau respectant l’impératif de mobilité des élèves entre niveaux (mobilité dans les deux sens).
7 – Créer au sein des établissements les moyens de dépannage rapide et généralement temporaire, pour les élèves victimes d’un blocage dans le cours d’une scolarité normale.
8 – Former des enseignants volontaires pour se spécialiser dans les pédagogies d’aide aux élèves en difficulté scolaire.
9 –  Créer au sein des établissements, avec l’aide d’acteurs bénévoles, les moyens de substitution lorsque les parents ne peuvent pas accompagner normalement les élèves dans leurs études.
Par ailleurs :
10 – Recruter ou former des maîtresses de maternelle spécialisées dans l’instruction et l’éducation des enfants non francophones ou mauvais francophones.
11 – Renoncer à la banalisation du traitement des handicaps lourds et au placement des élèves dans des écoles et des classes ordinaires ;  les placer dans des établissements spécialisés.

Sommaire

Les causes de l’explosion du soutien scolaire
Qu’est-ce qu’un élève en difficulté ?
       Essai de classification
Le besoin de soutien scolaire dépend de la structure de l’enseignement
Enseignement spécialisé ou soutien : le choix dépend de la gravité des difficultés scolaires
Les acteurs du soutien scolaire
       Parents et grands-parents
       Soutien scolaire payant
       Soutien scolaire bénévole
       Observations
       Les formes de soutien intégrées au système d’enseignement
Lignes d’action (enseignement obligatoire)
       Conditions optimales
       Période de transition
       Mesures pérennes à généraliser d’urgence
Annexes

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