L’année 2020 restera dans les mémoires. Une année de confusion révélatrice du grand malaise qui traverse nos sociétés occidentales. Nos avancées technologiques se sont révélées impuissantes face à un virus de la peur qui s’est répandu comme une traînée de poudre.

Beaucoup plus dangereux que le Covid qui ne peut tuer que les corps, le virus de la peur tue à petit feu la vie, les âmes, les espérances, les artisans, les artistes, les couples, les familles, les joies de l’enfance, la vie sociale, la santé de ceux qui n’ont pas le Covid, … et jusqu’au bon sens qui semble avoir disparu des hautes sphères de décision.

Pour réparer ces maux, la France endette les générations futures comme jamais, et distribue de l’argent aux uns et aux autres, croyant que tout s’achète. Il est vrai que l’argent aide au bonheur dans une société qui mesure l’homme à son pouvoir d’achat. Mais il ne fait pas le bonheur, comme l’énonce si justement le proverbe.

Nous voici masqués pour de longs mois, évitant de frôler, voir croiser, tout individu non identifié PCR négatif. L’imagination va loin : les masques pour bébés sont sortis des usines, les femmes accouchent masquées, les enfants de 6 ans portent le masque à l’école, et pourquoi pas à la maison, comme cela a été envisagé, pour éviter de contaminer leurs parents au retour de l’école.

Alors que faire ? Espérer ? Oui, bien sûr, mais en quoi ?

D’abord, espérer en la vie et ne pas fuir la mort :

« Ce n’est rien de mourir, c’est affreux de ne pas vivre » Victor Hugo

« La plus grande tragédie de notre vie n’est pas la mort mais ce qui meurt en nous tandis que nous vivons » Norman Cousins

« La peur de mourir résulte de la peur de vivre. Une personne qui vit pleinement est prête à mourir à tout moment » Mark Twain

« En excluant la mort de sa vie, on se prive d’une vie complète et en l’y accueillant, on élargit et enrichit sa vie. » Etty Hillesum

« Si j’ai l’occasion, j’aimerais mieux mourir de mon vivant. » Coluche

Ensuite, espérer en ceux qui espèrent.

Fuyez les artisans de peur, à commencer par certains media qui relayent les mauvaises nouvelles avec complaisance. Fuyez les craintifs, ceux qui vous mettent en garde et vous empêchent de vivre. Oui, il semble bien que le Covid soit violent dans certains cas. Mais les accidents de voiture aussi.

Et suivez ceux qui continuent à vivre, à entreprendre, à espérer en des jours meilleurs. Ces jours meilleurs ne seront pas la vaccination ou la fin du Covid. Ils seront ce que quelques valeureux décideront d’entreprendre dans les mois à venir pour sortir nos concitoyens de leur désespérance. Car si cette désespérance prend ses racines dans le Covid, elle est davantage liée au sentiment d’impuissance que reflètent nos gouvernants, aux injustices qui se multiplient, aux pertes de liberté qui augmentent, à la crise économique qui s’annonce violente…

Peut-être sommes-nous au bout d’un cycle ? Peut-être que cette situation nous permettra de tout remettre à plat, de nous entendre sur l’essentiel, de redresser ce qui s’effondre, à commencer par notre système éducatif. Pas peut-être… Certainement. Toute crise est salutaire. Profitons en.

L’association Lire-Ecrire est déterminée à prendre sa part dans cette œuvre de reconstruction.

Pendant 20 ans, nous avons combattu les pédagogies fantaisistes et néfastes qui détruisaient notre système éducatif. Et nous sommes satisfaits de voir le bon sens de retour quant à l’enseignement de la lecture. Les éditeurs ont été obligés de revoir leurs manuels, et même s’il en reste encore de très mauvais, la production s’améliore. Avec de meilleurs outils entre les mains, les enseignants devraient obtenir de meilleurs résultats.

Il faudra du temps car il faudrait aussi que l’Éducation Nationale se recentre sur sa mission d’instruction. Elle s’égare sur des chemins éducatifs qui ne sont pas les siens et produit plus de désastres que ceux qu’elle prétend combattre. Et cela, malgré l’héroïsme et la valeur de nombreux enseignants qui ne demandent qu’une chose : pouvoir se concentrer sur le cœur de leur métier, la transmission des connaissances.

L’argent ne fait pas le bonheur mais il est utile. Lire-Écrire pourra poursuivre son action en 2021, au service des parents et de l’école, si nous parvenons à rassembler 10 000 euros en cette fin d’année.

Nous comprenons qu’il soit difficile pour vous de vous projeter en 2021, et de faire un don en cette période troublée. Sachez que pour Lire-Ecrire, chaque sou est un sou et qu’il ne sera pas dépensé en vain.

Nous comptons sur vos encouragements pour relever avec vous le défi des mois à venir.

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