Le rapport FAUROUX

Du bon usage du baccalauréat

"Le caractère d’obligation de résultat que le système éducatif attache aux taux de réussite à cet examen conduit à multiplier les moyens de faciliter son obtention : par diversification des filières et des séries, par multiplication des options et des épreuves facultatives, par une pratique somme toute libérale de l’oral de rattrapage.
Cette marche forcée vers un taux de réussite dont l’objectif est fixé par le législateur conduit à des distorsions regrettables. Il y a bien 75 % de réussite, mais le lauréat moyen n’a pas la moyenne dans des épreuves fondamentales.*
Les présidents de jurys – obligatoirement des universitaires – sont vivement critiqués, et parfois rappelés à l’ordre, lorsqu’ils ne respectent pas les normes académiques ou nationales de réussite. Des instructions d’indulgence dans la notation compensent la difficulté des épreuves, ou celle de les passer.
Ces équivoques sont connues de tous et déplorées par beaucoup, mais nul n’ose les lever."

Extrait de "Pour l’école" – Rapport de la commission présidée par Roger Fauroux,

1996, Documentation française

* D’après la direction de l’évaluation et de la prospective,

– 60 % des lycéens à l’épreuve anticipée de français écrite ;
– près de trois lauréats sur quatre en philosophie.
– plus d’un lauréat sur deux en histoire-géographie.
– un sur deux en langues vivantes et
– près de deux sur trois en sciences économiques et sociales

ont moins de dix sur vingt au baccalauréat.

Les résultats

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