En 1980, J’ai eu l’occasion de participer en tant que parent d’élève à une expérimentation intelligente, mais pas nouvelle, promue par des enseignants extraordinaires dans un collège de la région parisienne : les groupes de niveau.
Dans deux disciplines, Mathématiques et Français, les enseignants avaient créé une véritable dynamique collective de progrès : 3 groupes de niveau, bons-moyens-faibles, avec des mouvements permanents entre ces groupes, des horaires adaptés et privilégiant les plus faibles (plus d’heures pour ceux qui en ont besoin, moins pour ceux qui sont plus autonomes), des enseignants travaillant en véritable équipe avec des objectifs partagés.
Je vous garantis que ceci avait créé un état d’esprit extraordinaire et une dynamique de succès.
Les enseignants étaient satisfaits de ce mode de travail, les élèves étaient motivés, se situaient sans se voiler la face et progressaient naturellement. L’ambiance était au travail et en même temps détendue : on ne se mentait pas. Chaque élève savait où se situer et ce qu’il devait faire pour progresser.
Cette organisation ne nécessitait pas de moyens supplémentaires : le contingent d’heures global était inchangé.
Cette expérience avait été menée à l’époque contre les directives du Ministère de l’Education Nationale !! Les enseignants nous avaient dit : surtout, n’en parlez pas à l’extérieur de l’établissement !!!
Pourquoi ne fait-on pas plus d’expériences de ce genre avant de réformer globalement l’institution ? Pourquoi les enseignants ne plaident-ils pas plus pour ce genre d’organisation ? LE DOGME sans doute.
Commentaire d’une internaute sur le site du Figaro

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