Sachant que les tourmenteurs de leurs camarades, bourreaux en herbe, se trouvent évidemment parmi les 9 heureux, la satisfaction marquée par certains au vu de cette statistique favorable à 90 % nous laisse à penser. On nous dit aussi que 17 % des élèves ont reçu des coups : c’est plus que 10 %, mais peut-être certains ont-ils reçu les coups parce qu’ils en donnaient, par erreur, à plus fort qu’eux ?
Comme le dit Michel Segal, dans son livre sur les violences scolaires, il est stérile de prétendre établir des statistiques avant d’avoir analysé en profondeur les phénomènes et d’en avoir décelé les causes.
À ce sujet, Luc Chatel a annoncé la création d’un « Conseil scientifique contre les discriminations à l’école » chargé en particulier de la question du harcèlement.
Il y a un an, le 3 mars 2010, il annonçait la création d’un « Conseil scientifique des états généraux de la sécurité et à l’école », comprenant des spécialistes internationaux de la violence à l’école, qui devaient apporter leur éclairage et proposer un certain nombre de pistes. Peut-être n’ont-ils pas suivi la piste du harcèlement ?
Quoi qu’il en soit, cette foi du ministre dans le pouvoir de la Science, si toutefois elle n’est pas feinte, a quelque chose d’émouvant. Grâce à lui la Science de la violence à l’école et la Science du harcèlement à l’école rejoignent la grande famille des Sciences de l’éducation.
GC 

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