C’est Valérie Pécresse qui a adopté cette expression belliqueuse, pour nous informer que les universités proposent aux étudiants naufragés de l’enseignement des cours de remise à niveau, non seulement en orthographe, mais tout bonnement en langue française.
Valeurs Actuelles a le mérite assez rare de voir plus loin que l’actualité immédiate, c’est-à-dire le récent rapport du Haut Conseil de l’Education sur le collège, pour remonter à la source du mal : les méthodes d’apprentissage de la lecture à départ global, que Gilles de Robien a tenté de combattre.
L’article cite de nombreux témoignages d’étudiants sur leurs lacunes et sur les raisons de ce handicap, exemples plus accablants les uns que les autres, mais qui n’ont rien de surprenant pour ceux qui cherchent depuis des années à alerter l’opinion sur la débâcle de l’école. Après les soins palliatifs de Valérie Pécresse, il sera temps de se consacrer à l’essentiel : la maternelle et le CP.
Un regret : l’article reproduit l’information officielle selon laquelle, aux dernières Journées d’Appel et de Préparation à la Défense (JAPD), 11,8 % des jeunes français avaient des difficultés de lecture. Il s’agit de désinformation pure et simple, tellement grossière que Valeurs Actuelles n’aurait pas dû tomber dans le panneau. Ce taux est invraisemblable, connaissant les chiffres officiels à l’entrée en 6ème, et sachant que, pour les élèves en grande difficulté, les choses s’aggravent au collège au lieu de s’arranger, comme l’indique le dernier rapport du Haut Conseil de l’Education. Un tel résultat ne peut être obtenu qu’en magouillant soit les tests, soit la notation. Un bon sujet d’investigation pour Valeurs Actuelles ! 

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