Scolarisation à 2 ans, scolarité obligatoire à 3 ans, évaluation des compétences… Mais que se passe-t-il ? D’où vient ce stress qui nous pousse à faire de nos enfants des élèves avant l’heure. A quand la scolarité en crèche à 6 mois ? Quand le bon sens se perd à ce point, il nous faut chercher des lumières dans le passé. C’est pourquoi nous vous proposons de relire ce texte de Gwenola Petit, institutrice, qui nous rappelle ce qu’était et devrait être l’école maternelle française :

L’école maternelle est un sujet rarement évoqué lorsqu’il est question de l’Institution scolaire. C’est un tort car les lieux communs évoquant une école enviée dans le monde entier ont fait long feu.

J’ai fait des recherches pour comprendre quelle était l’origine de l’idée que nous avions « la meilleure école maternelle du monde ». Cette époque semble dater de la fin du 19ème siècle, lorsque Pauline Kergomard apporta un regard réellement novateur sur la petite enfance et mit toute son énergie dans la création d’écoles maternelles ainsi que dans une méthode de travail qu’elle appela la « méthode française ».

La « méthode française d’éducation maternelle » a connu au 19ème siècle un grand succès jusque dans les pays scandinaves et russes car de nombreuses familles aisées dont les mamans parlaient le français étaient abonnées à « L’ami de l’enfance, méthode française d’éducation maternelle ». Étonnamment, on ne peut s’empêcher de faire des rapprochements avec la « méthode française » de Pauline Kergomard et ce qui se pratique aujourd’hui en Finlande.

En France, Pauline Kergomard est tombée aux oubliettes et sa méthode n’a jamais réellement été appliquée. Notre école maternelle française, aujourd’hui, est quasiment aux antipodes de ce que souhaitait Pauline Kergomard et de ce qui a fait sa réputation à l’étranger.

Le règlement du 2 août 1882 dit: « Les écoles maternelles sont des établissements d’éducation où les enfants des deux sexes reçoivent les soins que réclame leur développement physique intellectuel et moral. » Pauline Kergomard ajoute « comme ils les recevraient dans leur famille d’une mère intelligente et tendre; l’école maternelle est une famille agrandie; la directrice est la mère d’un grand nombre d’enfants ».

L’école maternelle propose donc une deuxième maison aux enfants de deux à sept ans. L’enfant doit s’y sentir comme dans une famille. Il est question pour les institutrices en charge des tout-petits de faire preuve avant tout de tendresse, de bienveillance envers l’enfant qui se trouve séparé de sa famille.

Pour lire et télécharger l’ensemble du texte, cliquer sur ce lien

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