Le collège unique, impose la médiocrité pour tous.
L’hétérogénéité des classes, loin d’être la richesse si souvent vantée par l’institution, devient un obstacle pour les enseignants. L’enseignant n’a aucun point d’appui : les connaissances, les méthodes de travail et l’éducation étant totalement différentes voire diamétralement opposées d’un élève à l’autre. 

L‘enseignement du français en séquences.

Qu’est-ce qu’une séquence ? « Le travail en séquences est la mise en pratique du décloisonnement : les activités de lecture, d’expression écrite et orale, d’étude de la langue existent en tant que telles mais elles sont effectuées en fonction les unes des autres en vue d’objectifs préalablement définis ». En d’autres termes il s’agit de partir des textes pour essayer de transmettre des connaissances. 

Absence de bases

Pour enseigner le français correctement, il faudrait que les élèves arrivent au collège avec des bases solides en langue et des méthodes de travail.

Absence de connaissances

À l’école primaire, les élèves ont fait de la grammaire, del’orthographe, du vocabulaire. Ils ont « entendu parler de beaucoup de notions » : préfixe conditionnel, adjectif, nom, etc.. Mais il faut expliquer correctement aux élèves :ce qu’est un modece qu’est un tempsle classement des verbes par groupe.Les bases grammaticales n’étant pas vraiment acquises à l’école primaire, chaque leçon posera de nombreux problèmes à l’enseignant. Deplus l’absence de vocabulaire des élèves ne leur permet pas de faireleurs exercices. Là où on s’enorgueillissait de l’autonomie, ondécouvre des élèves paralysés dès qu’apparaît un problème. 

Absence de méthodes

Le refus de suivre la méthode donnée vient de ce que l’école a placéles élèves « au centre du système éducatif » et l’a encouragé à trouverlui-même les solutions. Pour ne pas imposer un schéma à suivre, on apréféré laisser les élèves trouver leurs propres méthodes. Face au laxisme dont a fait preuve l’école, les élèves d’aujourd’hui nesupportent plus la contrainte de respecter une démarche précise. Onpourrait donner d’autres exemples : refus de mettre une majuscule audébut d’une phrase, refus de ponctuer un texte, refus de corriger unbrouillon de rédaction. 
Anne Sophie Bonnet
Janvier 2007

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