Des citations

• Constat d’échec

… 1 enfant sur 7 ne sait pas vraiment lire et écrire à l’entrée en sixième, 1 enfant sur 4 au même age est faible en arithmétique, beaucoup de collégiens peinent à l’entrée en seconde…

Il est clair que l’Education Nationale, contrairement à sa plus authentique tradition et au titre officiel dont elle s’enorgueillit, peine aujourd’hui à élever le niveau culturel du plus grand nombre : en clair, les "mauvais élèves" sont majoritairement issus de familles défavorisées.

Les handicaps sociaux ou affectifs perçus dès le cours préparatoire de l’école élémentaire sont quasiment irrémédiables ou en tous cas mal remédiés jusqu’à l’échec au baccalauréat.

Dans le même temps, les grandes écoles recrutent toujours – et , pour certaines, ces pourcentages croissent – dans les rangs des familles déjà consacrées par la fortune ou le savoir. Sauf miracle ou génie, pour être un excellent élève, rien ne vaut d’être fils de professeur, de médecin ou de cadre.

A l’autre extrémité de l’échelle, certains "jeunes des banlieues" n’ont presque aucune chance de compenser, grâce à l’école, leur handicap de départ, et, pis encore, le savent et le disent. L’écart s’est accru au cours des dernières décennies entre les premiers et les seconds, et s’il faut parler d’échec de la République à travers son école, c’est là où il se situe …

"Pour l’école" Rapport de la commission Fauroux – La Documentation Française – 1996

Constat d’échec

… 1 enfant sur 7 ne sait pas vraiment lire et écrire à l’entrée en sixième, 1 enfant sur 4 au même age est faible en arithmétique, beaucoup de collégiens peinent à l’entrée en seconde…
Il est clair que l’Education Nationale, contrairement à sa plus authentique tradition et au titre officiel dont elle s’enorgueillit, peine aujourd’hui à élever le niveau culturel du plus grand nombre : en clair, les "mauvais élèves" sont majoritairement issus de familles défavorisées.
Les handicaps sociaux ou affectifs perçus dès le cours préparatoire de l’école élémentaire sont quasiment irrémédiables ou en tous cas mal remédiés jusqu’à l’échec au baccalauréat.
Dans le même temps, les grandes écoles recrutent toujours – et , pour certaines, ces pourcentages croissent – dans les rangs des familles déjà consacrées par la fortune ou le savoir.
Sauf miracle ou génie, pour être un excellent élève, rien ne vaut d’être fils de professeur, de médecin ou de cadre. A l’autre extrémité de l’échelle, certains "jeunes des banlieues" n’ont presque aucune chance de compenser, grâce à l’école, leur handicap de départ, et, pis encore, le savent et le disent.
L’écart s’est accru au cours des dernières décennies entre les premiers et les seconds, et s’il faut parler d’échec de la République à travers son école, c’est là où il se situe …
"Pour l’école" Rapport de la commission Fauroux – La Documentation Française – 1996

Améliorer les performances de l’école primaire

Rapport de M. FERRIER, inspecteur Général de l’Education Nationale – 1998 :

"Selon les années, ce sont entre 21 et 42 % des élèves qui, au début du cycle III (entrée en CE2) paraissent ne pas maîtriser le niveau minimal des compétences dites de base en lecture ou en calcul ou dans les deux domaines. Ils sont entre 21 et 35 % à l’entrée au collège. […] l’institution ne peut pas ne pas prendre très au sérieux la situation ainsi révélée : on peut estimer à environ 25 % d’une classe d’âge la proportion des élèves en difficulté ou en grande difficulté à l’entrée au collège."

Extrait d’une pétition "pour arrêter la destruction d’une pensée structurée" – www.sauv.net/prima

Le primaire ne remplit plus son rôle

Le primaire ne permet plus aux élèves d’acquérir les bases nécessaires à la poursuite d’études dans le secondaire et le supérieur. De façon générale, la formation que reçoivent les enseignants du primaire à l’IUFM les pousse à obéir à des modes pédagogiques au lieu de faire acquérir aux élèves des savoirs solides…, savoirs que les professeurs des écoles peuvent eux-mêmes difficilement maîtriser si leur formation se soucie avant tout de formatage idéologique.

Les dégâts les plus graves se constatent dans l’apprentissage de la lecture. Les méthodes globales, semi-globales, hypothético-déductives ou naturelles, massivement répandues, ont toutes le défaut de ne pas faire suffisamment travailler l’aspect combinatoire de la lecture, ce que seule une méthode syllabique, progressive et logique pratiquée journellement, permet. De nombreux enfants sont ainsi condamnés à être de piètres lecteurs qui, en quelques années, deviendront des illettrés. Certains n’apprendront même jamais à lire. Ils sont en effet environ 20 % à ne pas savoir lire en fin de C. P. et seul un travail acharné de retour au syllabisme peut les sortir de leur situation. Une grande partie de ceux qui ont malgré tout réussi à apprendre à lire garderont à vie des défauts orthographiques, de fausses dyslexies, des lacunes grammaticales et un handicap de structuration logique dans toutes les autres disciplines.

Forum des Associations de résistance pour l’école – 31.8.02

Exclusion

Ghislaine Wettstein-Badour, médecin qui a consacré ses activités à l’étude du fonctionnement du cerveau et aux méthodes appliquées par l’éducation nationale, préconise le retour aux méthodes traditionnelles d’apprentissage de la lecture-écriture. Dans un récent article, elle fait état des faits suivants :

« En matière de lecture, les chiffres officiels font état de 10 à 15% d’élèves en échec mais la réalité est tout autre. En septembre 1997, les résultats des évaluations proposées à l’entrée en 6ème ont montré, selon les déclarations du directeur de l’Evaluation et de la Prospective en personne, que 12% des collégiens ne savaient pas lire et que 50% d’entre eux déchiffraient plus ou moins bien ce qu’ils lisaient et ne pouvaient pas utiliser les consignes contenues dans un texte simple et court ; 62% des enfants de cette tranche d’âge sont donc dès le début de l’adolescence condamnés à l’exclusion »

G.WETTSTEIN-BADOUR "Apprentissage de la lecture : le non-sens des pédagogies actuelles"

Propos ministériels

… tenus par Claude ALLEGRE sur le plateau de l’émission de "Bouillon de culture" en octobre 2000. Selon des tests faits à sa demande, 30 % des élèves de classes de 3ème n’étaient pas capables de résoudre un problème de mathématiques faute d’être en mesure de lire et de comprendre l’énoncé.

Luc Ferry – Conférence de presse du 23 Mai 2002

Lutter contre l’illettrisme, c’est d’abord prendre les mesures les plus urgentes pour prévenir l’illettrisme, c’est-à-dire avant tout améliorer l’apprentissage de la lecture à l’école primaire. Les actions conduites depuis 10 ans n’ont pas empêché la situation de s’aggraver : au-delà des querelles de chiffres, on s’accorde généralement à estimer que 20 % environ des enfants présentent à l’entrée en 6ème des difficultés de lecture et d’écriture.

Xavier DARCOS

… la régression considérable du niveau de l’écrit, du langage, de l’orthographe et de la maîtrise du discours sous toutes ses formes. Pour masquer cette situation, on a inventé de nouveaux critères d’évaluation. La dernière dictée du brevet en est l’exemple : comme on ne veut pas avouer que les enfants n’ont pas d’orthographe, on propose un système de notation qui permettra quand même de mettre des notes. Si bien qu’on en est arrivé à ce qu’un élève qui aurait copié la dictée de manière phonétique aurait quand même une note de six sur vingt ! Or, un enfant qui ne maîtrise pas la langue, ce n’est pas seulement une discipline qui lui manque mais toutes celles qui supposent que l’on sache écrire et parler, y compris pour l’apprentissage des langues étrangères. Mais une réalité crue est apparue: à la rentrée 1998 on constate qu’il y a presque deux fois plus d’élèves qu’en 1992 qui ne maîtrisent pas les bases de la lecture et que, pour les mathématiques, 38 % des élèves ne maîtrisent pas les compétences de base en techniques opératoires, alors qu’ils étaient 17,4 % en 1992.

Extrait d’une interview "L’école est un marché de dupes" – Le Figaro Magazine – 9.9.2000

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