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Lire et écrire à l'école maternelle

Les dangers des pratiques actuelles

Que faire ?

Les explications de Ghislaine Wettstein-Badour

 

Nous avons exposé à plusieurs reprises nos positions concernant l'école maternelle, et récemment encore dans nos commentaires sur les nouveaux programmes 2008 de l'enseignement primaire.


En résumé :

    - pour les enfants de moins de 5 ans (petite et moyenne section de maternelle), exclure tout apprentissage de la lecture et de l'écriture ; développer le langage oral – prononciation, articulation, vocabulaire, syntaxe simple – particulièrement pour les enfants mauvais francophones.

    - pour les enfants de 5 ans (grande section de maternelle) : début très progressif, adapté au degré d'évolution de chacun, de l'apprentissage alphabétique de la lecture et de l'écriture.

Ghislaine Wettstein-Badour explique pourquoi :

Vos commentaires

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#6 Tomi

LES TABLEAUX DES LETTRES DE L'ALPHABET

 

Il existe des tableaux très bien faits. Les Editions Piccola proposent un grand tableau. On a 26 rectangles avec dans chaque coin une lettre de l'alphabet dans les 4 écritures.

Ce tableau fait aussi abécédaire. Dans chaque rectangle on a un objet représenté dont la première lettre est celle du tableau.

 

On a dans un coin du tableau des animaux qui écrivent. Un petit chien est droitier ! et le lapin est gaucher !

Ce tableau plait à un enfant de 3 ans. Il a reconnu à X un Xylophone ! Il sait que sa mamie en a un, et il a fallu le sortir ! Je ne sais pas si les voisins ont appréciés le concert qui s'en est suivi !

 

Le gamin retient bien les lettres "l, m, n, o ", et commence à chanter seul "Frère Jacques, O clair de la lune, Dans sa maison un grand cerf, une comptine qu'il apprend à l'école.

 

Dans un rectangle on peut écrire ou faire écrire une lettre ou un court mot avec un feutre effaçable. On a une réglure Seyes.

 

On peut aussi proposer des exercices comme : faire entourer les voyelles, dans l' écriture cursive, en rouge, et les consonnes dans l'écriture cursive, en bleu.

 

On peut se limiter à qelques lettres. Ce tableau coûte 6,30€.

FAIRE ATTENTION : Prendre un tableau avec les lettres dans les 4 écritures :

 

- Minuscule cursive

- Majuscule cursive

- Minuscule d'imprimerie

- Majuscule d'imprimerie, encore appelée Capitale

 

 

VOIR CE QUE LE DOCTEUR GHISLAINE WETTSTEIN-BADOUR PENSE DE LA PARTIE DES PROGRAMMES DE 2008 CONCERNANT LA PS ET LA GS, ET DE L'APPRENTISSAGE DE LA LECTURE DES PRENOMS DES LE DEBUT DE LA PS.

#5 Tomi

Les enfants de 30 mois et plus que j'ai fait scribouiller et gribouiller,utilisent spontanément leur main droite en priorité. Il arrive qu'ils utilisent aussi de temps à autre la main gauche.

 

Je laisse faire dans la mesure où ils deviennent progressivement vraiment droitier.

Il me semble que pour Colette Ouzilou il n'y a pas de droitier ou de gaucher au départ. Les enfants seraient tous ambidextres au départ.

 

Pour Colette Ouzilou, interrogée devant moi, la dyslexie n'est jamais engendrée en contrariant un enfant gaucher pour qu'il devienne droitier.

 

- APPRENTISSAGE DE LA LECTURE DU PRENOM EN PS

 

Je ne savais pas que c'était préconisé dans les programmes du primaire de 2008, noir sur blanc.

J'ai vu un cas ou un gosse était droitier pour tout sauf pour l'écriture. Il me semble que dans ce cas on n'a pas un vrai gaucher.

Si je comprends bien, dans ce cas, il faut laisser l'enfant choisir après l'essai d'une rééducation qui développe l'agilité de la main droite.

 

- Apprentissage de la lecture du prénom en PS de maternelle.

 

Le docteur Ghislaine Wettstein-Badour y est absolument opposé.

Les programmes de maternelle et du primaire de 2008 spécifient bien que les enfants de PS doivent apprendre à reconnaître leur prénom en capitale.

Le procédé employé est d'écrire le prénom à côté d'une photo, puis de la supprimer dans l'année.

 

Je pense que rien n'interdit de laisser la photo durant les années de PS et MS et d'écrire à l'envers de l'étiquette le prénom en capitale et en minuscule cursive.

Si le prénom n'est pas constitué de syllabes simples du type "caroline" mais contient une ou deux syllabes plus compliquées comme dans "grégoire" il faut écrire le prénom à l'envers de l'étiquette, aussi, "grég(oi)re et expliquer que la lettre "o" fait le son "o" , la lettre "i" fait le son "i" et que "oi" fait le son "oi".

 

Je pense qu'on doit retrouver l'ambition de l'école de François Guizot et de Jules Ferry. Les élèves doivent apprendre la lecture de façon méthodique et sensée.

Un prénom qui conjugue beaucoup de difficultés est "vincent". On a 4 difficultés qui doivent être expliquées :

- "in" qui fait le son "in"

- le "c" qui fait le son "s"

- "en" qui fait le son "en"

- "t" qui ne se prononce pas

 

Cela doit être expliqué le plus tôt possible.

 

Il me semble utile de montrer très tôt une écriture, aussi, en cursive du prénom, à moins que vous ne vouliez que votre enfant soit juste capable de remplir des papiers administratifs une fois adulte.

 

Les programmes de 2008 dus à Xavier Darcos précisent que l'écriture cursive doit être apprise en GS.

 

Très souvent dans classe de CP les enfants n'apprennent à recopier et écrire, en écriture cursive, que quelques mots.

Souvent c'est sur une photocopie, dans des petits rectangles.

On ne trouve pas de ligne d'appui la plupart du temps.

 

Les élèves de CP sont capables d'écrire quelques strophes d'une poésie, s'ils ont un modèle en écriture minuscule cursive.

 

"Pour eux cela a du sens"

 

Le bon sens et le véritable métier d'instituteur se perd.

 

Natacha Polony évoque "le métier d'instituteur". Il faut des règles tout en ne tuant pas toute fantaisie et créativité.

L'enseignement était un art et doit le redevenir ! Dans l'intérêt de tous !

 

"Les hussards" qui faisaient dessiner les enfants leur laissaient de "l'autonomie".

En CE1 "les hussards" faisaient faire de courtes narrations, dès le CE1. L'autonomie et la créativité de l'élève étaient respectées sans faire du bla bla bla !

 

Aujourd'hui les instituteurs laissent encore librement les élèves de CP illustrer leurs cahiers de poésie. Une bonne tradition se maintient.

Je finis ce post par une note d'optimisme !

 

Tomi

#4 ajupouet

Je suis choquée de ce que je lis.

Certes tout le monde peut écrire de la main droite ou de la main gauche. Mais on ne peut absolument pas nier que l'on est pourvu à la naissance d'une latéralité définie, c'est à dire d'une main plus adroite que l'autre.

 

Si on écoute toto, tous les arabes devraient être gauchers, non?

 

De plus, il n'y a AUCUNE raison pour qu'un gaucher écrive plus mal qu'un droitier. La tenue de crayon doit être la même (crayon entre le pouce et la première articulation du majeur, index posé dessus). Par contre, la feuille doit être très inclinée vers la droite pour un gaucher, ce qui lui permet de voir parfaitement ce qu'il écrit, quand il l'écrit. Et comme la main est SOUS la ligne d'écriture, pas de problème de bavures, même au stylo plume.

C'est d'ailleurs précisément ce qu'en dit Danièle Dumont.

Elle dit aussi qu'il y a beaucoup de faux gauchers, droitiers pour tout sauf l'écriture et que dans ce cas -et seulement dans ce cas- une relatéralisation est bénéfique.

 

Quant à mon avis personnel de professionnelle de la rééducation de l'écriture, il est le suivant : si un enfant écrit de la main gauche, c'est qu'il y a une raison ! Et je n'ai pas à lui imposer ma vision des choses. En cas problème de latéralité (l'enfant est droitier mais écrit de la main gauche), nous rééduquons les deux mains, et c'est l'enfant qui choisit.

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