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Titre: Ecole ouverte - méthodes "actives"
Source: Association Lire-Ecrire

"Ecole ouverte", divertissement et dispersion

Deux causes différentes contribuent à affaiblir les capacités d'attention, de réflexion, de structuration mentale : 

-    d'une part, le phénomène bien connu de la télévision, et maintenant de la plupart des jeux sur ordinateur

-    d'autre part, le principe avancé par les théoriciens de l'école "ouverte" (sur le monde) qui remplace la formation par l'information ;

-    enfin, la croyance que l'on peut éviter aux enfants l'effort de s'instruire en substituant des activités ludiques aux activités studieuses.

 

Méthodes "actives" ou élèves "passifs"

Lorsque l'on veut détruire l'autorité des enseignants, il est tentant d'affirmer que la passivité est le propre de l'enfant qui étudie.

Et puisqu'il ne s'agit plus d'instruire, mais d'éduquer, les méthodes dites actives se prêtent à toutes les manipulations.

 

Les principes pédagogiques

Trois idées de base expliquent ces mesures catastrophiques :


    · Il existe un monde de l’enfant et une société formée entre les enfants qui sont autonomes et qu’on doit laisser se gouverner eux-mêmes( ce qui conduit à le soumettre à la tyrannie de la majorité…)  

   · Sous l’influence de la pédagogie moderne et des doctrines pragmatiques, la pédagogie est devenue une science de l’enseignement en général, au point de s’affranchir complètement de la matière à enseigner

   · L’idée que l’on ne peut savoir et comprendre que ce que l’on a fait soi-même, et sa mise en pratique dans l’éducation est aussi élémentaire qu’évidente : remplacer, autant que possible, le faire à l’apprendre.

« On s’est efforcé de supprimer la distinction entre le travail et le jeu, au profit de ce dernier, considérant que le jeu est le mode d’expression le plus vivant et la manière la plus appropriée pour l’enfant de se conduire dans le monde, et que c’était la seule forme d’activité qui jaillisse spontanément de son existence d’enfant. »

« On a tendu à faire du monde de l’enfance un absolu. »

 

Hannah Arendt- 1972 - La crise de la culture