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Fils sans nouvelle réponse

Famille chretienne 01/02/2010 Marc Le Bris à propos du Baiser de la lune

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le : 04/02/2010 19:09
Guillaume
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Marc Le Bris et la « lutte contre l’homophobie » : on ne peut pas utiliser l’école à cette fin

famillechretienne.fr
01/02/2010
Par Clotilde Hamon

Marc Le Bris est instituteur et directeur d’école primaire (publique) dans l’académie de Rennes. La « lutte contre l’homophobie » trouve-t-elle une place dans son établissement ? Il répond par le rôle de l'école et les besoins des enfants.

Marc Le Bris est l'auteur de "Bonheur d'école : Peut-on encore sauver l'école française ?" et du best-seller "Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !"
© JACQUES GRISON

Sommaire
Baiser de la lune : la folle épopée des poissons homosexuels en classe de CM1/CM2

Comment réagissez-vous aux sollicitations (albums jeunesse, films d’animation…) touchant la « lutte contre l’homophobie », en tant que directeur d’école primaire ?

Dans le cadre de l’école, je suis très gêné par tout ça, même si je suis tout à fait respectueux de la liberté sexuelle de chacun. C’est devenu très délicat dans la société, car on ne peut plus définir de normalité. À l’école primaire, les enfants apprennent la norme, ils sont d’ailleurs viscéralement attachés à la notion de conformité. À cet âge, si pour éviter un éventuel comportement futur de rejet à l’égard d’une minorité, on change la norme, alors la frontière entre prévention et propagande est franchie. Redéfinir une normalité sociale, cela relève de la décision de la nation. On ne peut pas utiliser l’école à cette fin. Ou alors il faut que tout le monde le sache.

Je comprends qu’il y ait des milieux qui ne veulent plus qu’on dise qu’ils sont des exceptions, mais moi, j’instruis des enfants ! Je ne peux pas enseigner l’orthographe en commençant par les exceptions à la règle la plus commune. Ce serait une grave erreur de pédagogie.

N’est-ce pas outrepasser largement le rôle de l’école primaire que d’aborder l’« éducation à la sexualité » comme le font certains textes officiels de l’Éducation nationale ?

La dérive vient d’une conception de l’école qui se veut éducative, alors que l’instruction publique instruit, en éduquant à la marge. Il y a aussi une tendance générale de la société à vouloir fourguer aux enfants des choses qui ne les intéressent pas. On les encombre avec des soucis d’adultes.

À l’école primaire, les enfants sont en période de latence. Un baiser sur la bouche dans un péplum sur l’Odyssée d’Ulysse suffit à les mettre mal à l’aise. C’est simple, ils ne veulent pas entendre parler de reproduction sexuée, ça les dérange profondément.

On parle de sanctuarisation de l’école et en même temps, on a l’impression que toutes sortes de slogans et de nouveaux savoirs y entrent comme dans un moulin, sans vraiment qu’il y ait un contrôle…


Pour ma part, je suis tenu à la laïcité, au recul. Je ne veux pas enseigner des choses qui sont en discussion dans la société. Cela vaut pour tous les domaines. Deux ans après la thèse du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat), nous avions déjà dans les programmes que le CO2 provoque l’effet de serre et que l’effet de serre provoque le réchauffement de la planète. Alors que les élèves ne savent même pas encore ce qu’est un gaz, et que cette thèse est toujours en débat.

Quand je leur apprends à regarder à droite et à gauche avant de traverser, je fais mon devoir. Quand je leur apprends que deux et deux font quatre, c’est une vérité pour tout le monde. Mais dans le domaine de l’intime, quelles que soient mes convictions, je ne me substitue pas aux familles. Je suis sûr de ne jamais heurter personne en me contentant des objets d’étude.

Clotilde Hamon


Dernier ouvrage paru : Bonheur d’école.

Et son best-seller : Et vos enfants ne sauront pas lire… ni écrire
le : 08/02/2010 12:01
Guillaume
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 125
Source Veille education

Ferry évoquait la « conscience de l’enfant » comme une chose « délicate et sacrée »
« Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire.

Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment, car ce que vous allez communiquer à l’enfant, ce n’est pas votre propre sagesse, c’est la sagesse du genre humain, c’est une de ces idées d’ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l’humanité.

Si étroit que vous semble, peut-être, un cercle d’action ainsi tracé, faites-vous un devoir d’honneur de n’en jamais sortir, restez en deçà de cette limite plutôt que de vous exposer à la franchir : vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l’enfant. […] »


Extrait de la circulaire de 1883 concernant l’enseignement moral et civique adressée aux instituteurs
le : 08/02/2010 14:13
Mamoune
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 237
Dans Ouest-France d'aujourd'hui on interviewe une adolescente de 16 ans .
Elle est en classe de première et a choisi comme thème de travail en français l'homoparentalité.

Je précise qu'elle est scolarisée dans un établissement privé dit catholique de centre ville.

J'espère que mes petits-enfants n'ont pas à subir un professeur de français qui accepte ou suggère ce genre de sujet.
le : 12/02/2010 20:01
FPleo
Inscrit depuis: 09/06/2008
Interventions: 75
Marc Le Bris répond de manière très juste.

Sinon, voici un article intéressant d'un philosophe :

Le Baiser de la Lune : Lutte contre l’homophobie ou contre l’hétérosexualité ?
http://www.causeur.fr/le-baiser-de-la-lune,3741


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