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le : 18/06/2009 08:40
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Valette
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Complément de ce témoignage :
"lundi soir, premiers conseils de classe. Deux classes de troisième, aux profils très différents : l’une composée en majorité de bons, voire même de très bons élèves est en voie d’extinction dans mon collège. C’est une des rares classes qui donne le sentiment que nous faisons œuvre utile. 10 élèves sur 22 ont plus de 15 de moyenne. Sur 24 classes dans le collège, il y a 3 classes avec ce profil, ce qui fait une trentaine d’élèves sur 500 à posséder les bases qui les conduiront à réaliser de bonnes études, ou en tous les cas disposant des atouts nécessaire à leur donner un choix plus large.
L’autre classe de troisième est quant à elle l’exacte opposé. 10 Élèves ont une note globale inférieure à la moyenne ou à peine supérieure et ces élèves ont moins de 7/20 dans les matières fondamentales : Français, Maths, Anglais, Hist géo. Et c’est ici que le scandale débute. Ma collègue prof principale propose benoitement le passage en seconde générale de 6 de ces élèves qui manifestement n’ont pas le niveau, sous prétexte que le lycée de toute façon est amené à devenir lui aussi unique et accueillir toute la misère (intellectuelle) du monde, et que en cas d’appel, celui ci sera toujours positif.
Nous ne servons donc strictement à rien. Ce conseil de classe était une parodie et même les représentants de la très anti-élite FCPE se sont montrés indignés devant une telle démission.
Ma Principale, devant mes éclats de voix excédés, concluant en expliquant que de toute façon c’était comme ça et pas autrement, et que ce ne sont que des adolescents en construction qui ont bien le temps de murir leur projet.
Les secondes du lycée voisin vont donc être composées d’élèves disposant d’un niveau de collège totalement insuffisant, et ce, dans la plus grande indifférence de l’institution.
Sur l'ensemble des conseils de troisième qui ont eu lieu cette semaine, 15 élèves ont été admis en seconde directement avec une moyenne de 7 dans les matières essentielles. La vraie raison ? 5 classes de troisième l'an prochain au lieu de 6. Il faut élaguer et surtout pas de redoublement. De plus les parents refusent tout passage en seconde professionnelle.
Alors pour le moment, et pour longtemps encore, l'école appartient aux chiffres, à la lâcheté, et à la bêtise pure et simple.
Anne-Marie.
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le : 18/06/2009 20:30
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Valette
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Dans l'introduction de "L'école et son double", ce passage :
" Comme le souligne Jean-Claude Milner, dans "De l'école", le seul changement réel au regard des évolutions technologiques concerne le stockage et l'accessibilité des savoirs, ce qui n'affecte guère la formation que l'école assure : "L'école, il faut s'en persuader, est une formation essentiellement archaïque". Son action fondamentale et profonde a bien moins de raison d'évoluer que le monde auquel elle prépare les nouvelles générations".
Ce qui replace l'utilisation des calculettes, des "tableaux blancs interactifs", des ordinateurs, à leur juste place : cen'est pas avec ces joujoux de luxe qu'on apprend à lire, écrire, compter, calculer.
Anne-Marie.
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le : 19/06/2009 00:10
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Tomi
Auteur du fil
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L'enseignement devient très difficile pour les profs consciencieux et sensés.
Les élèves peuvent passer dans la classe supérieure sans avoir rien appris que ce ne soit de leur faute et/ou celle de leur professeurs. Beaucoup de profs ne font que de la garderie en fait.
Quans on apprend en grammaire, aux élèves de CE2 "le complément essentiel" ! et "le complément facultatif " ! il ne faut plus s'étonner de rien.
Des billevisées pareilles sont apprises au Primaire et au Secondaire.
Jean-Marie Petitclerc emploie le terme d'escroquerie à propos des notes. Certains profs ne donnent que des bonnes notes pour ne pas "traumatiser" les élèves. Dans certains établissements ou certaines classes de profs débiles on ne trouveque des bonnes notes. Elles n'ont alors plus d'utilité.
J'ai l'exemple d'une école publique du Primaire et d'une école privée (Primaire et Secondaire) qui se maintiennent. J'ai eu l'occasion de discuter avec la directrice dans un cas et le directeur dans l'autre cas. Ce sont des personnes remarquables.
Beaucoup de profs vont dans le sens de la facilité. Aujourd'hui j'ai appris les tables de multiplication à un élève de CE2 qui les maîtrisaient mal.
Je lui ai fait un rappel de ce que sont l'addition, la soustraction, la multiplication puis la division.
Il avait à diviser un nombre à 3 chiffres par un nombre à 2 chiffres. Il m'a dit qu'il avait appris à diviser avec un nombre à un chiffre. J'ai flairé le Constructivisme à plein nez. En fait on lui demande de se débrouiller comme il peut. J'ai compris qu'on lui demandait de retirer un certain nombre de fois le diviseur du dividende et de s'arrêter quand le nombre qui restait était inférieur au diviseur.
Je lui ai expliqué ce qu'on lui demandait puis je lui ai expliqué la division par un nombre de deux chiffres à partir de l'exemple qu'il avait à faire.
Il avait le résultat. Je lui ai demandé de faire comme on lui demandait de faire. J'ai expliqué que c'était une deuxième méthode moins pratique. Je lui ai dit que si je n'avais pas fait de faute et que s'il ne faisait pas de faute on devait avoir le même quotient et le même reste.
Il a compris qu'une division tombe juste quand le reste est égal à 0 et qu'un reste quand il y en avait un, devait être inférieur au diviseur.
La personne du soutien scolaire ne comprenait pas bien ce qui était demandé à l'élève. Je lui ai fait comprendre.
J'ai ensuite expliqué à l'élève que dès le début de CM1 on lui apprendrait (je suis optimiste de nature !) la deuxième manière efficace de faire ce type de division que je lui avais expliquée assez rapidement.
En partant il me dit "merci". Cet élève était logique et avait un peu de mal avec les tables de multiplication. J'ai vérifié la table des 6 et des 9. La première il s'est trompé deux fois et pour la deuxième, celle des 9 il m'a fait remarquer qu'en inversant les termes il y arrivait et que cela correspodait à la fin des autres tables. Je lui ai conseillé de bien les apprendre et dit que cela l'aidera. Je m'adapte à la situation de l'élève et à sa capacité de comprendre vite ou pas. Je donne toujours des exemples concrets et cela leur convient et les intéresse. Un enseignement ne peut pas être formaté !
La majorité des inspecteurs a longtemps récompensé les profs paresseux. Marc Le Bris qui n'a pas baissé les bras a eu "sa médaille" amplement méritée celle-là. Cela a mis en rage les pédagogistes. C'est bien fait pour eux !
Anne-Marie c'est demain l'anniversaire des nouveaux programmes du Primaire qui ont été publiés le 19 JUIN 2008.
Je n'y peux rien si Claude Allègre a supprimé l'apprentissage des tables de multiplication en son temps. Remonter une pente c'est toujours plus dur !
Les nouveaux programmes du Primaire font bouger les choses même dans le Secondaire.. Dans certains endroits cela ne va pas très vite ! Il faut le reconnaître !
Tomi
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le : 19/06/2009 16:34
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marcha
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Le problème est qu'à l'heure actuelle ce sont les parents des élèves de 3ème qui font 3 voeux de poursuite d'études après la 3ème de leur enfant.
Il y a tout un travail d'orientation à faire en 3ème comme par exemple envoyer les jeunes faire des mini stages d'une 1/2 journée dans les filières des lycées pour voir exactement ce qu'est une option, ce qu'est une seconde professionnelle qui fait si peur aux parents.
Il faut aussi informer dès la 6ème qu'un petit 10 de moyenne ne suffit pas. Dans le collège de mes enfants il est clair que ceux qui ont 10 ou 11 de moyenne vont certainement s'effondrer en seconde. Et ce sont les profs de seconde qui vont devoir persuader les parents qu'il faut changer d'orientation...et ce n'est pas simple.
Nous voyons donc des jeunes faire 2 secondes catastrophiques ( le redoublement est un droit...) avant d'accepter l'évidence: il faut réorienter l'enfant en bac pro par exemple.
Mais à l'heure actuelle il est de bon ton de se moquer des 'intellos' qui engrangent de bonnes notes (mais enfin à quoi ça sert? y'a pas que les notes qui comptent !!), qui font leur boulot, qui étudient leurs leçons etc... Et c'est en troisième que le réveil est dur et les parents ne comprennent pas mais 'ma fille a 11 de moyenne !!!' disent-ils....
Bref au conseil de classe de 3ème le conseil porte une appréciation sur l'un des 3 voeux des parents ( même s'ils sont irréalistes). Ainsi des jeunes aux moyennes très faibles se retrouvent en seconde générale et vont droit dans le mur.
Il faudrait vraiment réhabiliter l'enseignement technique et l'enseignement professionnel qui ont une image catastrophique auprès des parents et des jeunes et de....certains enseignants...Tout un programme !!!
D'autre part je ne vois pas du tout que les nouveaux programmes du primaire changent les choses au secondaire. D'après ce que j'ai vu cette année je suis hyper inquiète car nous sommes plutôt dans la phase descendante: 'cours' de math catastrophiques pas structurés, où des choses sont mises en vrac (style je peux cocher le point du programme auquel cela se rapporte) (vous rédigez comme vous voulez), exercices d'anglais à faire sans cours préalable, ensuite fiche de cours à combler tout seul à la maison, délirant.
Marcha
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le : 20/06/2009 00:04
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Tomi
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 719
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Les programmes du Primaires peuvent être rappelés aux enseignants qui ne les respectent pas.
Les enseignants peuvent utiliser la règle de trois en CM1 et CM2. Les inspecteurs n'ont plus le droit de l'interdire.
Les profs de bonne foi du Collége s'aperçoivent que les élèves apprenaient plus rien en Grammaire. L'observation réfléchie de la Langue c'est la destruction de l'apprentissage de la Grammaire :
- de l'étude de la Morphologie des 9 Catégories de mots, de la Conjugaison des verbes, des 4 Catégories de mots qui s'accordent en genre et en nombre....
- de l'étude d'un minimum de Syntaxe.
C'est la mort de la Langue !
Il arrive qu'un prof de français qui a de la bouteille décide de faire apprendre la Grammaire comme il l'a apprise. Un prof qui aime sa discipline et aime l'enseigner est en général apprécié des élèves qu'il soit sévère voire peau de vache, ou pas du tout ! Il n'écoute que sa conscience !
- Les Syndicats n'ont pas fait grève contre les nouveaux Programmes de Juin 2008. Xavier Darcos a dit qu'il était de bonne fois quand il a pensé devoir établir ces programmes mieux construits. Il taclait Meirieu qui passait son temps à dire qu'il était de bonne fois. Cela ne peut suffire l'enfer étant pavé de bonnes intentions ! Meirieu qui met en avant le fait qu'il est Chrétien devrait être pénétré de cette vérité première.
Xavier Darcos et Meirieu avaient écrit un livre en commun : "l'école à deux voix"
-J'ai interrogé des élèves pour vérifier comment pouvait se structurer une classe du Collége et ce que voulait dire "bouffon".
Des élèves de Classes différentes m'ont dit que les élèves qui travaillaient, ceux de la première rangée, étaient considérés comme des "bouffons". C'est ceux qui travaillent un peu ou qui ne sont pas largués. Ils écoutent le prof. Le reste s'occupe comme il peut et perd son temps.
Je tiens cela d'élèves entrés en apprentissage.
La Classe de seconde ne doit pas être une "classe de détermination". Cela ne veut rien dire. Si les nouveaux programmes de Maths de Seconde étaient validés, cela voudrait dire que le collège unique continue au Lycée.
De nouveaux livres de maths sont édités pour les élèves de terminale qui veulent faire une préparation tellement le niveau en Maths s'est abaissé aussi au Lycée... Il vaut mieux faire quelque chose que de faire l'autruche. Le constructivisme est la mort de l'école, républicaine ou pas.
Pour le collège il me semble necessaire de faire des classes de "stabilisation des acquis du Primaire ou de rappels " pour les élèves incapables de faire trois phrases simples qui se suivent et de faire des multiplications et des divisions. La réforme du Collège doit suivre celle du Primaire. Il faut tourner le dos au constructivisme qui se maintient. La bêtise se maintient.
Il faut tenir compte de la réalité. Il faut faire deux Collèges différents. Les pédagogos diront que c'est un Collège à deux vitesses. On peut très bien imaginer des cours en supplément le Samedi pour les éléves qui le veulent qu'ils soient dans des classes classiques ou des classes de "stabilisation des acquis du Primaire ou de rappels".
Le terme de "classes de rappels avec activités pratiques" me semble correspondre à un besoin urgent. A mon avis si les pédagogos tiennent au terme de "stabilisation des acquis du Primaire" il ne faut pas les écouter.
Un moment il faut avoir les yeux en face des trous.
- Marcha, j'ai trouvé un livre de Maths de Terminale qui explique ce qu'est la fonction Exponentielle avant celle de Logarithme contrairement à des versions qui ont une démarche plus classique. Ces fonctions bijectives étant des fonctions inverses l'une de l'autre il faut bien commencer par déterminer l'une.
La définition du logarithme népérien défini par une aire de surface qui fait intervenir la courbe représentative de la fonction y=1/x pour les "x" strictement positifs me semble "parlante". Cela m'allait bien.
Je n'ai pas le temps mais il faudra que j'étudie les avantages et inconvénients des deux manières. Pour l'instant cela me dépasse !!!! C'est le plaisir de changer pour changer !!!!
Tomi
PS Vive les nouveaux Programmes du Primaire de Juin 2008. Ce n'est pas parfait mais c'est un mieux.
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le : 20/06/2009 10:14
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Valette
Inscrit depuis: 03/06/2008
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Tomi
PS Vive les nouveaux Programmes du Primaire de Juin 2008. Ce n'est pas parfait mais c'est un mieux.
J'envie ton optimisme (béat??); malheureusement, quand on est sur le terrain, et non pas avec quelques élèves en soutien motivés comme toi,la réalité est toute autre.
Un exemple : ma fille va récupérer ses 23 "lire avec Léo et Léa", dont son successeur, un petit c...prétentieux, n'a que faire.
Elle va en donner à ses élèves qui ont aimé leur livre d'apprentissage avec lequel ils ont réussi, malgré leurs origines non francophones.
Ayant un CM1 l'année prochaine, elle sera sans doute obligée de reprendre "Lire avec Léo et Léa" avec ceux, probablement assez nombreux qui ne sauront pas lire (sauf ses anciens élèves).
Anne-Marie.
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le : 20/06/2009 18:58
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Tomi
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
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Les inspecteurs ne mettent pas autant d'opiniâtreté pour faire respecter les nouveaux programmes du Primaire qu'ils n'en ont mis dans le passé à imposer des méthodes d'apprentissage de la lecture en CP globales. Ces méthodes globales ont été rebaptisées avec beaucoup d'imagination avec des termes variés : méthodes mixtes, méthodes phonétiques... SIC!
C'est une des raisons de la réussite de la méthode Boscher qui donne de bons résultats depuis 1906 et qui continuera d'en donner encore au moins 20 ans. On n'abandonne pas une méthode qui gagne. Du moins les parents quand ils déboursent 8,7€ ne dépensent leur argent à bon escient. En plus le Boscher est aussi une méthode d'apprentissage efficace pour apprendre à compter aux élèves de CP.
- Il existe encore des directeurs et directrices d'école qui veulent que tous les élèves de CP de leurs école sachent lire à la fin de l'année. Ils ne ne disent pas que leurs élèves ont jusqu'à la sixième ! voire le Brevet ! et même la terminale pour apprendre à lire correctement !
Le jour où tous les parents liront les Programmes du Primaire, qui ont maintenant un an, et demanderont aux professeurs les raisons pour lesquelles une partie du programme n'a pas été traitée les professeurs laxistes devront faire ce pourquoi ils sont rémunérés. On peut très facilement compulser ces Programmes de Juin 2008, sur le ouèb. On peut aussi les imprimer pour les annoter et comparer avec ce que les élèves ont appris dans l'année.
A partir du moment où un professeur suit ses élèves au lieu de les conduire, il invente toutes les pédagogies les plus fumeuses. L'imagination est sans limite. A partir du moment où il n'y a pas d'évaluation sérieuse du niveau des élèves en début d'année scolaire et à la fin dans toutes les classes par le professeur titulaire tous les abus sont possibles.
Un élève peut ne rien apprendre pendant 1, 2, 3 voire 4 ans. Cela peut concerner les deux classes de CE et les des deux classes de CM. Certains parents sont plus que surpris quand ils s'aperçoivent du niveau réel de leur enfant qui passe en Sixième et qui ne sait rien ni en français ni en arithmétique.
Il n'y a plus d'homogénéité dans les notations que ce soit au niveau national et régional. Dans certaines écoles un même prof donne des notes différentes suivant les élèves.
A mes élèves du soutien scolaire je leur demande si c'est la note en elle-même qui est importante ou de voir s'ils progressent . La réponse est celle que j'attends et je vous laisse deviner laquelle.
Je pense qu'un prof doit donner un zéro quand la copie est blanche. Un prof d'Espagnol avait démissionné quand un directeur d'école lui avait demandé de changer une note qui était zéro. Dans le cas de dictée si le nombre de mauvais points est supérieur à 19 mais que l'écriture est correcte et qu'on voit que l'élève a fait un effort, je pense qu'on doit mettre en évidence le nombre de mauvais points et qu'on peut mettre 1 parceque l'élève a normalement progressé. Si l'écriture est déplorable il me paraît légitime de mettre Zéro et de faire copier la dictée un certain nombre de fois.
La dictée aide à fixer l'attention. Il me semble qu'elle permet d'aiguiser l'attention sur l'orthographe lors de lectures. Même une petite dictée par semaine peut apporter beaucoup. Il faut dire que pour les profs c'est une corvée. Il peut être possible de faire corriger par le voisin et d'afficher les meilleures dictées.
Au soutien scolaire j'ai reçu le conseil de voir ce que savent les élèves. Il faut partir de la réalité. D'une année sur l'autre ils restent, font venir leurs amis. On a les jeunes fréres et soeurs. Le bouche à oreille fonctionne. Cette année j'ai on a deux CP d'exception. Ils arrivent vers 16H15 goûtent et foncent faire leurs devoirs sans qu'on leur disent quoi que ce soit.
L'un m'a dit "J'ai li". Je l'ai repris : Avec le verbe dire on dit "j'ai dit" et avec le verbe lire on dit "j'ai lu". Il m'a alors conjugué le verbe lire au Passé composé en entier sans que je demande rien.
Il est vrai que les personnes du soutien scolaire n'obéissent pas à "toutes les consignes". A un élève ne sachant pas du tout conjuguer le verbe "être" son instituteur lui demandait de reconnaître ce verbe dans un texte. C'était il y a deux ans.
Depuis 5 ans je vois les choses changer doucement. Les élèves de CP qui ont Gafi s'en sortent mieux que ceux qui ont "la photocopie du jour". Gafi de Bentolila n'est pas bon. Certes on a des mots composés de syllabes composées de lettres. Certains élèves apprennent à lire sans trop de mal sans trop d'aide. D'autres avec beaucoup de mal et disent "platane" pour "arbre" par exemple. S'lls sont repris par leurs parents, le soutien scolaire rémunéré ou bénévole ils s'en sortent à peu près à la fin.
Tomi
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le : 20/06/2009 22:31
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Tomi
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Inscrit depuis: 03/06/2008
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La possibilité donnée aux élèves d'avoir des cours en plus de façon facultative redonne de l'initiatiave.
Toute initiative avait été confisquée par des doctrinaires dangeureux. Le Boscher par exemple était interdit par ceux qui avaient proféré qu'il était interdit d'interdire.
Il importe de faire des programmes censés pour le Collège. Ce n'est pas très difficile de vérifier le niveau des élèves d'une classe en Français et en Maths. Ce qui n'est pas su devra être appris. Je fais en sorte que les élèves du Primaire, au soutien scolaire maintiennent leur curiosité. Je prends souvent du temps pour impliquer les parents. J'attache une grande importance à l'apprentissage de la conjugaison. La richesse du français tient à ses nombreux auteurs qui depuis des siècles enrichissent la littérature. La richesse du français tient aussi à la variété de ses verbes.
Il faudrait pousser à la réédition de nombreux guides de conjugaison. Parcourir un index de verbes permet d'augmenter le nombre de verbes employés et ainsi de plus nuancer sa pensée.
Il faut donner des verbes "parlants" : écouter, dire, écrire, lire !!!!
Il faut commencer par les verbes du premier groupe et en choisir au moins trois comme "écouter, chanter, dessiner" puis les verbes " finir, dire, écrire, lire. Je pense qu'on peut imaginer des cahiers d'exercices pour milieu de CP qui fassent un clin d'oeil à la méthode de Thierry Venot pour la GS de maternelle.
Le verbe "finir" est le modèle de verbe souvent retenu pour la conjugaison du deuxième groupe. "choisir est aussi souvent retenu comme modèle du deuxième groupe (verbes faisant leur participe présent en "issant").
Bien sur en CE1 et CE2 il faut se limiter aux 4 temps de l'indicatif les plus employés dans la langue orale sur les 8 : imparfait, présent, futur, passé composé.
Je m'efforce d'associer les parents. Cela permet de débloquer une situation. Un gosse décide de ne pas travailler à la maison. J'ai confirmation de la mère. Devant sa mère je lui demande de travailler un quart d'heure par jour. Je lui explique que le reste du temps il pourra jouer. Sa mère est capable de le faire lire. Il avait une méthode que je n'aime pas : "Gafi". C'est une méthode mixte. Pour certains gosses elle convient. Je pense qu'elle les ralentit quand-même. Pour beaucoup elle est néfaste et même catastrophique. Cette méthode est encore pire que Ratus car on netrouve même pas d'alphabet comme dans le Boscher, Ratus [...]
Je fais épeler les mots très souvent.
Je m'efforce de donner de bonnes bases à mes élèves.
Ils sont reconnaissants.
Tomi
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le : 21/06/2009 09:43
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Valette
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 566
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"Bien sur en CE1 et CE2 il faut se limiter aux 4 temps de l'indicatif les plus employés dans la langue orale sur les 8 : imparfait, présent, futur, passé composé." (Tomi)
La démarche SLECC, et celle de Marc Le Bris est tout autre : les huit temps de l'indicatif en même temps.
Il faut apprendre les temps simples en même temps que les temps composés qui leur correspondent. Dès le CE2, ils le comprennent parfaitement :
Présent>>>passé composé
Imparfait>>>plus-que-parfait...etc...etc.
On approfondira et répétera jusqu'à ce que ce soit acquis.
Quand on fait du soutien, il faut enseigner beaucoup mieux que ce qui est fait à l'école.
Les enfants qui parlent bien utilisent tous les temps de l'indicatif
"Je n'avais pas vu que j'avais oublié ma clé".
Et même les autres modes : "Si j'avais su, j'aurais pris mon imper" etc...etc.
Anne-Marie.
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le : 21/06/2009 09:55
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Valette
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Ce qui serait bien, c'est de leur exercer la mémoire, ce qui n'est plus fait du tout : même les ex très bons élèves ont de grandes difficultés à mémoriser en faculté les énormes programmes : pas assez de mémoire.
Le par coeur a été bani.
Leur faire apprendre chaque semaine une fable, ou un poème serait bien.
Les enfants ont à cet âge une mémoire d'éléphant, tout-à-fait laissée en friches par l'enseignement actuel.
La mémoire, ça s'entretient comme un muscle.
Anne-Marie.
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