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Fils sans nouvelle réponse

Auroville, fin d'une certaine utopie...

Auteur Message
le : 04/01/2009 14:55
Guillaume
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 39
Anecdote amusante relatée dans un reportage de Public Sénat consacrée à l'expérience utopique d'Auroville. Le reportage mélangeait la vie actuelle dans cette communauté avec des extraits d'un documentaire d'Elkabach et de son épouse réalisé dans les années 70.

Au début, l'éducation des enfants était assurée par l'ensemble de la communauté, par l'ensemble des adultes : pas d'école, de maître, de cahiers. Du Summerhill sous les tropiques.
Or, un jour, raconte l'un des pionniers qui n'en est toujours pas revenu, les enfants sont intervenus lors d'une assemblée. Ils ont réclamé une école, un maître, une estrade, des cahiers, etc.
Bref,le retour au bon sens est venu des élèves.

Aujourd'hui, il existe ,semble-t-il, des écoles plus "traditionnelles" dans leur fonctionnement. On laisse toutefois aux élèves la possibilité de passer ou non des examens (utiles s'ils décident de quitter Auroville). 80 % des élèves choississent cette option.

Le reportage ne dit pas tout, il reste beaucoup de zones d'ombre* ais aussi d'aspects intéressants, Auroville se maintient vaille que vaille depuis 40 ans.


* Comme l'influence de la Mère, il y a notamment dans le reportage un passage étrange où une jeune fille conditionne ses futurs choix à la volonté de cette gourou. Paradoxe : vouloir assurer une éducation libérée des contraintes scolaires comme les programmes, les examens, les dipômes au nom de la liberté individuelle et de l'épanouissement personnel et dans le même temps suivre aveuglément les volontés d'une personne dont la fin fut d'ailleurs pitoyable.
le : 10/01/2009 12:29
denis
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 27
Moins du Summerhill sous les tropiques que du Ivan Illich. Je trouve même que cela va dans le sens de Summerhill, ces enfants qui apprennent alors qu'on ne leur en donne pas l'ordre. Réconfortant (sur ce point ) non ? icon_cool.gif