Lettre du site

RSS


Le blog "collège" :
26. mai 2009
Albert Camus rapporte dans Le mythe de Sisyphe cette histoire à la fois drôle et tragique : un...
09. mai 2009
Depuis le 2 avril, plus de 4000 personnes ont signé la pétition pour la maintien de la géométrie...
01. mai 2009
Si je devais synthétiser la cause de tous les problèmes de l'école, je dirai qu'elle peut se...

Fil des actualités :




témoignage parents classe slecc

Annuaire des Forums
texte normal  texte plus grand  texte beaucopu plus grand  envoyer ami

Bienvenue invité pour participer à ce forum vous devez vous inscrire sur le site.

Juillet - 2009

Retrouvez les messages de l'ancien forum ICI

Fil avec beaucoup de réponses

un peu de science fiction

Auteur Message
le : 28/08/2008 16:30
Valette
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 428

Je lis dans Mme Wettstein-Badour :
'Beaucoup d'enseignants, (utilisant une méthode mixte) prétendent qu'isoler un graphème dans chaque page du livre de lecture pour le faire reconnaître aux élèves dans les phrases revient à leur proposer un apprentissage du code alphabétique.
Ils oublient l'essentiel : chaque graphème est noyé dans les autres éléments graphiques du texte. Mis en présence d'une phrase, le cerveau de l'enfant tente immédiatement de décoder tout ce qu'il peut parvenir à comprendre et va immédiatement tomber sur des situations insolubles.

Nous citerons comme exemple des pages destinées à faire retenir le graphème 'a' où l'on trouve des mots contenant des 'an', 'am', 'ain', ou des pages centrées sur l'apprentissage du 'i' contenant des mots qui renferment des 'in', 'ain', 'oin', 'ion'. On pourrait malheureusement multiplier les exemples de ce type.

De même, on comprend mal comment on peut espérer faire découvrir aux enfants des classes maternelles le code alphabétique de la langue en affichant sur les murs de la classe les chiffres écrits de un à dix, les jours de la semaine, les mois ou pire encore, les prénoms des élèves.

Trouver les bases de la correspondance sons/graphismes à partir de François, Philippe, Sophie, Baptiste, Guillaume, Gilles, Gwénaël, Jean, Jeanne, Johann, Jonathan, Geoffroi, Ghislaine, Cécile, Clotilde, Sandrine, Allan, Andrew, Niels, Heinrich, Klaus, Wolfgang, Ludwig, Mohammed, Ukaya, Mayeul, Rakotoarimanana, et autres Nguyen (j'ai rajouté quelques prénoms de mon entourage, A.M.V.) où les liens entre phonèmes et graphèmes varient en fonction des origines de la langue linguiste , tient de l'aberration totale! C'est pourtant ce à quoi sont exposés les écoliers d'aujourd'hui.

Partis sur de pareilles bases, on conçoit que les enfants, déjà désarçonnés par les épreuves auxquelles ils ont été confrontés en maternelle, perdent vite pied lors de l'apprentissage de la lecture lorsqu'ils se retrouvent en présence de phrases entières dont il leur faut découvrir le sens.

Ceux qui sont incapables de s'adapter à la pédagogie qui leur est proposée n'ont que deux solutions possibles : apprendre et réciter par cœur les pages qu'ils doivent 'lire' ou tenter d'inventer un contenu à partir de ce qu'ils comprennent. (....)La lecture 'devinée' est alors peu fluide, hésitante, et entachée de multiples erreurs. Quant à la restitution de l'oral par écrit, sa qualité est le plus souvent catastrophique, même chez les enfants qui ont réussi à lire correctement 'malgré' ces méthodes aberrantes. (...)

L'utilisation du langage écrit devient pour ces enfants un véritable CAUCHEMAR. Il ne faut pas s'étonner de leur voir développer un désintérêt devant le travail scolaire, un repli sur soi lié au sentiment d'échec, un sentiment d'exclusion, de multiples manifestations psychosomatiques d'angoisse, voire même de l'agressivité.'

Si j'ai copié ce long texte, ce n'est bien sûr que pour faire comprendre aux personnes en difficulté la nocivité des méthodes mixtes et les inciter à aider les enfants à s'en sortir grâce aux méthodes syllabiques.
Vous remarquerez que cette langue est fluide et non ampoulée, dénuée du moindre terme jargonneux, donc facile à comprendre pour tous.
Anne-Marie.
le : 28/08/2008 22:22
reveanne
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 16
Mme Valette, vous vous éloignez du sujet...

pour en revenir au sujet:
Dans ma grande inculture, j'avais été étonné qu'en 1910, on parle au passé de méthode de lecture qui sont celles que l'on utilise dans 90% de CP. En 1910, c'est méthode était considéré comme archaïque et fastidieuse.
Ca m'a donné l'étrange impression de livre un roman d'anticipation (d'où le titre du sujet)

pour le plaisir, l'extrait concernant les maths.
(désolée, toujours d'aussi piètre qualité)


http://i51.servimg.com/u/f51/11/01/59/99/pedag210.jpg
http://i51.servimg.com/u/f51/11/01/59/99/pedag310.jpg
le : 29/08/2008 11:04
Valette
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 428
Effectivement, c'est tout-à-fait hors sujet.
Anne-Marie.
le : 02/09/2008 00:18
Tomi
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 421
Une bonne prof de français m'a dit qu'elle avait appris à lire avec un Babar.
Son père lui a raconté de nombreuses fois l'histoire et tout d'un coup elle a su lire. Les enfants aiment qu'on leur racontent de nombreuses fois la même histoire. A mon avis ils commencent à lire les mots simples en analysant l'assemblage des lettres qui produisent les syllabes.
Bien sur une bonne méthode comme le Boscher ou celles proposées par lire-ecrire, progressives, doivent normalement transformer en bon lecteur, tout élève de CP. Les élèves naturellement très motivés et astucieux arrivent à apprendre à lire par n'imporete quelle méthode. Par une bonne méthode ils peuvent gagner du temps.
Les méthodes comme Ratus et Gafi...sont souvent catastrophiques pour 40% des élèves qui lisent par exemple "platane" quand le mot à lire est "arbre".
Quand je vois cela j'écris le mot à lire et l'autre mal deviné par l'élève en dessous. Je fais épeler les 2 mots et en général l'élève arrive à lire les 2 mots. Cela l'aide à comprendre qu'il perd du temps quand il essaie de deviner. Il comprend que je préfère qu'il butte et demande de l'aide au lieu de jouer à la devinette. Lire n'est pas jouer à la devinette. L'élève comprend qu'il fait fausse route en cherchant à deviner et que c'est moins efficace que d'essayer de lire en partant du code qui est l'assemblage des lettres qui composent le mot. L'élève qui croyait perdre son temps s'aperçoit en fait qu'il en gagne.
Avec mes élèves de CP cela a été efficace.Ils n'avaient que la photocopie du jour qui reprenait ce qui se faisait dans les méthodes mixtes.

Pour l'arithmétique je pars d'exercices très concrets et adaptés aux élève de CP et de CE1 que j'avais au soutien scolaire.
Par exemple je disais que je mettais 3 bonbons 8 fois dans une boite. Je disais qu'il fallait faire 7 aditions et que lorsqu'on savait les tables de multiplication on avait le résultat rapidement. L'élève était motivé ensuite pour apprendre le table des 3. L'élève comprenait que l'apprentissage des tables de multiplication avait un intérêt pratique.
Je n'hésitais jamais à simplifier un exercice de lecture ou un exercice de calcul quand l'élève avait du mal. Pendant 1H30 j'avais 2 CP et 2CE1. Cela faisait classe unique. Les élèves venaient de 4 classes différentes. Seuls ils n'arrivaient pas à faire les exercices demandés, souvent inutilement compliqués. J'avais quelquefois du mal à comprendre ce qui était demandé aux élèves. Les exercices étaient souvent débiles ou inutilement compliqués.
Les autres bénévoles me demandaient souvent de leur expliquer l'énoncé pas clair d'un exercice de calcul.J'avais souvent du mal à comprendre moi aussi l'énoncé pas clair . Pour les élèves c'est vraiment débile surtout pour les plus faibles.
Les nouveaux programmes donnent des limites à la créativité débile des mauvais profs. Il y en a des bons. Je le vois tout de suite par les exercices qu'ils donnent à leurs élèves !

Tomi