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Valette
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Je lis dans Mme Wettstein-Badour :
'Beaucoup d'enseignants, (utilisant une méthode mixte) prétendent qu'isoler un graphème dans chaque page du livre de lecture pour le faire reconnaître aux élèves dans les phrases revient à leur proposer un apprentissage du code alphabétique.
Ils oublient l'essentiel : chaque graphème est noyé dans les autres éléments graphiques du texte. Mis en présence d'une phrase, le cerveau de l'enfant tente immédiatement de décoder tout ce qu'il peut parvenir à comprendre et va immédiatement tomber sur des situations insolubles.
Nous citerons comme exemple des pages destinées à faire retenir le graphème 'a' où l'on trouve des mots contenant des 'an', 'am', 'ain', ou des pages centrées sur l'apprentissage du 'i' contenant des mots qui renferment des 'in', 'ain', 'oin', 'ion'. On pourrait malheureusement multiplier les exemples de ce type.
De même, on comprend mal comment on peut espérer faire découvrir aux enfants des classes maternelles le code alphabétique de la langue en affichant sur les murs de la classe les chiffres écrits de un à dix, les jours de la semaine, les mois ou pire encore, les prénoms des élèves.
Trouver les bases de la correspondance sons/graphismes à partir de François, Philippe, Sophie, Baptiste, Guillaume, Gilles, Gwénaël, Jean, Jeanne, Johann, Jonathan, Geoffroi, Ghislaine, Cécile, Clotilde, Sandrine, Allan, Andrew, Niels, Heinrich, Klaus, Wolfgang, Ludwig, Mohammed, Ukaya, Mayeul, Rakotoarimanana, et autres Nguyen (j'ai rajouté quelques prénoms de mon entourage, A.M.V.) où les liens entre phonèmes et graphèmes varient en fonction des origines de la langue linguiste , tient de l'aberration totale! C'est pourtant ce à quoi sont exposés les écoliers d'aujourd'hui.
Partis sur de pareilles bases, on conçoit que les enfants, déjà désarçonnés par les épreuves auxquelles ils ont été confrontés en maternelle, perdent vite pied lors de l'apprentissage de la lecture lorsqu'ils se retrouvent en présence de phrases entières dont il leur faut découvrir le sens.
Ceux qui sont incapables de s'adapter à la pédagogie qui leur est proposée n'ont que deux solutions possibles : apprendre et réciter par cœur les pages qu'ils doivent 'lire' ou tenter d'inventer un contenu à partir de ce qu'ils comprennent. (....)La lecture 'devinée' est alors peu fluide, hésitante, et entachée de multiples erreurs. Quant à la restitution de l'oral par écrit, sa qualité est le plus souvent catastrophique, même chez les enfants qui ont réussi à lire correctement 'malgré' ces méthodes aberrantes. (...)
L'utilisation du langage écrit devient pour ces enfants un véritable CAUCHEMAR. Il ne faut pas s'étonner de leur voir développer un désintérêt devant le travail scolaire, un repli sur soi lié au sentiment d'échec, un sentiment d'exclusion, de multiples manifestations psychosomatiques d'angoisse, voire même de l'agressivité.'
Si j'ai copié ce long texte, ce n'est bien sûr que pour faire comprendre aux personnes en difficulté la nocivité des méthodes mixtes et les inciter à aider les enfants à s'en sortir grâce aux méthodes syllabiques.
Vous remarquerez que cette langue est fluide et non ampoulée, dénuée du moindre terme jargonneux, donc facile à comprendre pour tous.
Anne-Marie.
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reveanne
Auteur du fil
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Mme Valette, vous vous éloignez du sujet...
pour en revenir au sujet:
Dans ma grande inculture, j'avais été étonné qu'en 1910, on parle au passé de méthode de lecture qui sont celles que l'on utilise dans 90% de CP. En 1910, c'est méthode était considéré comme archaïque et fastidieuse.
Ca m'a donné l'étrange impression de livre un roman d'anticipation (d'où le titre du sujet)
pour le plaisir, l'extrait concernant les maths.
(désolée, toujours d'aussi piètre qualité)

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