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Méthode Borel Maisonny
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le : 01/08/2008 14:41
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Maminou
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 42
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Explications de Catmano Borel Maisonny, je l'utilise depuis dix ans dans ma classe et je l'utiliserai encore cette année avec les six futurs CP déjà "presque lecteurs" (je ne dis pas qu'ils sont "lecteurs" parce qu'on va encore me dire que devant un article du Monde, ou même de Voici, un texte de Proust, ou même de la collection Harlequin, ils ne sont pas encore vraiment performants), mais d'une façon différente, en accéléré. Je ne sais pas si c'est une méthode formidââââble, mais j'ai pu vérifier que c'est une méthode qui marche, et avec tous les QI de 90 à 148 (excusez-moi, je n'ai pas plus large). Le livre est très simple de présentation, au début les voyelles (et sons voyelles) sont en rouge, les consonnes en noir, puis dès qu'une nouvelle difficulté est censée être acquise, elle passe elle aussi au noir. La police choisie est très claire, le corps d'écriture est très gros dans les premières pages, puis diminue progressivement. Chaque phonème est associé à un geste, présenté par une photo d'enfant. On ne présente généralement qu'une graphie de ce phonème à la fois, au moins au début. Certains élèves utilisent ce geste pendant toute la première période, d’autres ne l’utilisent qu’au tout début. Tous s’en défont assez vite et, visiblement, il aide vraiment les plus fragiles. Je l’utilise quant à moi, en miroir, face aux enfants lorsque je leur dicte un mot (on prend le coup très vite, et il m’arrive d’associer bêtement le geste à la parole lorsque je réarticule un mot face à quelqu’un qui ne m’a pas comprise !). Les vingt premières pages ne présentent que les premières lettres à étudier (voyelles et consonnes "longues") et cela peut dérouter des collègues habitués à la "quête du sens" qui trouveront sans doute cela très aride et peu motivant. (J’étudie quant à moi la compréhension dans toutes les autres activités de la classe et je n’ai pas remarqué depuis que j’utilise cette méthode que mes élèves aient plus de difficultés de compréhension du langage écrit que les autres lors des évaluations nationales (CE2, puis CE1), au contraire.) En pratique, malgré l’aridité de la méthode, cela s'est toujours très bien passé dans mes classes, mais il est vrai que j'ai chaque année des effectifs peu importants (de 2 à 10 CP) et qu'il m'est donc possible de motiver et remotiver chacun des élèves en leur permettant de nombreuses interventions et mises en activité (« jeux » avec des lettres mobiles, mimes, gammes). Même les plus faibles accrochent malgré le côté abstrait, en témoigne cette réflexion de mon « QI 90 » : « Dis, maîtresse, il est bien ton jeu et puis, en plus, tu sais, si ça se trouve, ça va nous apprendre à lire ! » (Pour la petite histoire, il a appris à lire en deux trimestres, a fait un CE1 acceptable, mais doit cette année redoubler son CE2 et, pour lui, je milite activement pour le « droit au redoublement » des élèves au rythme d’acquisition plus lent que la moyenne). A partir de la vingtième page, on nous présente des mots et de courtes phrases, complètement déchiffrables. Elles ne sont pas toujours très malines, les chats chassent les rats, les papas fument la pipe et le chien Azor avale un os, mais même mes « QI 148 » s’y retrouvent puisque eux ont compris que c’était un passage obligé pour pouvoir lire bientôt ce splendide bouquin sur l’Égypte Ancienne ou le système solaire que tonton Cédric leur a offert pour leur dernier Noël, d’autant qu’au hasard des pages, ils découvrent des mots « rares » qu’ils s’empressent de rajouter à leur vocabulaire quotidien (sur les vingt premières pages contenant des mots et des phrases : la vue, un jars, un navire, le lilas, il a paru, il tapote, il ôte, une cosse, il fuit). Une fois passée l’étude des premières lettres, on continue, selon le même principe, avec les consonnes occlusives sourdes et sonores et on passe ensuite aux premières acquisitions grammaticales grâce à l’étude de la lettre e, d’abord seule, sonore ou muette. Dans les bonnes classes, j’en profite généralement pour proposer quelques exercices sur la mise au féminin d’adjectifs qualificatifs (eh, eh, eh, je fais de l’ORL en situation !), je continue sur le pluriel avec l’association « e+s » dans les articles et les adjectifs possessifs et sa valeur muettes dans la finale « es » des verbes du 1° groupe à la deuxième personne du singulier, puis nous fixons l’orthographe du verbe être à la troisième personne du singulier et les élèves prennent l’habitude d’écrire « il est », bien avant que « et », étudié bien plus tard, risque de créer la confusion, et finalement, dans le dernier volet de la leçon, ils s’habituent à lire et à écrire la terminaison « ent » des verbes. Il est donc très facile avec cet ouvrage de démarrer l’apprentissage des premières règles d’orthographe, de grammaire et de conjugaison avant même que l’apprentissage de la lecture ne soit terminé. L’autre avantage du « tout déchiffrable », c’est que c’est aussi du coup du « tout dictable » et que, dès les premiers jours, on écrit ce qu’on lit et on lit ce qu’on écrit, soit à l’aide des lettres mobiles (utiles pour les plus faibles qui ont besoin d’agir pour apprendre et évidemment pour les rares enfants qui n’ont pas appris à écrire en GS), soit directement au crayon sur le cahier. Le manuel peut être accompagné du cahier d’exercices qui présente des exercices gradués allant de l’écoute phonémique en début d’année aux questions de compréhension tournant généralement autour des substitutions pronominales dans les dernières leçons. Il m’occupe généralement les deux premiers trimestres de l’année scolaire, le troisième étant alors complètement dégagé pour la lecture graduée de contes et récits complets, présents dans le deuxième volume. Mais ceci est variable selon les années, il est même arrivé que j’aie juste le temps de le finir à la fin juin (groupe d’enfants très faibles). Un petit souci néanmoins, son prix (20,20 € lorsque je l’ai acheté, mais cela a dû augmenter). Lorsque l’on sait que, dans certaines communes octroient généreusement 7,80 € par an et par enfant pour l’achat les fournitures scolaires que la loi de 1882 leur impose de fournir aux élèves (livres, matériel pédagogique restant en classe), on se rend bien compte que l’égalité de traitement des enfants fréquentant l’École Publique a bien des soucis ! (Je milite également pour une caisse de péréquation au moins départementale, bien qu’il soit vrai que, dans mon département, si certaines écoles n’ont pas de budget faramineux, cela prouve au moins qu’elles sont loin d’une centrale nucléaire et que les gosses peuvent boire au robinet sans risquer l’irradiation). Ecrit par : catmano | 01 août 2008 |
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le : 02/08/2008 15:17
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PascalDupré
Inscrit depuis: 02/08/2008
Interventions: 7
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Bonjour, Je profite de ce message sur la méthode Borel Maisonny pour rectifier une petite confusion relevée sur le site, dans une présentation de manuel, à propos de méthode "phonémique" et de méthode "phonomimique". "Phonémique" se rapporte seulement à l'étude des "phonèmes",les sons élémentaires de la langue. Pour schématiser, dans une méthode "syllabique" on commencerait par apprendre "ba" et dans une méthode phonémique "b" et "a". Les méthodes qui associent une "mimique" à un phonème sont appelées "phonomimiques" et sont bien antérieures à Borel Maisonny : http://s.huet.free.fr/paideia/paidogonos/gros.htm |
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le : 02/08/2008 18:19
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Mamoune
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 234
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Bonjour Pascal Dupré, Voulez-vous dire que la méthode phonémique étudie le son de chaque lettre p.ex. bbbé pour b puis aa, séparément avant la syllabe ? Je suis un peu réticente pour la démarche phonémique , une lettre donnée ne donnant pas le même son suivant la syllabe qu'elle compose. D'ailleurs certaines syllabes ont plusieurs prononciations. Catmano semble avoir de bons résultats. Pour moi je préfère le départ graphème conduisant à un phonème donné. J'ai observé plusieurs enfants ayant appris avec la méthode Borel- Maisonny . Je trouve qu'ils font relativement davantage de fautes d'orthographe que les "syllabiques". Mais je n'ai pas un échantillon très large. |
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le : 03/08/2008 11:13
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PascalDupré
Inscrit depuis: 02/08/2008
Interventions: 7
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Vous avez raison, la méthode proposée sur le site est plutôt "grapho-phonémique" que "phonémique", on part d'un graphème et on lui associe un phonème (pas comme les folles dérives "phonémiques" qui partent d'un phonème et lui associent tous les graphèmes possibles !). Le GRIP préfère parler de méthodes d'écriture-lecture pour éviter la fausse opposition "globale-syllabique" qui nous enferme dans des dialogues de sourds (http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/lecture/globale_syll_delord.pdf) Je ne connais d'ailleurs personne qui utilise une véritable méthode "syllabique", considérant la syllabe comme "unité de base" sans passer par la correspondance grapho-phonémique. |
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le : 04/08/2008 22:38
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Maminou
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 42
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Chère Mamoune, En ce moment je suppose que vous initiez à la lecture des enfants sortant de GS pour les préparer au CP. Je fais de même !!! Je suis une vilaine curieuse, car je voudrais savoir quelle méthode vous utilisez... |
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le : 05/08/2008 23:00
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Mamoune
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 234
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Chère Maminou. En ce moment j'essaie de réparer les dégâts de la "globale" avec mon élève de 6 ans. Elle a malheureusement eu une maîtresse de GS qui a fait beaucoup d'étiquettes, sans doute dans l'optique de la prise d'indices, ce qui est désastreux. Dès qu'elle repère une syllabe connue, elle devine le reste en se référant à son "catalogue de mots connus" Elle pioche des mots au hasard en lisant dans n'importe quel ordre. Elle est pourtant loin d'être sotte et préfère le livre de calcul méthode de Singapour ou celui du GRIPP, elle fait les 2. Elle connaît à peu près les syllabes simples mais bute sur IN - NI et NO - ON En lecture je n'utilise pas de méthode particulière. J'avais commencé l'été dernier en suivant à peu près la progression Boscher. Je prends: -un cahier à grosses lignes 2 lignes 5mm ou Seyès 4mm . -un tableau blanc J'écris sur le tableau la syllabe étudiée,en minuscules d'imprimerie. ex na ne ni no nu puis un ou plusieurs mots : nana, numéro si on a vu les graphèmes mé et ro On choisit un mot à écrire sur le cahier :numéro Je l'écris en haut de la page en caractères d'imprimerie puis en cursive. A la suite je fais écrire une ligne de n, une ligne de nu , une ligne de mé, etc en cursive bien entendu. Si le mot écrit s'y prête on fait un petit dessin. En ce moment on révise tout sur des tableaux de syllabes anciens qui étaient affichés autrefois dans les classes, et que j'ai achetés à un brocanteur. |
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le : 08/08/2008 15:00
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Maminou
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 42
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Merci pour votre réponse... J'utilise "La planète des alphas" et je fais travailler 3 enfants mais pas ensemble. Mon petit fils qui est en ce moment chez moi est le seul qui connaisse les lettres et le son qu'elles représentent. Il déchiffre déjà bien (mais on ne parle pas encore de on, an, in... ce sera pour le courant de l'année scolaire) et écrit déjà pas mal en cursive. Merci à la maîtresse de maternelle !!! Mais il essaie tout de même de deviner, tous les enfants le font au début... On lit le plus tôt possible des mots et des petites phrases, ce qui est possible avec les alphas puisque l'on apprend, dans un premier temps, toutes les lettres. J'utilise aussi le jeu de cartes "sy.la.bo." et des lettres mobiles. Les 2 autres gamins sont "tout neufs", n'ont pas trop appris à déchiffrer, pas du tout à écrire en cursive, l'une cherche tout le temps à deviner, l'autre pas du tout... Je ne touche pas au calcul, mais peut-être ai-je tort? J'ai le fichier de P.Dupré... |
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le : 08/08/2008 22:44
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Mamoune
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 234
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Maminou, quest-ce que le jeu de cartes sy.la.bo? |
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le : 09/08/2008 09:47
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Maminou
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 42
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Finalement, c'est Si.la.bo et c'est un jeu de cartes épatat inspiré du jeu des 7 familles . Je l'avais trouvé en consultant un site qui vend du matériel pour orthophonistes, je crois bien que l'adresse était quelque part sur lire-écrire. |
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