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le : 27/01/2009 10:10
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Maminou
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Veut-on évaluer ? On fait des programmes solides, à la virgule près, on forme les enseignants pour enseigner ces programmes - et on prend le temps qu'il faut - ; on forme un corps d'inspecteurs capables d'inspecter, c'est-à-dire d'aller dans les classes pour vérifier si les instits suivent les programmes, et écouter ce que disent ces instits de la difficulté de faire passer tel ou tel point du programme pour éventuellement faire des corrections.
Ecrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009
C'est excellemment dit.
Quel dommage que Darcos ait, en fin de compte, comme ses prédécesseurs, été absorbé par le milieu de pédagogistes enragés qui tient fermement l'Education nationale! Où est-il, le "nettoyage des couloirs de l'E.N. au karcher s'il le faut" qu'il nous promettait? Hélas, trois fois hélas! "Oimoi, ô talaporoi esmen"! A-t-il cru réellement qu'il allait remettre l'instruction au centre du système, ou a-t-il tenu ce genre de propos par opportunisme parce que le candidat Sarkozy nous berçait d'illusions avec ses discours enflammés de Maisons-Alfort et d'ailleurs sur l'école où les élèves se lèvent quand le professeur entre? Ou faut-il admettre que les rédacteurs du processus de Lisbonne sont des visionnaires et que la transformation de l'école qui instruit de futurs citoyens qui avaient voix au chapitre dans leur pays en école qui garde des masses tout justes bonnes à exécuter des tâches subalternes et mal payées est inéluctable? Sur cet objectif, l'alliance des pédagos et des destructeurs de l'école de Lisbonne est spectaculaire. La question est de savoir (était de savoir, car les jeux paraissent faits et la belle et fière école de France, en dehors de quelques poches de résistance héroïque, a vécu) s'il était possible de faire quelque chose contre tant de forces liguées.
Ecrit par : Jean | 26 janvier 2009
Et de trois !
Il y avait deux chantiers à ouvrir cette année en élémentaire :
1) Demander aux IA et aux IEN d'axer toute la formation continue (18 heures par PE) sur la mise en place des nouveaux programmes et la construction d'outils communs :
- manuels de français et de mathématiques, et pourquoi pas d'histoire et de géographie (pour les sciences, c'était rapé d'avance puisque les IO 2008 préconisent La Main à la Pâte, les animations pédagogiques sur le sujet n'ont déjà été que bien trop nombreuses)
- propositions de progressions mensuelles et trimestrielles, assorties de "modèles" de contrôles de fins de périodes (très simples : une lecture, des questions de compréhension, une dictée suivie de questions de grammaire, quatre opérations, suivies de deux ou trois problèmes balayant les parties du programme vues lors de la période.
2) une évaluation nationale au début juin, si on y tenait vraiment dont l'esprit aurait été connu dès la rentrée pour les classes de GS, CP et CE1 (une sorte de livret-modèle auquel tous les maîtres auraient pu se référer mais dont les exercices auraient été différents de ceux donnés lors de la "vraie évaluation"). Ça aurait un peu récriminé à la rentrée devant la "difficulté" insurmontable, puis, bien accompagné et expliqué en animations pédagogiques, ça aurait fini par passer (18 heures, ça fait plus de 3 heures par période, on a le temps d'expliquer comment faire une "leçon" de lecture ou de calcul efficace, collant au plus près aux réalités du terrain et offrant des solutions de remplacement au n'importe quoi actuel).
L'année prochaine, même principe en ajoutant les classes de CE2 et CM1 et en 2010/2011, on ajoutait les CM2 pourquoi pas fin mars, si on tenait tant que ça à remplir les stages de printemps.
Ecrit par : catmano | 26 janvier 2009
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le : 09/03/2009 20:23
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Maminou
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Loin de moi l'idée de vous démoraliser...
Reconnaître un nom, c'est très simple. Essayez, vous verrez.
Au cours d'une séance de langage, demandez-leur de vous trouver des noms d'animaux, ou des noms d'objets, ou de personnes. Renouvelez le jeu après la lecture d'un texte, même très court : "Dans cette phrase, il y a trois noms, un nom de personne, un nom d'animal et un nom de chose. Qui saura me trouver les trois ?"
Faites cela tous les jours, ou presque, sur des temps très courts, dans n'importe quelle matière. En EPS, par exemple vous pouvez leur demander le nom de tous les objets qu'ils ont utilisés au cours de la séance, en Arts Visuels aussi.
Vous verrez qu'au bout de quelques jours, ils vous diront eux-mêmes que tel ou tel mot qu'ils viennent de lire est un nom. Et si vous ajoutez de temps en temps que "chèvre" est un nom commun parce que c'est le nom de toutes les chèvres alors que Blanquette est un nom propre parce que c'est le nom de la septième chèvre de M. Seguin et pas d'une autre, il en ira de même pour la distinction "nom propre"/ "nom commun".
Pour les verbes aussi, c'est très simple. Le plus ludique, c'est de commencer en EPS. Ils auront vite fait de trouver tout ce qu'ils "peuvent faire" (tant pis pour les verbes d'état et le verbe avoir dans un premier temps, il faut bien en laisser aux collègues des classes supérieures) et sauront que "leur nom de famille", c'est le "verbe".
On continue de même avec les phrases de lecture en recherchant le mot qui dit ce que fait le personnage de l'histoire. On serine à chaque fois que c'est un verbe, que c'est LE verbe ".....er" ou ".......ir" et petit à petit on se rend compte que Untel et Machin le savent, puis Untel, Machin, Bidule et Chose, puis... toute la classe.
On peut aussi lorsqu'on étudie les "mots outils" ne pas parler de "mot outil", justement, mais dire "la préposition dans", "l'article les", "la conjonction de coordination et", "le verbe être conjugué avec il ou elle", etc.
Et tout doucement, ça rentre.
Ce qu'il y a de bien au CP, c'est qu'on n'est pas pressé, justement, alors on prend le temps de faire, refaire et encore refaire, sans jamais se dire que c'est très grave que l'un ou l'autre n'y arrive pas. Et en fin d'année, on se rend compte qu'ils savent énormément de choses qui sont passées comme ça, toutes seules, petit à petit.
Catmano
[Cette intervention a été corrigée 1 fois, en dernier le 09.03.2009 à 20:26.]
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le : 28/03/2009 21:33
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Maminou
Inscrit depuis: 03/06/2008
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Une "fiction" de Sylvie Huguet....
"Je ne prétends absolument pas comparer la situation des lycées bourgeois avec les conditions épouvantables dans lesquelles doivent travailler les enseignants d'un grand nombre de collèges. Mais dans ces lycées aussi, il y a de vraies détresses. Le texte qui suit, pour fictif qu'il soit, s'inspire d'histoires authentiques."
L'Ami manqué
L'avis m'est parvenu ce matin : un blâme, comme me l'avait annoncé le proviseur; j'ai paraît-il tenu des propos irresponsables et manqué au devoir de réserve. Tant mieux. Je devais bien cela à Emilio.
Lorsque le proviseur m'a reçu après l'affaire, cette femme élégante et distinguée peinait à maîtriser sa fureur : j'avais terni l'image du lycée, et suscité la vindicte des parents qu'avait choqués mon initiative. Crime capital, dans cet établissement bourgeois que fréquente la fine fleur de la ville. J'ai invoqué le cas d'Isabelle Restout, lequel paraît-il n'avait rien à voir. Rien à voir. C'est bien le plus scandaleux.
Malgré mes efforts, le souvenir que j'ai d'Emilio se brouille de plus en plus : taille moyenne, ni gros ni mince, visage banal, c'était un homme sans trait physique marqué, que sa discrétion effaçait encore. Je me reproche de l'avoir si mal connu.
Je ne suis pas de ceux qui sortent aisément de leur quant-à-soi pour offrir un café aux nouveaux venus, je tutoie peu et n'ai pas la camaraderie facile. Dans le cas d'Emilio, j'ai eu cruellment tort. Cette habitude que j'ai prise, de m'attarder le moins possible au lycée et de limiter les contacts avec mes collègues férus de pédagogisme pour me consacrer en paix à ma thèse et à mes cours lui a sûrement coûté très cher.
Pour la première fois, je la regrette.
Bien sûr, je ne suis pas le seul responsable : c'était à nous tous de l'accueillir, de l'arracher à sa solitude. Je suis néanmoins plus coupable que les autres, parce que je crois qu'il me ressemblait et que nous aurions pu être amis.
Je suis de ces professeurs à l'ancienne, que leur discipline passionne plus que l'enseignement lui-même et qui n'imaginent pas mieux pour leurs élèves que de leur transmettre cette passion. Péché inexpiable à notre époque, pour lequel je dois sans doute payer aussi.
Je crois qu'Emilio était de mon espèce. C'est ce que j'ai cru comprendre ce soir-là, le seul ou je lui ai parlé. Il était plus de cinq heures, nous attendions le conseil des secondes 13, la nuit menaçait déjà sous le ciel couvert et la salle était presque déserte. Si je suis sorti de mon mutisme, c'est parce qu'il lisait en espagnol un livre de Cortàzar.
Je me rappelle cet éclat dans son regard, quand je lui ai dit combien j'aimais cet écrivain. C'était une passion qu'il partageait, et c'est d'elle que nous avons parlé d'abord.
Oui, ses yeux brillaient de connivence et de gratitude : il avait trouvé un esprit fraternel, il était tout prêt à se confier davantage. C'est alors qu'il s'est risqué à se plaindre de la classe. Expérimenté comme je le suis, je la trouve moi aussi difficile.
Contrairement à l'opinion reçue, les enfants qu'on dit favorisés ne sont pas toujours les moins goujats : beaucoup allient comme personne le culte de l'argent et le mépris du savoir.
Jeune, cultivé, timide, étranger de surcroît et mal payé comme nous le sommes tous, Emilio faisait pour eux une victime de choix.
Je sais combien l'épreuve peut être pénible, ayant connu autrefois des difficultés analogues.
J'aurais dû l'inciter à en dire plus, lui offrir compréhension et réconfort, l'inviter au restaurant à la sortie du conseil. Mais j'ai trop pris l'habitude de me protéger des autres.
J'ai craint qu'une oreille trop complaisante ne le rendît indiscret.
Je suis donc resté sur la réserve, et je crois qu'il a perçu ma réticence car j'ai senti son propre retrait : il a interrompu net ses confidences, et son regard s'est fermé. Puis est arrivée l'heure de la réunion et de ses palabres vaines. Je suis sorti parmi les premiers après une prise de congé rapide, et l'occasion était perdue à jamais.
Depuis j'ai beaucoup pensé à Emilio. A partir du peu qu'il m'a confié, et de ce que j'ai su après coup, j'ai reconstitué ce qu'il a dû vivre pendant ces derniers mois.
Nourri de culture française, il espérait sans doute, en quittant l'Argentine, trouver chez nous des élèves enthousiastes, avides d'être initiés aux classiques espagnols. J'imagine sans peine sa déception.
Ici, ce sont généralement les plus médiocres qui choisissent cette langue par défaut. Chez eux point d'enthousiasme, mais une apathie goguenarde, une obstination dans l'inertie qui découragerait Socrate. Au mieux, ils se comportent en présence du professeur comme s'il n'existait pas, poursuivant leurs conversations privées et s'interpellant d'un rang à l'autre sans aucune gêne.
La reprise en mains, si elle échoue, peut conduire à l'hostilité ouverte. Emilio en était à ce stade avec nos secondes 13, et sans doute se croyait-il le seul, car le conseil n'a rien révélé des difficultés de nos collègues : la loi du silence y règne, chacun craignant de paraître incompétent s'il les avoue... Alors lui aussi s'est tu, et à la fin de la réunion il est sorti sans saluer personne pour s'effacer dans la nuit humide et regagner son studio sinistre où il a dû macérer dans l'amertume et la négation de soi.
Si seulement je n'étais pas tombé malade... Si j'avais pu le croiser les jours suivants, j'aurais peut-être renoué le fil de notre dialogue interrompu, et qui sait si je ne l'aurais pas arraché à la tentation du pire? Mais j'ai été fauché par la grippe et j'ai dû rester au lit plus d'une semaine.
A mon retour il était trop tard. Je n'ai rien su tout d'abord, tant le secet était bien gardé. De fait je ne l'ai appris que par hasard, quand son remplaçant s'est présenté à moi.
Encore ne l'a-t-il révélé qu'à voix basse et avec une gêne visible, sous prétexte que le proviseur ne voulait pas le crier sur les toits.
Ne pas le crier sur les toitq? Lorsque la petite Restout s'est suicidée, administration et professeurs se sont déplacés pour les obsèques, et on a annulé la fête du lycée. Mais Isabelle Restout était une élève
Un professeur n'a pas droit aux mêmes égards. Son acte est une faute professionnelle, un deshonneur pour l'établissement.
Malgré cette conspiration du silence, mon enquête a porté ses fruits. Quelques jours après le conseil, Emilio avait été victime d'un incident qui dut jouer dans sa décision un rôle majeur. Il venait à peine de commencer son cours avec les secondes 13, quand un élève inconnu fit irruption dans la salle et l'insulta d'une voix retentissante.
"T'es rien qu'une lopette, pauvre enculé," vomit-il avec cette élégance qui caractérise nos petits mufles.
Puis il s'éclipsa tout aussi vite. Fou rire dans la classe. L'humiliation était sans recours, Emilio n'ayant pas vu le coupable assez longtemps pour l'identifier jamais. Tout porte à croire par ailleurs que la jeune crapule avait agi à l'instigation ou du moins avec la complicité de ses élèves. Peu d'enseignants, même aguerris, sauraient retourner la situation en leur faveur face à tant de duplicité et de bassesse.
Emilio en fut sans doute paralysé, et incapable de se ressaisir à temps. Plus tard, il fut reçu par le proviseur, mais j'imagine que cette garce de bon goût ne lui a offert aucun soutien et a rejeté la faute sur son autorité défaillante.
La détresse et l'humiliation se sont alors refermées sur lui comme les parois d'un cercueil où résonnait l'écho des paroles injurieuses. " T'es rien qu'une lopette, pauvre enculé."
Comment dès lors oser reparaître en classe? Il croyait entendre des ricanements sur son passage, il sentait sur lui des regards moqueurs. La lumière crue de l'affront l'arrachait à la pénombre où se complaisait sa discrétion.
Où fuir sinon dans des ténèbres définitives la honte éclatante qui l'aveuglait?
J'ai attendu le conseil suivant, et après le tour de table j'ai demandé la parole. J'ai fait observer que M. Martinez était absent, et j'ai dit ce que j'avais à dire sans pathos et sans euphémismes, en n'éludant la responsabilité de personne, devant délégués d'élèves et de parents.
Puis j'ai réclamé une minute de silence que la stupeur de tous m'a accordée sans peine. Je n'étais pas mécontent de mon effet, et j'avoue avoir savouré sans remords la gêne durable qui a plané sur la réunion.
Le proviseur m'a convoqué dès le lendemain. D'après elle j'ai fait preuve d'une légèreté inqualifiable en prenant le risque de traumatiser des adolescents fragiles.
Traumatiser. Comment peut-elle encore user sans sourire d'un terme si rebattu? Il n'empêche. Jamais elle ne me pardonnera mon intervention.
J'ai intérêt à demander ma mutation au plus tôt, et il n'est pas dit que mon nouveau poste me convienne.
Tant pis. Mon ami manqué, je ne pouvais pas faire moins pour toi.
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le : 29/03/2009 07:46
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Gerry
Inscrit depuis: 21/02/2009
Interventions: 22
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C'est une chose qui ne m'étonne pas. Aujourd'hui dans notre société il y a un très grave problème d'éducation et ce problème touche toutes les couches de la population et je peux dire que dans le primaire il est parfois très difficile de trouver du soutien chez les IEN (j'ai 2 exemples frappants) et les conseillers d'éducation. C'est plus rare entre instits.
Juste une anecdote à ce sujet. Lorsque j'ai démarré dans le métier, la question récurrente et tabou qui revenait sans cesse auprès des stagiaires était celle de la discipline. La seule réponse que les conseillers pédagogiques ou les profs d'IUFM nous donnaient était celle-ci : "si on ne veut pas de b..... dans la classe il faut préparer ses cours" c'est à dire bosser au moins le double du temps de classe à la maison. Autrement dit, si ça ne va pas c'est de notre faute.
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le : 29/03/2009 11:31
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toto
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 320
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Aux dernières infos, une pédagogol se plaint que c'est 'inadmissible' que les futurs profs ne puissent plus pratiquer de stage (ce en quoi je ne suis pas contre, sauf si c'est un r2d2 qui est le prof du stagiaire ! ) avec les nouvelles réformes, ET elle justifie sont 'avis' par le fait que cela pourait être difficile pour les nouveaux qui auraient des classes difficiles style ZEP !!!
Il faut comprendre que le dernier arrivé qq part (n'importe où dans l'EN, apparemment) se retrouve souvent avec les pires emplois du temps ET les pires classes.
Etonnant non ?
Cela devrait être INTERDIT de filer des classes difficiles avec des emplois du temps pourris à des 'débutants' (ou mère de famille, par exemple, hein) !!
àmha !
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le : 29/03/2009 17:00
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Gerry
Inscrit depuis: 21/02/2009
Interventions: 22
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J'aime bien r2d2 moi.
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le : 29/03/2009 20:55
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toto
Auteur du fil
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 320
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Gerry a écrit :
J'aime bien r2d2 moi.
C'est qu'on ne parle pas du même
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le : 30/03/2009 15:44
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Valette
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 554
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Merci, Maminou, du beau texte de S.Huguet, qui m'évoque "L'ami retrouvé".
Témoignage d'un professeur de 3 ème.
"Je viens à l'instant de prendre connaissance des appréciations portées par mes collègues sur les bulletins trimestriels des élèves d'une classe de Troisième d'un des collèges les plus performants de l'Académie.
Cette classe n'en déplaise à certains ne comporte aucun élève "issu de l'immigration". Tous sont des enfants de bonnes familles. Aucun dans son enfance n'a subi de trauma ou de sévices...
Si ce n'est précisément pour une grosse majorité d'entre eux un déficit chronique d'une véritable volonté active de la part de l'école de les instruire sérieusement et systématiquement.
La moyenne de la classe est de 10.90 et une bonne dizaine d'élèves ne franchit pas les 8/10. Seuls 4 élèves dépassent les 14/20.
Leur professeur principal m'a dit que tous, à l'exception de 4 d'entre eux, n'envisagent pas d'autre orientation qu'une Seconde générale. Envisager une orientation en lycée professionnel constituerait une véritable infâmie sinon une insulte pour la lignée toute entière.
Mais le plus curieux et c'est là que je veux en venir, ce sont les appréciations laissées par les professeurs: très souvent il est reproché aux élèves de pas se "mettre au travail", de ne pas "savoir travailler", de ne pas "participer en classe", de "manquer d'autonomie", de ne pas, de ne pas...
Autrement dit, il est fait le reproche aux élèves de n'être pas équipés des outils, des attitudes et de la volonté qui leur permettraient de réaliser les apprentissages attendus. Et pour cause! C'est précisément ce que se propose de faire les mystagogues de la pensée pédagogique: équiper préalablement les élèves des outils, des méthodes, du désir, de la science de "l'auto-socio-construction des savoirs".
C'est là qu'on mesure la profondeur de l'abîme criminel que les pédagos ont construit sous les pas des nouvelles générations. Et rien n'indique que l'on est prêt à comprendre ici et là le sens de ce sacrifice de masse, auquel aucune catégorie sociale n'échappe, comme en Août 14!"
Anne-Marie.
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le : 30/03/2009 19:01
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ex-parent
Inscrit depuis: 03/06/2008
Interventions: 77
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Gerry, vous qui semblez être sensé, puis-je vous demander comment vous verriez une école sans violence, une école apaisée, une école où il n’y aurait le b… ni dans les classes ni dans les couloirs ?
Je parle, bien sûr, des écoles comme celle qui est décrite dans « La journée de la jupe », c’est-à-dire, des écoles comme il y en a beaucoup dans nos banlieues et aussi dans nos centres-villes.
J’ai ma petite idée sur ce sujet. Elle risque de paraître « facho ». Mais, j’assume. Sur cette affaire, l’adage « qui veut la fin veut les moyens » me semble incontournable. Mais, avant de m’exprimer, j’aimerais bien avoir l’avis d’un pro.
Fraternelle salutation aux défenseurs de l’école républicaine (ça a de la gueule, non ?)
Philippe
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le : 01/04/2009 07:53
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Gerry
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" j’aimerais bien avoir l’avis d’un pro."
Je n'ai pas vu ce film. Mais si j'avais tous les moyens je pense que :
1) j'éclaterais les classes en petits groupes de 10 à 15 élèves maximum pour que les plus motivés et plus calmes puissent apprendre.
2) comme les plus durs ou pseudo-durs n'ont pas l'habitude d'obéir ou de se comporter comme des gentils enfants de leur âge, je les mettrai en centre de redressement avec encadrement très strict (genre militaire si nécessaire). C'est à dire, les couper littéralement de leur vie de banlieue : réapprendre à se lever à l'heure, se coucher à l'heure, faire du sport, manger équilibrer aux heures de repas, reprendre les bases des apprentissages et bosser.
3) L'Etat pourrait simplement commencer par faire appliquer la loi : retirer la CAF à tous ceux qui sèchent les cours (ça existe dès le primaire). Il faudrait également des conseils de discipline dès le primaire où on oblige les parents à accepter une aide éducative car certains sont désemparés. En clair, il faudrait également pour certains parents des cours obligatoires pour apprendre à élever ses enfants.
Mais, je ne sais pas si tout cela serait suffisant... Par exemple, il aurait fallu dès le départ ne pas laisser pousser n'importe comment toutes ces cités de Seine-Saint-Denis. Comment rattraper cela?
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