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Le Pacte immoral

Comment ils sacrifient l'éducation de nos enfants.

Sophie Coignard   Ed. Albin-Michel 2011.

Mais comment est-ce possible ? L'équipe de Lire-Ecrire est accoutumée à cette question, souvent posée après la description de tel ou tel aspect regrettable de l'enseignement en France. Comment expliquer la persistance des mêmes erreurs pendant des dizaines d'années ? Comment ne pas penser "c'est incroyable, et nous ne vous croyons pas ; c'est vous qui devez vous tromper".

En effet, c'est incroyable. Depuis 10 ans, nous devrions être "blindés" comme on dit. Et pourtant, presque chaque semaine nous apporte un nouveau témoignage de pratiques pires que tout ce que nous pouvions imaginer.

 

A  cette question, Sophie Coignard apporte la réponse, en termes simples, car elle n'appartient pas à l'Education Nationale, et n'en emprunte le jargon que pour mieux nous édifier.

Il faut admirer la performance. L'Education Nationale est, comme on sait, un monstre étatique dont la masse, d'après le rapport Fauroux,  ne pouvait être comparée en 1996 qu'à celle de l'armée soviétique. Outre son immensité, elle montre une extrême complexité dans ses structures, ses règles de fonctionnement, et encore plus dans la réalité des relations humaines, à tous les niveaux.

Sophie Coignard a consacré une année à la collecte des informations, dans un milieu où l'emprise des réalités contrariantes est fermement conjurée par la pratique assidue de l'endoctrinement, du mensonge par omission, de la désinformation. Elle n'a pas pu tout voir du pire et du meilleur ; des spécialistes qui se consacreraient à une telle tâche des années durant, y trouveraient matière à une encyclopédie, sans épuiser le sujet.

Le Pacte immoral est un pacte de non-agression entre d'un côté les politiques, de l'autre une nomenklatura de hiérarques, de vrais idéologues et de faux experts, qui ont déserté depuis longtemps les salles de classe. Ils sont solidement soutenus par des syndicats d'enseignants et de parents d'élèves, au mépris de l'intérêt réel de nos enfants comme de notre avenir collectif.

L'ouvrage fournit suffisamment d'exemples documentés, personnalisés et datés, pour l'édification du citoyen ordinaire. Il complète, par l'envers du décor, ce que nous tentons depuis 10 ans de montrer et d'expliquer. Nous ne faisons pas et ne ferons jamais le même travail que Sophie Coignard, d'abord parce que nous n'avons pas son talent, ensuite parce que nous ne résisterions pas à la besogne mortifère de décrire dans le détail les ressorts de la débâcle de l'école. Notre choix est fait : c'est l'instruction des élèves et l'information des parents.

Un livre à lire et faire lire, pour comprendre "comment c'est possible". 

                                                                                                        G.C.

Vos commentaires

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#4 Valette

Ne voulant pas me lancer dans une polémique, je vous demande simplement de lire ce texte de Madame Wettstein-Badour.

Tout y est merveilleusement expliqué.

Ayant fait des recherches sur la dyslexie, j'ai adopté à fond les idées de Liliane Lurçat, madame Wettstein-Badour, Colette Ouzilou, pour la France, et E.D.Hirsch (The school we need, and why we don't have them), Jacques Barzun (Begin here), pour les Etats-Unis.

 

www.lycee-francais-francfort.com/PAGES/PRESENTATION/PEDAGOGIE/DYSLEXIE/DEFINITIONS/07.pdf

 

Lisez aussi :

 

www.lire-ecrire.org/dossiers/reperes-pour-lecole.html

 

Et www.sauv.net/teler0111.php

 

Anne-Marie Valette.

#5 Valette

Bien entendu, je n'attaque pas la bonne foi de vos grands-parents, mais les personnes qui s'occupent des APEDYS ne sont pas à même de faire les expériences de toutes les personnes que j'ai citées.

 

J'ai moi-même un petit-fils de 11 ans qui a été diagnostiqué dyslexique en CM2, alors qu'il ne l'est pas.

Simplement, on ne lui a pas donné les moyens d'apprendre à lire, c'est à dire une bonne méthode alphabétique.

 

Les connexions (synapses)défectueuses se forment déjà en moyenne section, puisqu'on enseigne aux enfants les jours de la semaine, les prénoms de la classe, "des petits mots du lexique de la classe (une cinquantaine) à savoir reconnaître d'un seul coup d'oeil", on recommence en GS, on recommence en CP...

Tout cela alors qu'on ne leur a pas appris à lire les lettres et le son qu'elles font quand on les lit.

 

Ils essaient donc de deviner, et prennent des habitudes très difficiles à corriger.

Ce qui peut être fait en quelques mois en GS ou au CP devient de plus en plus difficile au fur et à mesure que l'enfant grandit en s'incrustant dans ses mauvaises habitudes.

 

Enfin, feuilletez cette abominable "non-méthode" qu'a eue mon petit-fils en CE1 (après "justine et compagnie"), croyez-vous que ces enfants peuvent se sortir indemnes, et donc diagnostiqués "dyslexiques", faux ou pas, après une telle monstruosité ?

D'ailleurs, Madame W.Badour m'avait dit " Madame, vous seriez en droit de porter plainte pour maltraitance à enfant".

 

Anne-Marie Valette.

#3 Anna

Je ne connais pas CORIDYS, mais je connais l'APEDYS car cette association a été créée par ma grand-mère, qui en fut la présidente-fondatrice, puis présidente pendant des années de la branche Aquitaine.

Votre message est plein de contre-vérités.

- cette association fait la différence entre les vrais dyslexiques (5 à 10% des écoliers) et ces fameux 30 à 40 % que vous citez (personnellement, je dirais même plus) d'enfants en difficulté scolaire à cause des mauvaises méthodes actuelles. Dans ces deux cas, la façon de gérer les choses n'est pas la même. Un dyslexique doit suivre un processus de rééducation avec un orthophoniste, les autres ont "seulement" besoin de travailler avec une méthode plus adaptée (syllabique, alphabétique, phonétique...).

- concernant les IRM, vous pouvez voir la position de l'APEDYS ici, elle est plutôt nuancée : www.apedys.org/dyslexie/article.php

- il s'agit, comme son nom l'indique, d'une association de PARENTS, pas de personnels médicaux et chercheurs.

- un petit article sur le Dr Wettstein-Baddour et les méthodes actuelles: www.apedys.org/dyslexie/article.php

- cette association défend les méthodes alphabétiques à l'école, mais ce n'est pas le sujet principal de leur site car leur but n'est encore une fois pas de combattre l'échec scolaire dans son ensemble mais de soutenir et guider les dyslexiques et leurs parents, ils citent donc plus fréquemment des méthodes adaptées précisément à ces enfants-là.

 

Je ne m'étendrais pas plus sur le sujet, car je suis loin d'être moi-même spécialiste de la dyslexie, mais sachez simplement que si je suis membre de Lire Écrire et m'intéresse autant au sujet des méthodes de lecture, c'est parce que mes grands-parents et parents s'y sont intéressés avant moi, en grande partie par le biais de l'APEDYS smile

#6 Valette

J'ai oublié de mettre le lien :

 

 

www.amazon.fr/faunographe-St%C3%A9phanie-Heendrickxen/dp/291101345X

 

Anne-Marie.

#2 Tomi

- Il faut toujours bien expliciter les choses pour ceux qui viennent de façon épisodique sur le site !

 

"Adepys" et "Coridys" sont des associations inutiles qui propagent des contre-vérités.

Pour Colette Ouzilou les vrais dyslexiques sont de 1 à 2 pour mille et non pas de 10% comme les pseudo experts, pseudo scientifiques de ces associations l'affirment.

 

Ces associations font des déclarations d'intention auxquelles il ne faut pas se fier. C'est comme Philippe Meirieu quand on se limite à ses déclarations d'intention : "bla bla bla" "lutter contre l'échec scolaire"

 

Pilippe Meirieu met ses enfants dans des écoles privées! Cela prouve qu'il ne croit pas ce qu'il dit quand il affirme que le niveau général monte alors que le niveau de beaucoup d'élèves du primaire et du collége est catastrophique.

 

Philippê Meirieu lutte contre l'échec scolaire de ses ebfants en mettant ses enfants dans l'école privée!

 

Il faut étre catégorique pour les personnes peu au fait des déclarations générales mensongères des pseudo experts, type Meirieu.

 

- Sophie Coigard et le français

 

Page 161 de son livre elle rappelle que Xavier Darcos a voulu juger les professeurs sur leurs résultats en échange de la liberté pédagogique.

 

Je rappelle que les parents qui ont la liberté d'achat des bonnes méthodes d'apprentissage de la lecture en GS et CP achètent des méthodes comme le Boscher (Belin) et le Sami et Julie (Hachette).(Voir page d'accueil du site à Méthodes de lecture pour plus ample informé)

 

Page 161: Elle (La réforme de Bayrou) a contribué à fabriquer des générations à l'orthographe indécise et à la grammaire imprécise.

Il ne faut pas oublier que la grammaire est l'art de dire et d'écrire. Pour Bernard Pivot c'est donc toute la communication !

C'est "déterminant ! "

J'ai pris la peine d'ouvrir un certain nombre de grammaires et vous pouvez voir sur le forum ce que j'en dit.

Le terme de déterminant imprécis est à utiliser avec la plus grande modération.

La grammaire comporte 5 parties selon les bons grammairiens, "Lagane, Jouannon, Dubois".

 

Pour la langue écrite il faut s'intéresser surtout

1) à la Morphologie des mots (9 Sortes de Mots, 9 Catégories de Mots, 9 Natures de Mots...)

Pas une de plus pas une de moins ! 9 !

2) à la Syntaxe qui est l'étude de la Fonction des mots et groupes de mots (analyse logique).

L'étude de la Syntaxe a été systématiquement abandonnée dans certaines mauvaises grammaires atroces.

Un élève de fin de primaire doit avoir des notions sur la Fonstion Sujet,la Fonction Complément d'Objet, Quelques Fonction circonstancielles...,l'Attribut du Sujet; des notions sur la Proposition principale et les 2 types de Propositions subordonnées courantes, la proposition subordonnée relative et la Proposition subordonnée conjonctive.

 

- Avec plaisir j'ai vu que dans "Remerciements" page 281 Marc LE Bris, Frédéric Prat sont cités.

 

Marc Le Bris est cité dans le livre de Sophie Coignard. Ses mérites pour rétablir un bon enseignement primaire ont été reconnus par Xavier Darcos. La liste des personnes citées est importante. On peut noter que Gilles de Robien, Jean-Pierre Chevènement et Jean-Paul Brighellei sont aussi cités.

 

C'est ce qui donne tout son intérêt au livre de Sophie Coignard.

 

Elle ne s'est pas limitée à Meirieu, Lang...aussi cités.

 

Tomi

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