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Apprendre à lire en famille

apprendre à lire en famille

Marlène Martin
Éditions L'instant Présent 2009

Marlène Martin a enseigné la lecture à ses enfants. Elle a aussi suivi un cursus d'orthophonie et son ouvrage manifeste une très bonne connaissance du sujet, à la fois théorique et expérimentale.

Aujourd'hui, parce que les échecs à l'école sont nombreux, l'année du CP est devenue l'année de tous les dangers, une année anxiogène tant pour les parents que pour l'enfant. Apprendre à lire en famille propose aux parents qui accordent une grande importance à cet apprentissage de s'en occuper eux-mêmes.

Nous ne ferons pas ici la liste exhaustive des avantages à apprendre à lire en famille. Le livre laisse imaginer la qualité des moments partagés avec l'enfant dans sa découverte des secrets de la lecture. Mais, l'essentiel est dans l'adaptation de la pédagogie à la maturité, aux connaissances et au rythme de l'enfant. Une adaptation de cette qualité ne sera jamais possible dans une classe et la réussite de l'enfant sera forcément au rendez-vous à la maison.

Pour ceux qui délèguent cet apprentissage à l'école, le livre alterne les explications théoriques et les idées d'activité pour pouvoir accompagner son enfant le mieux possible.

Sur le fond, tout ce qu'écrit Marlène Martin est juste si l'on n'oublie pas qu'elle cible une situation d'enseignement personnalisé. Il y a dans le livre tout ce qu'il faut pour s'adapter à l'enfant et lui permettre d'apprendre à lire avec plaisir. Dans le cadre d'une classe, il y aurait sans doute quelques propositions difficiles à mettre en œuvre ou simplement discutables. Mais, c'est de l'ordre du détail et nous recommandons la lecture de ce livre aussi aux enseignants qui y trouveront matière à réfléchir et à améliorer leur pédagogie en classe.

L'auteur explique bien l'intérêt de travailler à partir des lettres et de la syllabe, l'erreur à considérer le développement de la conscience phonémique comme un préalable décisif (celle-ci se développe au fur et à mesure de l'apprentissage), le danger de détecter les dyslexies en début d'apprentissage (les difficultés pouvant disparaître au cours de l'apprentissage), les diverses pratiques à éviter en en donnant toujours une justification argumentée.

Parce que réussir son apprentissage de la lecture est fondamental, il ne serait pas superflu que chaque parent prenne le temps de feuilleter ce livre. Il y trouvera des idées claires et des moyens simples d'aider son enfant depuis ses premiers mots jusqu'à ses premières lectures.

Vos commentaires

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#2 Tomi

Ce livre de Marlène Martin est très complet. De nmbreux sites Ouèbs sont proposés.

 

En fait les méthodes mixtes Gafi et Ratus sont dénoncées, mais plus vers la fin du livre. Ces méthodes mixtes compliquent l'apprentissage de la lecture quand elles ne l'interdisent pas.

 

Pour ma part je présente les 4 alphabets, même, à une enfant très jeune. Je souligne celui en écriture cursive et j'entoure avec un "rond" les voyelles "a, i, o" et un "carré" la lettre "m".

 

L'enfant peut comparer ces 4 lettres en minuscule cursive avec leurs formes en minuscule d'imprimerie, majuscule d'imprimerie et majuscule cursive.

La base de référence est la minuscule cursive. J'écris l'alphabet en écriture cursive devant l'enfant au moins une fois.

 

Déjà il peut lire les mots "momo, mami, mimi, ma mamma,

mo(t) !".

En ajoutant les lettres "n, l; u, e; p, t, c, é, è" dans cet ordre, le nombre des mots simples qui peuvent lui être proposé augmente progressivement. Il faut aussi savoir se laisser guider par les lettres et les mots que le gamin ou la gamine apprécie le plus.

 

Au départ j'hésitais entre les séries "p, t, c (c dur de coco)" et "l, m, n". Quand j'ai donné à un gamin les lettres "m" et "a" en feutrine sur un carton, et que le lendemain le gosse m'a dit "ma maman, mami, mamoune"... cela a guidé mon choix.

 

Il me semble qu'on veut lui apprendre à reconnaitre "maman". Je ne vais pas tarder à lui apprendre d'abord "anna, anne, annie, âne (l'accent circonflexe est un petit chapeau contre les coups de soleil sur les oreilles de l'âne)" et lui écrire un peu plus tard "ma mam(an)" de cette façon.

 

J'ai eu la bonne surprise de trouver dans "Apprendre à lire en famille " de Malène Martin que les mots "maman" et "papa" étaient assez instinctifs pour un enfant. Mon témoignage confirme cette remarque du livre.

 

Ce n'est pas un hasard si le "J'apprends à lire avec sami et julie" commence par les voyelles "a, i, o ". Ce sont les 3 voyelles qui servent le plus pour les vocalises des chanteurs.

 

Les sons de "l, m, n" peuvent se pronnoncer facilement sans l'aide d'une voyelle". " p, t, c" sont les 3 consonnes, occlusives sourdes, qui "sonnent" très bien avec les voyelles. C'est, sans doute, pour cela que le Boscher retient les deux consonnes occlusives "p, t" comme premières consonnes étudiées. Le "c" plus complexe avec les deux sons possibles ne vient pas après le "t" dans le Boscher. Avec le "c" les méthodes commencent toujours avec des mots qui ont le son de "c" dans "calcul".

 

Pour des enfants de famille recomposée ou monoparentale on peut prendre "papi" pour désigner un grand-père. Le terme de papa peut faire souffrir un enfant qui n'a pas de père, ou ne le voit pas.

 

"Momo" sera un personnage qui apprend à lire de façon efficace, en famille !

 

Le livre "Apprendre à lire en famille" de Marlène Martin est aussi à conseiller pour des professeurs. Ce livre apporte de nombreux éclairages intéressants.

 

Ce livre conseille d'apprendre l'écriture en Capitale comme première écriture. Liliane Lurçat conseille,elle, d'apprendre l'écriture cursive en premier. La solution est d'ettendre d'apprendre à ècrire à tous en cursive en GS et d'apprendre l'écriture à tous en capitale en MS.

 

- A la maison il est toujours possible d'apprendre l'écriture en cursive pour des enfants débrouillés de 4 ans qui ont commencé le "gribouillage" et le "scribouillage" dès 3 ans.

C'est criminel de ralentir des enfants capables qui ont la capacité et l'envie d'écrire en cursive quand on leur montre.

 

Il ne faut pas faire de chantage affectif à un enfant. Il faut lui proposer de lire ou d'écrire mais pas l'obliger ! Dans une même famille certains enfants sont moins précoces et plus lents. Il ne faut pas les obliger, mais respecter leur rythme.

 

Il faut du pragmatisme et ne jamais comparer les enfants.

Chacun son rythme !

 

Tomi

 

PS Je rappelle le livre de Colette Ouzilou "J'apprends à lire et à écrire". Ce livre vient de sortir en ce mois d'aoùt

2011. Les élèves apprendront comme avec "J'apprends à lire avec sami et julie".

Voir ce qu'en dit Michel Delord sur son site.

#1 Tomi

Ce livre de Marlène Martin est très complet avec une table des matière de 2 pages très claire. J'ai acheté un exemplaire chez Gibert Jeune Paris.

Marlène Martin est très pragmatique. Je ne l'ai pas encore lu en entier. Je retiens pour l'instant :

- qu'elle conseille d'apprendre très tôt le nom des lettres à de jeunes enfants. Cela permet d'épeler un mot

- qu'elle n'est pas favorable à l'apprentissage de syllabes sans signification. En effet on peut apprendre à de jeunes enfants des mots simples constitués de quelques lettres comme "os, as, boa, baobab...".

Quelques syllabes sans signification proposées à un élève ne peut lui faire du mal si on précise que c'est un exercice de prononciation. Victor Hugo a fait u"ne poésie de sons" sans signification. Pour ma part je n'insiste pas trop avec les syllabes sans signification.

- qu'elle enseigne d'abord l'écriture en capitale.

Pour ma part je souligne l'alphabet en cursive du Boscher pour un jeune enfant. J'entoure les voyelles "a, i, o" et une consonne comme "m". Ce sont pour moi les lettres de base auxquelles il comparera les autres.

Un enfant de moins de 3 ans se passionne pour le Boscher. Par exemple "Il a été à la mer" et recherche la page de la mer et la page du "r".

Son Boscher a été acheté dans une Maison de la presse... au bord de la mer. Les Maisons de la presse ne ferment pas toutes !

- Alain Bentolila est mentionné, page 139, sans sa méthode mixte "gafi" soit dénoncée.

 

Je retiens qu'on a un excellent livre et que Marlène Martin donne des conseils vraiment pragmatiques.

Je lirai ce livre en entier et exposerai plus en détail ce qu'il apporte.

 

Tomi

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