Lettre du site

RSS

Derniers commentaires:

30/04/2013 de hemon

Votre commentaire tour simplement merci pour ce...

30/04/2013 de Parésy

Ce qu'il ne faudrait pas faire ...

06/03/2013 de tomi

La méthode Boscher ( et mamadou et bineta,...

06/02/2009 de API59223

Nous sommes parents d’enfants scolarisés dans...

02/10/2008 de FPleo

De didi, en réaction à cet article (site Veille...

texte normal  texte plus grand  texte beaucopu plus grand  envoyer ami

L'organisation de l'école

Rapport de l'Institut Montaigne

 

11 – Sélectionner et former des directeurs d'école de qualité exerçant un réel pouvoir de pilotage de leur établissement
12 – Revoir complètement le rôle des Inspecteurs de l'Education Nationale (IEN)


o  Comme le soulignait le rapport Fauroux en 1996, l'établissement scolaire est la cellule de base du système scolaire. Et, comme le montrent les établissements privés indépendants,  ce pourrait être la seule entité agissante, après le gouvernement et le Parlement qui élaborent les lois et les règles applicables à tous.

Un établissement effectivement autonome pourrait régler une multitude de questions de la gestion quotidienne devenues insolubles du simple fait qu'on veut les régler au niveau national, par des prescriptions qui ne rendront jamais compte des réalités du terrain.

 

o Aucune collectivité réellement autonome ne peut subsister sans un Chef d'établissement, un Directeur qui dirige.

En contrepartie de la liberté que confère l'autonomie, il faut nécessairement des responsabilités susceptibles d'être sanctionnées, et donc des contrôles. Le premier contrôle auquel serait soumis un établissement d'enseignement autonome devrait porter sur les savoirs acquis par ses élèves, c'est-à-dire sur la différence entre les niveaux de savoir à l'entrée et les niveaux de savoir à la sortie du primaire. Cela appelle un dispositif d'examen, et notamment d'un examen de fin d'études primaires dont nous demandons le rétablissement.

Ces examens – qui peuvent revêtir des formes diverses – doivent être avant tout indépendants de l'Education Nationale, ce pourquoi nous proposons de les placer sous le contrôle d'une Haute Autorité (mesure indispensable d'ailleurs pour la bonne application à l'Education Nationale de la Loi LOLF).

 

o  Le second contrôle serait le contrôle de conformité aux lois et règlements généraux en vigueur. Il ne porterait pas uniquement sur les enseignants à titre individuel, mais sur le fonctionnement d'ensemble de l'établissement. Ils seraient légers pour les établissements ayant de bons résultats et ne suscitant ni plaintes ni conflits graves : il serait plus fréquent et plus lourd pour les autres, et les inspecteurs auraient un rôle de médiation dans les conflits internes ou externes.

 


10 – Prendre le décret d'application pour la création d'établissements publics d'enseignement primaire (EPEP) expérimentaux.

13 – D'ici 2012, créer des EPEP, notamment dans les ZEP, afin d'en faire un bilan à grande échelle avant l'extension à l'ensemble du territoire

Cette proposition est d'une importance majeure, car l'expérimentation ferait à coup sûr avancer les choses dans la plupart des domaines que nous venons d'évoquer.

 

Voici les principales dispositions prévues par l'Institut Montaigne :

Cinq dispositions concrètes en matière de gestion
des établissements publics d'enseignement primaire

    1 -  L'établissement est doté d'un conseil d'administration présidé par le maire de la commune (ou le président de la communauté de communes).

    2 -  Un directeur d'établissement, véritable échelon d'impulsion, est nommé pour cinq ans (durée de la mission) par le recteur de l'académie sur proposition du conseil d'administration.

    3 -  Le directeur procède au recrutement de l'ensemble des personnels, y compris le personnel enseignant titulaire. ll peut faire un appel d'offres régional ou national pour constituer des équipes volontaires et motivées.

    4 -  L'établissement se dote d'un projet ayant valeur de contrat avec l'État et les parents. À titre indicatif ce projet précise :

     . les méthodes et les rythmes adoptés de la maternelle à la fin de l'école primaire pour assurer la continuité, le suivi et l'évaluation de l'apprentissage des élèves (par exemple, telle école pourra choisir une organisation verticale en plusieurs classes uniques) ;
     . l'articulation école maternelle-école primaire et école primaire-collège ;
     . le repérage et le suivi individuel des enfants en difficulté (ou potentiellement en difficulté) dès l'école maternelle ;
     . la gestion du temps ;
     . l'organisation et l'encadrement des études obligatoires ;
     . l'organisation des remplacements de courte durée ;
     . la coordination et I'impulsion des activités péri-éducatives hors du temps scolaire (culturelle, sportive, etc.) en liaison étroite avec les collectivités territoriales ;
     . les modes et le suivi des relations enseignants-parents avec la mise en place éventuelle d'un système de tutorat ;
     . la politique de gestion des ressources humaines ;
     . la coordination avec les collèges du secteur, et des autres secteurs, pour traiter des cas individuels les plus préoccupants ;
     . etc.

   5 -  Le projet est approuvé par le conseil d'administration. Les enseignants sont ensuite moteurs dans sa réalisation. Le directeur informe périodiquement le conseil d'administration de la réalisation du projet.

____________________

Chaque établissement pourrait regrouper plusieurs écoles primaires et maternelles.

Ce projet a l'immense avantage de donner un cadre solide à l'autonomie des écoles en plaçant entre l'école et la superstructure de l'Education Nationale deux personnages indépendants : le Maire et le Directeur. Ceci à condition que les EPEP restent à taille humaine, notamment dans les grandes villes.

Le recrutement des enseignants par le Directeur offre une chance de constituer des équipes homogènes avec des enseignants volontaires pour travailler ensemble. En particulier, le Directeur pourrait favoriser la collaboration nécessaire entre les maîtres et maîtresses de l'enseignement primaire et ceux des maternelles.

Se situant dans le cadre communal ou intercommunal, le projet offre aux municipalités un vaste choix de réalisations concrètes dans tous les domaines para scolaires, en exploitant au mieux les immenses ressources du bénévolat et des associations.

Si, à juste titre, l'Institut Montaigne compte sur ce projet, pour  faire avancer la cause des enfants sous-instruits et contre-éduqués dans les ZEP, nous pensons que l'expérimentation devrait aussi comporter des zones non défavorisées. Nous ne doutons d'ailleurs pas qu'une fois les premières EPEP stabilisées, leurs Directeurs soient les moteurs de jumelages,  sous une forme ou sous une autre, entre des EPEP de ZEP et des EPEP d'autres secteurs.


Il reste à espérer que ce rapport fera avancer la publication du décret pour la création des EPEP.