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Programmes et objectifs - Le socle commun

Programmes 2008 du primaire

 

Objectif


La raison d'être de l'enseignement, c'est la transmission du savoir. Le résultat d'un enseignement particulier, c'est l'acquisition, par certains élèves, de certains savoirs.

L'objectif d'un enseignement particulier s'exprime donc en termes de résultats attendus : tels savoirs effectivement acquis par tels élèves.

Assigner un objectif à un enseignement, c'est, en termes juridiques, imposer une obligation de résultats à l'organisme enseignant.


Programme


Le programme d'une activité quelconque résume dans un certain ordre logique ou chronologique l'essentiel de ce que doit être cette activité.

Le programme d'un enseignement, c'est ce que les professeurs doivent enseigner. C'est ce que doit faire l'organisme enseignant. En termes juridiques, c'est une obligation de moyens.


Programme, résultat, objectif


La connaissance du programme ne renseigne que très imparfaitement sur le résultat probable de cet enseignement. Cela dépend d'une multitude de facteurs. Le résultat constaté à la suite d'un enseignement a la forme d'une répartition statistique : tant d'élèves ont acquis tels savoirs, sont parvenus à tel niveau de savoir, tant d'élèves sont à tel niveau, etc…

Par conséquent, l'objectif d'un enseignement, résultat attendu, s'exprime nécessairement sous la forme d'une répartition statistique.


Programmes et objectifs nationaux


• Les programmes d'enseignement sont nationaux. Leur mise en application représente, pour l'Education Nationale, une obligation de moyens. Ces moyens sont fournis par la collectivité, qui, en contrepartie, en attend des résultats. Ainsi la fixation d'objectifs devrait-elle être inséparable de la définition des programmes. C'est le sens de la loi LOLF (Loi d'Organisation des Lois des Finances).

Nota.  La formulation suivante, couramment utilisée dans les programmes 2008 de l'enseignement primaire, a l'apparence d'une fixation d'objectif :
…"(dans telle matière), à la fin de telle classe, l'élève est capable de …"

Mais, comme l'élève en question n'est pas défini, cette formulation est vide de sens. Elle laisse supposer qu'il s'agit de 100 % des élèves, ce qui est strictement impossible : c'est un abus de langage. Mais alors, combien  ? 90 % ?  80 % ?  50 % ?



• Il serait ridicule de prétendre exprimer l'objectif de tout enseignement sous la forme d'une courbe statistique. En pratique, nous pensons  que trois niveaux sont suffisants :

-    le niveau attendu de l'élève médian (tel que la moitié des élèves sont plus instruits que lui, la moitié  moins instruits)
-    le niveau des élèves les moins instruits, dont la prise en considération répond à un impératif national (élever le plus possible le niveau du plus grand nombre). Pour tenir compte des cas extrêmes, ce pourrait être le niveau atteint par 85 ou 90 % des élèves
-    le niveau attendu des 10 % d'élèves les mieux instruits et plus exactement des élèves de la fin du premier décile : l'objectif national étant d'atteindre au moins le même niveau que les élèves les mieux instruits dans le monde.

Pour la traduction concrète des niveaux attendus, voir la note suivante


Le socle commun


Le socle commun de la Loi Fillon paraît définir des objectifs minima pour l'enseignement obligatoire. En réalité, rien n'est défini et cet article de la loi est dénué de sens, pour plusieurs raisons :

-    d'abord par le choix du mot "socle" qui n'a aucune signification précise en l'occurrence ; c'est simplement une image choisie pour plaire au public et d'abord aux parlementaires ;
-    ensuite, parce que si, dans le projet de loi, le texte définissait une obligation de résultat : "la scolarité obligatoire doit au moins garantir l'acquisition par chaque élève …"; dans le texte définitif, c'est devenu une obligation de moyens : "… doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires…" ;
Voir à ce sujet notre commentaire de  l'article socle commun de la Loi Fillon

    -    enfin, comme nous l'avons déjà dit, l'expression "chaque élève" n'a aucune signification rigoureuse.