Lettre du site

RSS

Derniers commentaires:

30/04/2013 de hemon

Votre commentaire tour simplement merci pour ce...

30/04/2013 de Parésy

Ce qu'il ne faudrait pas faire ...

06/03/2013 de tomi

La méthode Boscher ( et mamadou et bineta,...

06/02/2009 de API59223

Nous sommes parents d’enfants scolarisés dans...

02/10/2008 de FPleo

De didi, en réaction à cet article (site Veille...

texte normal  texte plus grand  texte beaucopu plus grand  envoyer ami

ELEVES NAUFRAGES ET DECROCHEURS

Les naufragés sont placés automatiquement dans des classes dont ils ne peuvent pas suivre les enseignements. Les décrocheurs ont quitté l'école ou le collège. Les décrocheurs de 16 à 18 ans n'ont aucune activité avouable.

Dans l'état actuel, l'origine se trouve au CP, ou plus exactement au passage en CE1 de 20 à 40 % d'élèves en fort retard, qu'ils ne rattrapent jamais. Cela représente 160 000 à 320 000 élèves sur 800 000 chaque année, et sur 8 ans, du CE1 à la troisième, 1 300 000 à 2 500 000 élèves.

Leurs lacunes concernent l'expression orale et écrite, la numération et le calcul, et de façon générale, la maîtrise de la pensée consciente.

 

Deux programmes devraient être lancés en parallèle.

Le premier programme consiste à arrêter la production d'incultes, et donc à arrêter les dégâts en fin de CP, avec pour conséquence la diminution automatique du total des naufragés et décrocheurs. En effet, le changement en fin de CP améliorera à coup sûr l'enseignement en CE1 et ensuite, même sans recyclage des enseignants.

Le second programme concerne les naufragés et décrocheurs existants.

  

Le premier programme suppose, dans une optique d'excellence, d'agir sur l'ensemble des soins rendus aux enfants de la naissance à 7 ans :

– la crèche, pour les activités d'éveil mental et physique
– les enfants de 2 à 3 ans
– les petites et moyennes sections de Maternelle, pour l'expression orale principalement
– le binôme Grande Section–CP pour les apprentissages méthodiques en lecture, vocabulaire, numération et calcul.

 (L'importance de cette période de la vie a été rappelée par plusieurs candidats).

 

Nota. La mission des PMI devrait être étendue aux habiletés mentales.

 

▪ La disposition la plus urgente concerne évidemment GS–CP.

Il faudrait créer une spécialisation "cours préparatoire", confirmée par un diplôme théorique et pratique et rémunérée par une prime, faire appel à des volontaires expérimentés et capables d'acquérir en peu de temps cette spécialisation.

Le besoin en effectif devrait être établi après un inventaire, mais il doit être de l'ordre de 40 à 60.000 enseignants. Même si la spécialisation peut être assez courte, permettant plusieurs sessions par an  ; tout dépendra du nombre de volontaires.

Si la formation initiale sur cette spécialisation est immédiatement créée, ces personnes pourraient être utilisées après trois ans par exemple en CE.

 

Au total, on peut penser que ce programme prendra, au mieux, environ 5 ans, soit la totalité du prochain quinquennat.

 

Second programme.

La masse des naufragés et décrocheurs diminue automatiquement par le passage à 18 ans. Les nouveaux seront de moins en moins nombreux avec l'avancée du premier programme.

En ordre de grandeur, on peut penser que le total diminuera lentement jusqu'à 2030 environ, puis très rapidement ensuite, du fait des sorties à 18 ans et du tarissement de la production à 7 ans.

Beaucoup de ces élèves sont soit profondément découragés, soit révoltés. Une reprise en main appelle des méthodes adaptées. Nous proposons la création d'une agence temporaire n'impliquant que des contractuels, et des bénévoles volontaires (service civil), l'encadrement étant assuré par des militaires récemment retraités et des enseignants. 

D'autres formules pourraient être développées.

 Suite