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NOUS AVONS UN NOUVEAU MINISTRE !

 

Tout beau, tout propre, très intelligent, très bien informé, très actif et créatif, il a la faveur des médias. A coup sûr, il fera mieux que Vincent Peillon et Najat Vallaud Belkacem. Mais sera-t-il le champion, dur à la peine, dont la France a besoin pour maîtriser le mastodonte "éducatif" qu'elle a engendré ? 

Jean Michel Blanquer – JMB dans la suite - succède à une trentaine de ministres depuis la création de la Vème.  Règne moyen : 2 ans. Consternant ! Souhaitons-lui le minimum de longévité nécessaire pour imprimer sa marque : 5 ans.

 

Auréolé

Tel Macron jupitérien, JMB nous apparaît dans toute sa gloire. Il est vrai qu'il semble sage comme Minerve.

Il connaît très bien ce quasi-monopole d'État fort de plus d'un million de salariés. Il y a fait carrière, et a profité de son passage à la Direction de l'ESSEC pour faire valoir sa vaste expérience (voir à ce sujet sur notre site la recension de « L'école de demain »).

En la matière, un ministre de l'Education nationale connaissant le milieu, ses arcanes, ses intrigues, est une exception. Le précédent était Xavier Darcos, qui a tenu 25 mois du 18 mai 2007 au 23 juin 2009.

JMB est actif, capable de s'appliquer à la résolution de problèmes réels, comme au développement d'innovations. Son passage au rectorat de Créteil en a apporté les preuves.

Enfin, il prend le départ en position de force car, dans ses livres, il a publié ses convictions notamment quant au rôle nocif d'organismes tels que la FCPE et certains syndicats d'enseignants. Il a décrit les remèdes qu'il préconise. On peut ainsi, avant son accession au pouvoir, discerner quelles sont les réformes selon lui NÉCESSAIRES. S'il reste fidèle à ses convictions, il sera difficile de le prendre en défaut.

 

Ministre

Retour sur Terre ! Le voici homme politique, obligé de quitter le confort de l'Expert incontournable. À lui maintenant de RENDRE FAISABLE LE NÉCESSAIRE ; c'est à ce prix qu'il entrera dans la confrérie internationale, bien peu nombreuse, des hommes et des femmes d'État.

Or son sort est entre les mains du Président qui, pour commencer, lui a imposé, comme aux autres ministres, le choix de son Directeur de Cabinet, fil rouge vers l'Elysée. 

Il est aussi sous les ordres d'un Premier Ministre qui prétend contrôler tous les ans les performances de chacun de ses ministres (les inefficaces seront chassés !) ; or, un an est une durée trop courte au regard du rythme vital du Mammouth : il faut beaucoup plus d'un an pour qu'un influx nerveux parvienne aux extrémités de la bête.

 

Peu importent ces contraintes : JMB a une forte confiance en lui, résultant sans doute d'expériences réussies : "J'ai la prétention de croire que si c'est moi qui m'en occupe, cela va bien se passer". (Le Point 21.6.17)