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L'enseignement obligatoire de 3 à 18 ans ?

C'est la dernière idée de notre ministre. Nous avons fréquemment critiqué ses décisions, mais pour une fois, ce n'est pas le cas. Mais nous craignons la recherche d'un effet d'annonce et de décisions précipitées. Car il serait nuisible de fixer par la loi un principe avant que toutes les conditions d'effectivité et d'efficacité soient réunies.

 

De 3 à 5 ans.

Nous sommes opposés à l'obligation, qui poserait beaucoup de problèmes pratiques.

En tout état de cause, avant de penser obligation, il faudrait reconsidérer entièrement ce qui doit être fait de la naissance à 5 ans, en collaboration avec les familles.

Ceci d'abord pour tous les enfants dont les parents et l'environnement social sont mauvais francophones, afin d'agir le plus tôt possible. Cela pose la question des crèches, mais aussi la formation aux bonnes pratiques de beaucoup de maîtresses de maternelle. Il faut prévoir pour cela un effort soutenu de longue durée.

 

A 5 ans.

On nous dit que cette mesure serait bénigne, car la grande majorité des enfants est déjà en Grande Section de Maternelle. Des moyens supplémentaires seraient donc très limités.

Nous avançons cependant deux préalables à l'instauration de cette obligation.

D'une part, il faut qu'elle soit effective à presque 100 %. D'abord il faudra agir lorsqu'un enfant ne fréquente pas l'école, parce qu'il n'est pas inscrit ou parce qu'il n'est pas présent. Lorsque l'obligation sera effective, la première mesure simple, dans ce cas, serait la suppression immédiate des allocations familiales. Pour les récalcitrants et les récidivistes, recours en justice.

Un second préalable demandera beaucoup de temps. Il serait immoral d'imposer aux familles l'obligation à 5 ans tant que beaucoup de Grandes Sections feront moins bien que certaines familles, particulièrement pour ce qui est de l'initiation à la lecture.

Il faudra donc, sur plusieurs années, généraliser les méthodes efficaces, de telle sorte qu'un progrès général soit constaté à l'entrée au CP.

 

De 16 à 18 ans.

Il serait aberrant de consacrer des moyens lourds à cette tranche d'âge alors que se poursuivrait la "production" massive de naufragés et de décrocheurs (150 000 à 200 000 adolescents chaque année). Naufragés : présents dans des classes qu'ils ne peuvent pas suivre, faute de base suffisante. Décrocheurs : partis sans laisser de nouvelles.

Pour eux, il faut aménager un rattrapage et pour cela développer massivement l'apprentissage alterné et la formation professionnelle. Pour certains, cela passe probablement par une rééducation grâce à des activités artistiques, manuelles, et autres.

Tout cela demandera des moyens et prendra plusieurs années. Des initiatives privées, financées par l'État en vertu de la gratuité de l'instruction obligatoire, pourraient être développées.

Des expériences semblables, dont certaines sont déjà en place, pourront être menées pour les 16–18 ans. Mais l'obligation devra attendre que le nombre de naufragés et de décrocheurs de 16 ans ait fortement diminué.

Nota. Rappelons que, dans le principe, ce n'est pas la scolarité qui est obligatoire, mais l'instruction. Cette liberté fondamentale des familles est actuellement menacée sous prétexte de lutte contre l'extrémisme islamique. Elle est aussi menacée par les contrôles décidés et menés par l'Education Nationale, qui est juge et partie dans cette affaire.

Il faut donc d'urgence mettre à la disposition des familles, et aussi des écoles privées, un système d'examen indépendant de l'Education Nationale, permettant d'attester qu'elles remplissent bien (aussi bien que l'Education Nationale) leur mission d'instruction.