Lettre du site

RSS

Derniers commentaires:

30/04/2013 de hemon

Votre commentaire tour simplement merci pour ce...

30/04/2013 de Parésy

Ce qu'il ne faudrait pas faire ...

06/03/2013 de tomi

La méthode Boscher ( et mamadou et bineta,...

06/02/2009 de API59223

Nous sommes parents d’enfants scolarisés dans...

02/10/2008 de FPleo

De didi, en réaction à cet article (site Veille...

texte normal  texte plus grand  texte beaucopu plus grand  envoyer ami

L'apprentissage de la lecture.

Extrait d'un discours prononcé par Gilles de ROBIEN le 22 février 2006 :

Extrait :

... Sur cette question, je suis parti d'un constat brutal: 15 à 20% des élèves qui entrent en 6ème ne savent pas lire. Cela signifie 40% à 50% dans certains collèges

J'ai découvert une réalité toute simple:

Contrairement à ce qu'on n'a cessé de répéter pendant des années, les méthodes à départ global continuent d'être largement utilisées dans nos écoles. J'entends par là, avec les chercheurs, toutes les méthodes qui font commencer l'apprentissage de la lecture par une approche globale (par « photographie» et mémorisation des mots entiers), et font intervenir trop tard l'apprentissage syllabique (on les appelle souvent « mixtes », ou « semi-globales »).

Il fallait donc commencer par tordre le coup à cette idée répandue selon laquelle les méthodes globales avaient disparu, au motif que la méthode globale dite « pure et dure» n'a jamais été appliquée.

Je dois dire d'ailleurs que la force de certaines réactions confirme mon propos: pourquoi y aurait-il autant d'agitation si la méthode globale avait réellement disparu ?

J'ajoute que les parents qui achètent chaque année 100000 exemplaires d'une célèbre méthode syllabique ne le font pas sans raison !

Or, et ce fut ma deuxième découverte:

Les travaux les plus récents des chercheurs démontrent que les méthodes à départ global sont beaucoup moins efficaces que les méthodes à départ syllabique, et qu'elles sont mêmes néfastes pour les enfants les plus fragiles. Elles ex Ii uent en artie les difficultés ue l'on observe chez les élèves ui ne savent as lire en 6ème.

Ce n'est pas moi qui vous le dis, mais des scientifiques spécialisés dans l'étude de la lecture, qu'il s'agisse de neurologues, de psycholinguistes ou de linguistes.

On observe sur cette question un véritable consensus au sein de la communauté scientifique, aussi bien en France qu'à l'étranger.

Il faut donc affinner cette évidence : l'apprentissage de la lecture doit commencer de manière élémentaire, syllabique, pendant les premières semaines du CP.

Il fallait le dire nettement, explicitement et le faire savoir à l'ensemble du système éducatif. C'est le but de la circulaire que j'ai adressée le 3 janvier aux inspecteurs d'académie : décrire très clairement le cheminement recommandé par l'expérience et par la science pour apprendre à lire à un enfant.