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L'enseignement littéraire

L'avenir de vos enfants vous préoccupe et vous vous demandez parfois si l'école les arme pour la recherche d'un emploi, pour la réussite de leurs études supérieures et simplement pour l'épanouissement de leurs ressources personnelles. Vous vous inquiétez de la valeur des diplômes : brevet des collèges, baccalauréats professionnel, technologique et général. Ne pas les obtenir exclut ; les obtenir ne garantit rien. Vous pensez, parce que cela se dit, parce qu'aussi c'est une réalité, qu'il existe de bons et de mauvais établissements, de bons et de mauvais professeurs et qu'il faut de la chance pour réussir son parcours scolaire.

 Mais vous vous interrogez rarement sur la politique scolaire mise en ouvre par les gouvernements depuis près de quarante ans parce que vous vous estimez incompétents, plus rarement encore sur les programmes d'enseignement (école primaire, collège, lycée). Pourtant, c'est de la volonté politique et de la qualité des programmes que dépend l'égalité des chances : il appartient aux gouvernements de vouloir une école réellement formatrice, une école qui instruise au lieu de céder à la lente dérive vers une école-garderie comme si les savoirs se construisaient en dehors d'elle, sur Internet par exemple. Quant aux programmes, ils subissent le même dérive : les élèves étant supposés incapables de penser, on leur impose, toutes matières confondues, l'apprentissage de notions à appliquer docilement et mécaniquement. Qui en profite ? les héritiers, c'est-à-dire les enfants qui puisent leur culture et leur aptitude à la réflexion dans leur milieu social et ceux qui trouvent dans leurs familles un encouragement empreint d'amour et de fermeté à l'effort. Inacceptable pour des républicains attachés à la mission de l'école publique !

 Or, plus peut-être qu'aucune autre discipline (plus que les mathématiques, les langues vivantes et l'histoire et la géographie), le français, secondé de préférence par le latin et le grec, assume la lourde charge d'apprendre à penser, à dire et pas seulement à voir ou sentir, ce que sont le monde, les personnes, soi-même. De la maîtrise de la langue française (lire, écrire, comprendre et questionner, le désirer) - il en va naturellement de même de l'espagnol en Espagne, de l'allemand en Allemagne - dépend très largement l'aptitude à aborder ce qui est autre que soi, l'inconnu et, par conséquent, la vie en général. Les programmes de Lettres, nous l'affirmons avec force, ne remplissent plus désormais cette fonction. Nous pourrions examiner les questions en détail : par exemple, l'apprentissage de la lecture, l'étude de la grammaire, l'étude et la mémorisation de textes, la construction d'une réflexion par écrit... Ces questions et beaucoup d'autres, nous vous invitons à les poser, à nous les poser, à nous qui sommes spécialistes d'une discipline.

 

Vos témoignages aussi nous intéressent : faites-nous part de vos attentes en toute liberté de parole.

 

Association des Professeurs de Lettres (APL) 

Site : http://www.aplettres.org/www.aplettres.org

Courriel : apl@aplettres.org