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Blanquer - suite 4

 

Conseil supérieur des programmes.

 Cette création de Vincent Peillon va-t-elle venir à la raison ? La nomination à sa tête de Souâd Ayada, philosophe et enseignante, semble un bon signe d’après ses premières déclarations. Elle n’aime pas l’idéologie à l’école ni les pédagogistes.

Elle voit les programmes comme essentiels et "promis à durer". Vaste programme, en effet, car ce que veulent les enseignants comme les parents, ce sont des programmes applicables et appliqués en 2019 et les années suivantes, donc peu ambitieux.

Souhaitons-lui beaucoup de courage, et attendons la publication des futurs programmes.

  

Le nouveau baccalauréat.

 

Il est arrivé, au moins dans la bouche du ministre, aux applaudissements des médias, comme de coutume depuis l’arrivée de JM Blanquer.

En fait, ce qui a été publié, c’est une forme, une coquille, certes non dénuée d’intérêt :

                    – écrit et oral de français à la fin de la première

                    – écrit de philosophie

                    – écrit dans deux spécialités choisies par l’élève

                    – oral : présentation d’un projet choisi dès la classe de 1ère 

                   – contrôle continu : épreuve organisée par les lycées en 1ère et Terminale, comptant pour 10 % du total.

 

Il reste à remplir la coquille, à préciser le niveau des épreuves et les consignes de notation.

 

Surtout, il faut, au préalable, formuler les réponses à quelques questions de fond essentielles telles que :

 le bac sera-t-il un diplôme de fin d’études ou la porte ouverte à l’enseignement supérieur ?

 le bac doit-il mettre tous les candidats à égalité, et dans ce cas, comment seront encadrés le contrôle continu et le projet présenté à l’oral ?

 sachant que, en 2017–2018, des centaines de milliers d’enfants sont sous-instruits dans le premier degré et au collège, que cette fracture ne se refermera que progressivement, que les élèves actuellement en CP passeront au mieux le bac en 2030, mais que parmi les suivants, il y aura encore des sacrifiés et naufragés, comment fera-t-on élever le niveau général du bac ?

– élèvera-t-on le niveau très progressivement, pour avoir toujours environ 600 000 reçus par classe d’âge de 800 000 ?

– élèvera-t-on le niveau relatif progressivement, pour parvenir à terme à sélectionner 30 ou 40 % d’une classe d’âge, tout en aménageant l’amont, d’abord en revalorisant le Brevet, ensuite et surtout en diversifiant les parcours dès 14 ans (apprentissage en alternance).

 

Les citoyens ont droit aux réponses, faute de quoi ils pourraient compter sur l’Education nationale, qui a de cela une longue expérience, pour aménager et adapter les épreuves, pondérer et interpréter les résultats conformément aux tendances politiques des ministres successifs.