Lettre du site

RSS

Derniers commentaires:

30/04/2013 de hemon

Votre commentaire tour simplement merci pour ce...

30/04/2013 de Parésy

Ce qu'il ne faudrait pas faire ...

06/03/2013 de tomi

La méthode Boscher ( et mamadou et bineta,...

06/02/2009 de API59223

Nous sommes parents d’enfants scolarisés dans...

02/10/2008 de FPleo

De didi, en réaction à cet article (site Veille...

texte normal  texte plus grand  texte beaucopu plus grand  envoyer ami

Blanquer - suite 2

Il va de soi que nous approuvons presque toutes les déclarations d'intention du ministre, touchant notamment au retour à l'alphabétique, au refus absolu de l'écriture "inclusive", a l'interdiction des Smartphones au collège, à la fin du refus du redoublement, etc.

C'est sur la mise en application effective et généralisée que nous portons notre attention.

C'est ainsi que, sur le dédoublement des effectifs des classes de CP en zone REP, nous avons exprimé des réserves.

 

Singapour ! Singapour !

La dernière manifestation de l'autorité médiatique de JM Blanquer porte sur la "méthode de Singapour" d'enseignement des prémices de la numération et du calcul à l'école élémentaire.

Comme il l'avait fait pour le retour à l'alphabétique, le ministre écarte délibérément toute allusion au passé séculaire de nos écoles. D'autres méthodes et pratiques efficaces ont la faveur des bons enseignants. De plus, en vertu de la liberté pédagogique, ou plutôt du principe de subsidiarité, le ministre ne devrait pas prôner une seule pratique, fût-elle excellente.

D'un seul mouvement, le monde médiatique s'est enflammé. La méthode de Singapour a envahi la Presse et les écrans.

Certains l'ont baptisé meilleur enseignement au monde, en vertu des classements PISA et TIMSS. C'est oublier que PISA et TIMSS ne concernent pas des "méthodes", ou plutôt, en l'occurrence, des manuels ; ils classent des élèves. Or, il y a quelques légères différences entre les élèves de Singapour, Hong Kong, Taïpeh, Séoul et les élèves de nos écoles publiques : les enfants asiatiques travaillent à l'école, et beaucoup, comme c'était le cas chez nous il y a 50 ans.

Autre petite différence : tout nous porte à croire que la plupart des enseignants asiatiques maîtrisent les maths bien au-delà des savoirs qu'ils transmettent, comme il se doit. Chez nous, depuis des décennies, le niveau des enseignants – instituteurs ou professeurs – s'est effondré.

 

Lire  le témoignage de Michel Segal : Vu de Hong-Kong

 

• C'est sur l'application effective de ses déclarations de principe que nous attendons le ministre. Non pas sur les généralisations à 100 %, qui dans certains cas, prendront 10 ans ou plus, mais sur une progression méthodique et la mise en œuvre des moyens nécessaires

– des mesures en cours dans un certain nombre d'établissements

– des mesures en préparation pour la rentrée 2018

– des objectifs pour la fin du quinquennat.

Ainsi le dédoublement des classes de CP en REP offrait l'occasion de nommer aux nouveaux postes des instituteurs expérimentés, volontaires pour cela.

Est-ce le cas général ? Nous avons des raisons d'en douter.

La diffusion de l'écriture "inclusive" a semble-t-il été préparée par le précédent ministère. L'interdiction par le nouveau ministre ne présente aucune difficulté de programmation ou de formation des enseignants, et n'a pas d'incidence budgétaire. Cette farce a-t-elle été stoppée partout ? Nous avons des raisons d'en douter.

Il y a pourtant un contre-exemple : une décision qui devait entrer en application dès la rentrée 2017.

Suite  Vitesse  et précipitation