Lettre du site

RSS

Derniers commentaires:

30/04/2013 de hemon

Votre commentaire tour simplement merci pour ce...

30/04/2013 de Parésy

Ce qu'il ne faudrait pas faire ...

06/03/2013 de tomi

La méthode Boscher ( et mamadou et bineta,...

06/02/2009 de API59223

Nous sommes parents d’enfants scolarisés dans...

02/10/2008 de FPleo

De didi, en réaction à cet article (site Veille...

texte normal  texte plus grand  texte beaucopu plus grand  envoyer ami

PIRLS 2011 confirme la contre-performance française en lecture

Sources  :  

- Rapport intégral, en  anglais: pour télécharger,                                        faire dans Google :   " timms.be.edu PIRLS 2011 "  

- Note d'information MEN-DEEP de décembre 2012

 

L'étude PIRLS confirme la mauvaise place de la France par rapport à des pays comparables, et la diminution du nombre d'élèves bien instruits. Ce ne sont pas des surprises : les enquêtes PISA sonnaient les mêmes alertes.

De façon plus précise, les résultats des élèves français sont d'autant plus faibles que les questions sont plus élaborées et plus caractéristiques d'une lecture fine et d'une capacité de réflexion. 

PIERLS  confirme que la cause principale ne se trouve pas dans les ZEP, secteurs dits « sensibles » mais en réalité abandonnés. La cause principale se trouve dans les modes pédagogiques majoritairement en vigueur, dans le désordre causé dans l'esprit des élèves et dans le découragement des professeurs.

 

Illustration de la MÉDIOCRITÉ CONSENTIE, selon l'expression de l'économiste Christian Saint Étienne, il s'est trouvé des responsables et  des médias pour nous expliquer que les résultats de la France dans les enquêtes internationales n'étaient pas si mauvais que cela, puisqu'elle ne se place pas trop loin de la moyenne générale. Or cette moyenne est influencée par la participation de nombreux pays pauvres. 

 

Quel ministre proclamera-t-il une exigence d'excellence pour notre système d'enseignement ?

 

Il est permis, aussi, de se demander pourquoi nous sommes toujours sur la pente descendante, alors que les programmes du primaire ont été corrigés en 2008, et que de plus en plus d'enseignants, certes encore minoritaires, essaient de redresser la barre. Mais ils ne peuvent compenser les départs à la retraite d'enseignants convenablement instruits et formés.

 

La débâcle de l'école se poursuit, pour les mêmes raisons que la débâcle de 1940 : le manque de conviction ou de courage des détenteurs successifs du pouvoir politique, que le massacre des innocents n'empêche visiblement pas de dormir.

 

Les futurs concurrents de nos petits-enfants - sur tous les plans - sont déjà, dans PIRLS, à leur place : Singapour et Hong Kong en tête !

 

 

L'ETUDE PIRLS

Progress in International Reading Literacy Study

Enquête internationale réalisée par l'IEA, association scientifique indépendante, dont la compétence et la neutralité ne sont pas contestées.Le but est de classer, sur les mêmes bases, les pays participants, pour susciter les progrès de tous  ("benchmarking").

La population ciblée est celle des enfants scolarisés à des niveaux d'étude comparables, soit le CM1 pour la France, à un âge moyen compris entre 9 et 10 ans. Ce choix est guidé par l'idée que cet âge correspond à la transition entre le stade « apprendre à lire » et le stade « lire pour apprendre ».

L'enquête se fait par sondage, soit, pour la France en 2011, 4400 élèves environ dans 277 classes.

L'étude a lieu tous les cinq ans : 2001, 2006, 2011.

 

Comment qualifier et repérer le « savoir lire » à cet âge ? 

On peut évidemment concevoir plusieurs définitions du « savoir lire » à 9-10 ans, construire diverses épreuves, donner divers poids relatifs à ces épreuves, définir plusieurs modalités et consignes de notation.

Des choix ont été faits après étude par L'IEA. Ces choix auraient pu être différents. Mais l'important, en l'occurrence, est d'assurer la fiabilité et la constance ou comparabilité des résultats dans le temps. De multiples précautions ont été prises, de telle sorte que la validité des résultats n'est pas niée, en tant que repères, (sinon en tant que mesures, qui n'auraient pas de sens).

La nature des épreuves, leurs poids relatifs et leurs modes de correction sont décrits dans les deux documents cités en référence.

 

 

Analyse des principaux résultats

Scores des élèves.

Les notes brutes subissent des traitements statistiques pour «normaliser» l'échelle du score global. Le score résultant des traitements varie entre 0 et 1000, moyenne 500. Les élèves sont nombreux autour de 500, et de plus en plus rares lorsque l'on se rapproche de 0 ou 1000.

L'amplitude de (écart entre le score le plus fort et le plus faible) dépend de la taille des échantillons. On peut imaginer que, dans l'enquête 2011, peu d'élèves obtiennent moins de 300 ou plus de 700 points, très peu au-delà de 200 et 800.

Les auteurs de l'étude ont proposé quatre niveaux de performance :

avancé 625 points

élevé            550 points

intermédiaire 475 points

bas         400 points

La répartition des élèves entre ces niveaux varie d'un pays à l'autre. 

Nous comparerons la France à des pays européens participant à l'étude 2011

2011 Avancé Elevé  Intermédiaire Bas

France 5 %    30 % 40 %        20 %

Finlande 18 %    45 % 29 %         7 %

Angleterre      18 %    36 % 29 %        12 %

Allemagne      10 %    36 % 39 %        13 %

Moyenne

23 pays 9 %     35 % 36 %        15 %

européens

Les écarts les plus grands se situent dans les deux niveaux extrêmes, où l'on constate que les scores français sont très mauvais.

Circonstance aggravante, la part du niveau « avancé » a baissé, pour la France, de 7 % en 2001 à 5 % en 2011, écart significatif en probabilité .

 

Scores moyens par pays.

Les scores par pays sont des moyennes d'un grand nombre de scores individuels ; de ce fait ils sont plus resserrés autour de la moyenne. Pour l'Europe, en excluant Malte, les scores moyens des pays participants se situent entre 500 et 570, moyenne 534.

La France est 5ème avant-dernière (avant Espagne, Belgique francophone, Roumanie et Malte). 

Moyenne 2001         2006           2011

 France        525          522             520

Finlande                   568

Angleterre        553         539           552

Allemagne        539         548           541

 

Les variations de chaque pays ne sont pas significatives. Par contre les écarts entre les quatre pays en 2011 sont significatifs.

 

France : Critères de statut des écoles, et de situation en ZEP

Ces informations ne figurent pas dans le rapport général mais dans celui du MEN/DEPP 

           2001      2011

Enseignement public

hors Education prioritaire          533      523

Education prioritaire        477       480

Enseignement privé        527    521

Ensemble        525    520

 

La seule variation notable est celle de l'enseignement public hors éducation prioritaire, qui est largement majoritaire. Cela explique et conforte l'impression donnée par la baisse (non significative) de l'ensemble.

Les écarts entre le privé et le public hors éducation prioritaire ne sont pas significatifs, sans doute parce que le privé adhère majoritairement aux modes pédagogiques du public.

lire la suite