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Lettre des syndicats du primaire à JM Blanquer

 

Les syndicats critiquent les évaluations d’entrée en CP de septembre 2018 et demandent au ministre leur abandon ; ils ont menacé de ne pas faire passer la deuxième phase de janvier 2019.

Plusieurs motifs sont invoqués, toujours au nom de l’intérêt des élèves ; rien sur les éventuelles et probables difficultés des enseignants pour faire passer ces évaluations collectives à des enfants nouveaux venus à la grande école.

 

Premier argument :

Les évaluations « mettent les élèves en difficulté » car « les premiers résultats ont révélé que 23 % des élèves avaient des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent » (pour nous, les lettres ne « produisent » aucun son).

Faut-il comprendre que c’est le fait de ne pas savoir répondre qui traumatise les élèves ? Les parents devaient recevoir des graphiques donnant une idée de la réussite ou de l’échec de leur enfant.

Pour nous, la vraie difficulté de l’évaluation 2018 à l’entrée en CP, que nous avons commentée sur ce site, est de faire passer des épreuves collectives à des enfants non préparés à cela.

Notre association, favorable à des examens d’entrée en CP, préconise des examens individuels par les maîtresses de CP. C’est beaucoup moins traumatisant pour les élèves, et cela offre à la maîtresse des observations précieuses.

Certes cela présente des difficultés d’organisation et d’emploi du temps, mais cela devrait susciter l’aide de la fameuse « équipe pédagogique » chère au ministère et aux syndicats.

 

Second argument :

Carrément obscurantiste, ressurgi de la résistance à X.Darcos en 2008 : « les collègues ne souhaitent pas de nouveau cautionner l’idée que lire serait simplement déchiffrer… lire c’est comprendre, mettre des sons ».

Sans commentaire !

 

 Troisième argument :

Ces évaluations ne servent à rien, elles n’auront aucun effet sur l’apprentissage des élèves, faute « d’analyse fine ».

Tout cela est pour nous incompréhensible. Des examens ou évaluations apportent une information aux enseignants et ont nécessairement un effet sur les apprentissages (sauf si certains enseignants, par dogmatisme, ignorent volontairement les résultats).

Quant à l’analyse fine des résultats, nous craignons qu’elle ne fasse allusion à une exploitation du type orthophonie, c’est-à-dire à la recherche de conclusions concernant l’élève lui-même.

Or, il semble évident aux profanes que nous sommes que les explications doivent d’abord être recherchées dans le passé scolaire ou parascolaire des enfants :

 – Leurs parents parlent-ils couramment français ; en quels termes parlent-ils à leurs enfants ?
 – Quels parents, avant l’entrée en CP, ont  commencé à enseigner la lecture à leurs enfants ?
 – En grande section de Maternelle, quels enfants ont débuté un apprentissage méthodique des prémices alphabétiques de la lecture ?

 

 La faiblesse d’arguments stéréotypés s’explique-t-elle par le fait que cette lettre ouverte n’est qu’un épisode de la poursuite de rapports de force entre les syndicats et le ministre ?