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10/01/2012

Colloque : "Vaincre l'illettrisme, ça commence au CP"

 

Lire-Écrire et le Collectif Permis de Lire ! participent, avec d'autres associations, au colloque "Vaincre l'illettrisme, ça commence au CP" organisé le mercredi 8 février 2012 par SOS Education, à Paris.

Cette journée intéresse tous ceux qui, comme nous, pensent nécessaire de lutter contre l'illettrisme des écoliers, des collégiens et des adultes, mais qu'il est aussi IMPERATIF pour l'avenir de prévenir l'illettrisme. Pour cela, il faut d'abord que tous les enfants sachent lire avant la fin du CP.

Cliquez ici pour lire le programme

Pour l'organisation matérielle, il est souhaitable que les personnes intéressées s'inscrivent à l'avance (pas de droit d'inscription). Merci d'adresser vos coordonnées (nom, prénom, email, code postal, téléphone) à contact(at)lire-ecrire.org


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Commentaires :

14 Commentaires

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#14 Tomi a écrit le 02/03/2012 11:18

Code Ecrit/ Code Oral/ Sens

 

Pour lutter contre l'illettrisme il faut bien comprendre que savoir lire c'est savoir passer du code écrit au code oral.

Je me permets quelques observations et réflexions de bon sens susceptibles d'aider un appreneur de la lecture à de jeunes enfants

 

C'est le rôle des parents et des instituteurs et institutrices des classes de PS et MS de maternelle de développer auparavant le code oral, c'est à dire d'apprendre un minimum de vocabulaire et de tournures aux enfants. Il faut aussi apprendre aux enfants de nombreuses comptines. En apprenant des comptines les enfants acquièrent,en plus d'une bonne prononciation, une bonne syntaxe. C'est le préalable à tout apprentissage de la lecture.

 

Brigitte Guigui, une des conférencières du colloque du Mercredi 8 Février 2012 (et non 12 Février comme indiqué par erreur dans le post précédent) disait que le bon sens avait quitté les petites classes de maternelle. En PS et MS les maîtres doivent aussi développer l' habilité manuelle des élèves.

 

Apprendre à lire c'est bien apprendre à passer du Code écrit au Code oral. Cela concerne des enfants de 5 à 6 ans, à l'âge de la GS et du CP.

Avec une méthode comme Boscher un enfant apprend l'orthographe, la prononciation et le sens d'un nouveau mot. Dans chaque leçon on a une nouvelle graphie (ou graphème), qui code un nouveau son (ou phonème) jamais vu auparavant dans le livre. Pour le sens le lecteur bénéficie d'illustrations. Comme exemple on peut prendre le mot "ratière" qui est un mot proposé à la troisième consonne étudiée dans le Boscher, le "r". L'illustration d'une ratière avec un rat dedans vaut tous les discours pour le sens.

Ces 3 premières consonnes étudiées "p, t, r" sonnent bien AVEC les voyelles :

"pa, pe, pi, po, pu"....

 

Les syllabes avec les 6 occlusives "p, t, c ; b, d, g" difficiles à prononcer, seules, sonnent très bien avec une voyelle.

On remarque que le nom, dans l'alphabet, de ces 6 occlusives comporte un "é" final qui est un son voyelle, le "e" fermé. Certains professeurs font appeler ses lettres "pe, te, que; be, de, gue" pour bien entendre leurs sons. Le "é" est remplacé par le "e" comme le conseillait Pascal. D'ailleurs si on essaie de prononcer ces 6 occlusives à la Montessori, en ne donnant que le son de la consonne, on remarque qu' il reste un son "e" réduit pour les occlusives sonores "b, d, g ".

Les enfants aiment bien prononcer très fort "pe, te, re..." . Ils apprennent ainsi à bien entendre le son de ces consonnes.

Ces lettres "claquent" bien !

Pour les enfants qui renâclent à prononcer des syllabes qui ne signifient rien, il faut leur dire que c'est, uniquement, des exercices de prononciation . En plus il faut rendre ces exercices amusants.

 

Au moment où la méthode commence vraiment, le Boscher propose des syllabes simples et les 4 mots :

"épi, papa, pipe, pie"

On a un échantillon de 4 mots représentatifs des mots de la langue française, dès le début de la méthode.

 

Au passage on peut remarquer que dans Ratus et Gafi les syllabes et nouveaux sons arrivent sans ordre. C'est aussi souvent le cas quand les maître n'ont pas de livres et pratiquent la photocopie du jour. Je pense utile de rappeler que les conseils donnés dans Ratus et Gafi par leurs auteurs sont incompréhensibles et donc inutiles! Dans les pseudo méthodes globales et constructivistes d'apprentissage de la lecture il y a une volonté de tout compliquer et faire savant.

 

Comme nouvelle positive contre l'illettrisme, je signale qu'un Boscher de poche vient de sortir au prix de 11,95€. C'est le même que la version la plus courante, mais en format réduit.

En plus du livre quelques images sont jointes : les nombres de 0 à 20, des syllabes... Cette nouvelle version est intéressante en voyage ! Ou si on veut avoir un exemplaire avec soi en permanence ! Pour montrer ce qu'est une véritable méthode alphabétique ! Véritablement méthodique !

 

C'est dommage qu'il n'y ait pas encore l'équivalent du Boscher en ZEP, ni de bonnes méthodes comme celles proposées par lire-ecrire.

 

L'école de Jules Ferry apprenait à l'élève un nouveau mot dans sa totalité : "écrit, prononcé et sens" en une seule fois. Le sens était souvent donné par une illustration en même temps que l'orthographe du mot, et donc sa prononciation. Les livres coûtaient chers et de nombreux élèves n'en avaient donc pas. Les livres étaient par contre tous sensés. Les auteurs ne pouvaient se permettre d'écrire n'importe quoi. Les lecteurs attentifs ne gobaient pas tout !

 

 

Tomi

#13 Tomi a écrit le 14/02/2012 11:34

" DES LETTRES ET DES SONS "

 

Je me répète, mais ce n'est pas encore partagé par tout le monde en France !

Apprendre à lire consiste à traduire le code écrit en code oral.Il vaut mieux une véritable méthode syllabique, du début à la fin l'apprentissage de la lecture, du début de la GS à la fin du CP !

 

- Elisabeth Nonweiler fait la promotion de la méthode "JOLLY PHONICS" au Royaume-Uni, méthode syllabique reconue. C'est une méthode syllabique qui convient bien à l'anglais parce que cette méthode n'est pas synthétique. Elle convient bien pour une langue qui comporte au moins 1 000 graphies (encore appelés graphèmes).

 

[ Le lecteur aura rectifié, de lui-même, le "mistake" du post précédent. Le français comporte bien une quarantaine de sons fondamentaux, comme l'ensemble des langues et non pas une centaine. L'anglais comporte aussi une quarantaine de sons fondamentaux, et non pas un millier .]

 

Avec l'API (IPA en anglais) que reprend le Harrap, 44 sons fondamentaux, très exactement, sont répertoriés pour l'anglais.

 

Pour le français on recense une centaine de graphies et selon le classement de l'API, 36 sons fondamentaux .

 

 

- Elisabeth Nonweiler nous a expliqué lors de ce colloque (12/02/2012) que les mots "cat, sheep, bright" sont décomposés de cette façon, lorsqu'ils sont proposés à l'apprenti lecteur :

 

"c...a...t", "sh...ee..p", "b...r...igh...t).

 

"cat et sheep" comportent 3 sons fondamentaux, et "bright", 4.

 

Le mot français "touloupe" donné par notre conférencière comporte 3 syllabes écrites, et 3 ou 2 syllabes orales, suivant que le "e" final est prononcé ou pas.

 

Dans un document du Ouèb Marc-Olivier Sephiha un des 19 conférenciers du Colloque et un des porte parole de " PERMIS DE LIRE " donnait l'exemple du mot "la-pin". On a 2 syllabes et 4 sons fondamentaux "l, a, p, in". Le quatrième son "in" est codé par deux lettres (digramme).

 

On peut ajouter les exemples des mots "a-lam-bic, a-lam-bi-qué" on a un bon échantillon des syllabes rencontrées dans la langue française.

 

B.A. BA oblige, on peut rajouter les mots "bah, bas, bat".

De nombreux mots en français se prononcent de façon identique mais n'ont pas la même orthographe.

 

 

- APPRENDRE PAR COEUR

 

" Pour retenir comment l'anglais est appris aux "english native speaker" retenir la série de mots :

 

"cat, sheep, bright" "c.a.t, sh.ee.p, b,r,igh,t"

 

 

 

- POUR LE FRANCAIS RETENIR LA SERIE DE MOTS :

 

"bah, lapin, locomotive, touloupe, veille"

 

(On a successivement 1, 2, 5, 3, 2 syllabes écrites) "

 

 

Si vous lisez les posts précédents vous verrez que j'ai repris l'exemple du mot "touloupe" très pertinent à mon goût.

 

Avec les bons principes retrouvés la lecture redeviendra un plaisir pour tous, dès le Noêl de CP !

 

 

RETENIR PAR COEUR ! COMME AUTREFOIS ! SANS CELA VOUS ME LE RECOPIEREZ 100 FOIS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

" Ce n'est pas tant l'apprentissage de la lecture qui est difficile pour le français, que l'acquisition d'une bonne orthographe d'usage.

Plus l'apprenti lecteur dispose d'une bonne méthode, plus il pourra consacrer son attention à l'acquisition de vocabulaire, avec une bonne orthographe, sans effort excessif."

 

 

Des méthodes de remédiation devront s'imposer pour ceux qui ont eu de mauvaises méthodes de lecture.

 

Quand on lit les commentaires laissée dans des cahiers d'élèves par certains jeunes "profs" des écoles, on se dit qu'on a atteint le "bas". Il y a pratiquement une faute d'orthographe par ligne sur les commentaires laissés.

J'ai pu lire un commentaire de 10 lignes avec 8 fautes d'orthographe.

 

Il était temps que des femmes politiques s'intéressent à cette question primordiale "Des lettres et des sons".

Christine Boutin comme Rachida Dati... se mettent à réagir.

C'est un début ! Continuons le combat !

 

Tomi

#12 Tomi a écrit le 13/02/2012 21:31

"www.teachtoread" est le site du Royaume-Uni qui conseille les bonnes méthodes syllabiques. On retrouve Elisabeth Nonweiler institutrice qui s'est convertie aux véritables méthodes syllabiques.

 

Le Royaume-Uni a 10 ans d'avance sur la France. Elle a expliqué comment les instituteurs et institutrices apprennent à lire. Elisabeth Nonweiler a donné comme exemple les mots :

 

"cat, sheep, bright".

 

Je l'ai déjà montré dans les posts précédents, mais ce n'était pas assez bien présenté.

 

c...a...t___cat

 

sh...ee...p___sheep

 

b...r...igh...t___bright

 

La langue anglaise comporte un millier de sons fondamentaux (encore appelés phonémes) et la langue française une centaine.

 

Les 2 langues ont une quarantaine de sons de base (encore appelés phonèmes).

 

Le français comporte de nombreux mots du type (en allant du simple au complexe ):

 

1)lo-co-mo-ti-ve, Anatole

2)la-pin, Vincent, Armand

3)a-lam-bic, alambiqué

4)veille, Mireille

 

Les bonnes méthodes de lecture angaises doivent être syllabiques, mais non synthétiques.

Les bonnes méthodes de lecture française sont syllabiques et synthétiques. Elles peuvent être appelées méthodes alphabétiques ou encore alphabéto-syllabiques.

 

Le français a beaucoup de mots courts monosyllabiques. Les syllabes françaises sont plus simples et moins nombreuses que les syllabes anglaises. On peut donc partir des 26 lettres de l'alphabet.

L'anglais doit partir des graphies qui codent les sons fondamentaux. Ces graphies sont très nombreuses.

Le français code beucoup de ses sons avec une seule lettre, ou 2 lettres "on, ou, oi".

Avec 3 lettres et plus on a "oin, ien...ille". Ces graphies sont moins nombreuses que les graphies rencontrées dans la langue anglaise.

 

Vous pouvez aussi faire des recherches sur le ouèb avec

"Letters and sounds". Cela corrrespond a un bon document donné aux écoles anglaises. Les conseils concernent l'apprentissage de la langue anglaise.

 

Je remercie encore Elisabeth Nonweiler pour son intervention.

En tout il y avait 19 intervenants pour ce colloque du Mercredi 8 Février 2012 organisé par SOS Education.

Ce colloque a été très bien animé par Olivia Millioz. Il y avait le témoignage de l'écrivain André Makine et une intervention de Rachida Dati .

 

Tomi

 

 

 

Une bonne méthode du type "Boscher" "sami et julie"...

#11 Tomi a écrit le 12/02/2012 17:29

sos education a gagné son procès que lui avaient intenté Bordas et Nathan.

 

sos education critiquait 5 livres scolaires. Je fais un copier coller dans un article consacré à sos education,à partir de wikipedia. Seuls Bordas et Nathan avaient fait un procès qu'ils ont perdu.

 

 

[ (entre parenthèses et guillemets, les motifs invoqués par l'association) :

 

1. Le nouvel atelier de français, CE1, Bordas (« Exercices nuisibles au développement des enfants, règles de grammaire fausses, pédagogie aberrante ») ;

 

2. Textes et compagnie, manuel de français, 6e, Nathan (« Pauvreté des références littéraires, détournement d'œuvres classiques, textes vulgaires ou absurdes ») ;

 

3. Français - Duffau-Pfirrmann, Hachette Éducation (« Texte à caractère obscène, vulgarité ») ;

 

 

4. Abracadalire, Hatier (« Méthode de lecture appliquant intégralement la méthode globale ») ;

 

5. Histoire-Géographie, 3e, Hatier (« Graves omissions historiques, atteintes à la neutralité de l'enseignement »).

 

Hachette et Hatier s'étaient abstenus.

 

Ce ne sont malheureusement pas les seuls livres scolaires à refaire. Il faut comparer les anciens livres scolaires avec ceux d'aujourd'hui souvent allégés, déstructurés, déstructurants, faux.

9 livres scolaire sur 10 sont critiquables, peu ou prou.

Il faudrait en rééditer d'anciens, et en écrire d'autres.

 

On espère que mediapart fera des articles sur ces livres scolaires dans un souci évident d'objectivité, ainsi que sur le renouveau de l'enseignement de la lecture au Royaume-Uni.

 

L'anglais qui a 10 fois plus de graphies (encore appelées graphèmes) que le français est plus difficile à prononcer. Le français peut s'inspirer de ce qui se fait au Royaume-Uni.

 

Je commence par une ancdote : Pour "teach to read french ..." j'avais un doute sur la prononciation de "teach".

La prononciation est "tiTch". On a bien un "t" en plus.

 

Nul doute que quand les "french native speakers" sauront lire au Noêl de CP les exigences concernant les livres scolaires va augmenter! Il faut anticiper !

 

Nous remerciont encore les 2 intervenantes anglaises, Rhona Johnston qui a fait des statistiques sur l'efficacité des divers types de méthodes de lecture,et Elisabeth Nonweiler qui conseille de bonnes méthodes syllabiques. Nous avons eu 2 bonnes " teachers " au colloque du 8/2/2012 organisé par sos education!

 

On a même eu droit à la lecture de "some arabic words" à apprendre globalement. Il s'agissait des mots "jardin, fleur, école" en arabe. C'était pour transposer la difficulté que des élèves peuvent avoir pour apprendre de façon globale le français, surtout quand ils sont étrangers. Les parents ne peuvent pas les aider. Quantité ne sait pas prononcer l'alphabet français. On a eu droit aussi à la manière dont les "english native speakers" apprennent à lire "cat, sheep, bright" et comment ces mots sont décomposés dans une bonne méthode syllabique anglaise.

 

Voir les posts précédents.

 

Tomi

#10 Tomi a écrit le 11/02/2012 13:26

Elisabeth Nonweiler "teach to read english and... a little french" . C'est la deuxième intervenante de langue anglaise du colloque. Cette institutrice convertie à la méthode syllabique développe avec succès l'emploi de méthodes syllabiques au Royaume-Uni. L'état anglais la soutient puisqu'il a décidé de favoriser les méthodes syllabiques. Cette institutrice convertie a été évoquée dans le post précédent.

 

Elisabeth Nonweiler a aussi évoqué le document "Letters and sounds" envoyé aux écoles du Royaume-Uni pour développer les méthodes syllabiques reconnues plus efficaces après les études statistiques de Rhona Johnston dans un quartier défavorisé d'Ecosse...

 

Le Royaume-Uni a 10 ans d'avance sur la France pour le développement des bonnes méthodes.

Heureusement que le français a 10 fois moins de sons que la langue anglaise! Le français est plus facile à écrire et à prononcer que l'anglais, à condition d'employer des méthodes sensées progressives "syllabiques", encore appelées "alphabétiques".

 

Les deux intervenantes parlaient anglais et leurs exposés étaient en anglais.

Elisabeth Nonweiler a donné le bon exemple du mot français "touloupe" qui peut être lu sans être compris.

La langue française comporte bien un code oral et un code écrit. En 1960 à Noël un élève de CP savait passer du code écrit au code oral. IL SAVAIT LIRE, il savait " déchiffrer " un mot comme "touloupe"...et aussi de courtes phrases comme "la locomotive va vite" sans inventer des mots non écrits.

 

Pour la signification de touloupe voir le post précédent ou chercher dans votre dictionnaire préféré.

 

Heureusement que SOS Education avait prévu une traduction et des casques car les exposés des deux intervenantes originaires du Royaume uni étaient étaient entièrement en anglais (sauf pour touloupe ! ).

 

Leurs exposés étaient vivants et bien faits comme tous les exposés de ce colloque du Mercredi 8 Février 2008. Je les résume !

Ce document "letters and sounds" paraissait important à notre ancienne institutrice anglaise. Je ne l'avais pas évoqué dans le post précédent.

 

Maintenant c'est fait. On voit bien de quoi il retourne rien qu'avec le titre !

 

C'est dommage que Foucambert, Charmeux, Frackowiak... Jospin, Hollande n'aient pas jugé bon de venir à ce colloque. Il est plus que temps qu'ils se recyclent !

 

Il faut mettre enfin les "méthodes syllabiques" encore appelées "méthodes alphabétiques" encore appelées "méthodes synthétiques", au centre de l'apprentissage de la lecture dans toutes les classes de GS et CP.

 

Le Royaume-Uni montre l'exemple !

 

Ce n'est pas la peine de faire l'ENA pour comprendre !

 

Tomi

#9 Tomi a écrit le 10/02/2012 12:48

1) Rhona Johnson est la première intervenante anglaise du colloque organisé par sos education.

Elle est professeur à l'université de Hull et a fait une étude de 1997 à 2004 à Clackmannanshire au coeur de l'Ecosse sur les méthodes de lecture. Elle a suivi 300 enfants. Il ressort que la méthode syllabique est la meilleure.

 

Elisabeth Nonweiler a été institutrice et s'est convertie à la méthode syllabique après avoir utilisé pendant 30 ans des méthodes mixtes.

On peut consulter un site qu'elle anime : www.teachtoread.com

Ce site donne des conseils pour un bon apprentissage de la lecture de l'anglais à des "english native speaker" de façon syllabique. Le gouvernement anglais soutient le développement des méthodes syllabiques. Les écoles sont classées en 4 catégories : "Excellente, bonne, mauvaise, très mauvaise".

Les inspecteurs s'intéressent aux écoles mauvaises et très mauvaises pour les conseiller.

 

2) Elisabeth Nonweiler a donné 3 exemples de mots présentés à des élèves anglais qui apprennent la lecture :

 

c.a.t cat

sh.ee.p sheep

b.r.igh.t bright

 

Elle a donné ensuite le mot français :

 

TOULOUPE

 

Elisabeth Nonweiler a fait remarquer que tout le monde pouvait lire ce mot. Tout bon lecteur français peut le lire.

 

On passe du code écrit au code oral. L'apprentissage de la lecture consiste bien à passer du code écrit au code oral.

Un mot est codé par des signes oraux (encore appelés sons ou phonèmes). Il est aussi codé par des signes écrits (encore appelés caractères, lettres, graphies, graphèmes). Savoir lire c'est bien savoir passer du code écrit au code oral !!!!!

 

Personne dans la salle ne savait ce qu'était une "touloupe" et elle a donné la réponse :

 

Une TOULOUPE est un manteau en peau de mouton porté par les paysans russes.

 

 

Pour un élève de GS ou CP il vaut mieux choisir des mots plus courants, que touloupe, quand il apprend la graphie "ou" et le son qui va avec !!!! Si vous étiez tentés de retenir ce mot !

 

 

 

Ces témoignages ainsi que les autres aideront à promouvoir des véritables méthodes telles que celles conseillées par lire-écrire, qui soient véritablement progressives, syllabiques, alphabétiques.

 

Cela évitera que 40 % des élèves entrant en sixième ne sachent pas lire ou lisent avec de grandes difficultés.[ A mon avis on peut considérer que la moitié soit 20% ne sont pas illettrés, mais analphabètes. Ils n'ont strictement rien retenu des 5 années du primaire. Ils ne savent pas raisonner, ne retiennent rien de ce qu'ils ont lu ne savent pas exprimer leur pensée.

 

A côté de l'apprentissage de la lecture existe un véritable problème sur le contenu des livres scolaires. Pour un élève comment s'exercer à lire et retenir ce qui est lu si les livres sont vides ou que leurs plans sont débiles.

L'enflure règne en maître chez les pédagogistes. Les gosses de de maternelle et de CP font des "Maths"... ]

 

Le bon sens a quitté nombre d'instituteurs et d'institutrices.

 

Ceci est un autre problème !!!!

 

Les intervenants du colloque étaient nombreux et ont bien développés tout ce qu'ils avaient à dire, dans la limite du temps qu'il leur était imparti.

 

Tomi

#8 Tomi a écrit le 09/02/2012 12:38

A propos du colloque dans un premier temps.

 

1)Lecture

 

Les bons "appreneurs" de la lecture à des enfants à l'âge de la GS et du CP utilisent des méthodes qui sont de véritables méthodes. Ces méthodes sont progressives, pas à pas.

Ces "appreneurs" peuvent être des instituteurs, les parents à condition qu'ils sachent prononcer correctement l'alphabet. Ce n'est pas toujours le cas des parents d'enfants immigrés à qui il faudrait apprendre l'alphabet et des comptines lorsque leurs enfants sont en PS et MS de maternelle. Ils pourraient ainsi les aider efficacement.

Les enfants commencent à apprendre la langue parlée avant la langue écrite et cela commence avec leurs parents, dès la naissance. L'apprentissage de la langue parlée prime jusqu' à l'âge de 5 ans. L'apprentissage de la langue écrite

doit commencer au plus tard en GS, avec l'écriture en lettres cursives comme le précisent les programmes Darcos du primaire, de 2008.

Il faut rappeler que ces programmes concernent les 3 classes de maternelles et les 5 classes du primaire. Ils ne sont pas encore appliqués partout !!!!!!

Pour moi, le déclic de la lecture devrait se faire au Noêl de CP pour tous les enfants dont les parents savent prononcer l'alphabet qu'ils soient d'origine étrangère ou pas.

Quand un enfant demande d'écrire gâteau à un de ses parents il peut être aidé si le parent sait prononcer l'alphabet et a un dictionnaire à la maison, et éventuellement le Boscher.

Si le parent s'inspire du Boscher il donnera des exemples, en révision, avec des mots simples comme "toto" "moto" "dodo" qu'il écrira devant l'enfant , puis "auto" et enfin "gâteau".

 

On peut remarquer que Boscher a choisi d'apprendre le son "o" avec les graphies "au" et "eau", après les graphies "ou" page 22, "on"page 23, "oi" page 24...

Les bonnes méthode agissent, pas à pas, de façon véritablement méthodique. Les progressions sont toutes différentes selon les méthodes ! Il n'y a pas de progression magique !

De toute manière si le parent a du bon sens il vérifie que les graphies "o" et "au" du son "o" sont connues en donnant des exemples concrets. Quand un enfant à l'âge de la GS ou du CP demande qu'on lui écrive un nouveau mot comme "gâteau" dont il ne connait pas l'orthographe, il ne faut pas procéder de façon globale sans explication, et sans vérifier ce que l'enfant sait déjà.

J'évoque le Boscher car cette véritable méthode connue a été évoquée au colloque par Brigitte Guigui une des intervenante et que cette méthode sert de référence.

 

2) Interventions sur les bonne pratiques anglaises

 

L'intervention des 2 intervenantes anglaises a été passionante. Elles ont bien spécifié les méthodes qui marchent pour l'apprentissage de l'anglais à des "english native speaker". Elles définissent les bonnes méthodes développées en Ecosse qui sont maintenant généralisées au Royaume-Uni. Ces intervenantes précisent que le Royaume-Uni a 10 ans d'avance sur la France.

 

Elles ont rappelé que le nombre de graphies françaises sont 10 fois moins nombreuse que les anglaises. On compte 100 graphies françaises pour 1000 graphies anglaises.Le nombre de sons fondamentaux est le même dans les 2 langues, environ une quarantaine. Une bonne prononciation d'un texte anglais est plus difficile qu'un texte français.

 

Je rappelle qu'Henriette Walter, linguiste renommée,conseille d'apprendre le français avant l'anglais pour ceux qui veulent apprendre les 2 langues. L'anglais a emprunté de nombreux mots français suite à l'invasion de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant.

Apprendre à lire le français permet de bien apprendre à lire l'anglais. "Le french native speaker" a donc un avantage pour apprendre à prononcer l'anglais correctement.

 

TOUT CELA A CONDITION que "le french native speaker" apprenne à lire le français dès son plus jeune âge, avec le déclic de la lecture dès le Noêl de de CP.

 

Les deux intervenantes anglaises montrent qu'une bonne méthode pour l'apprentissage de la lecture de l'anglais à un "english native speaker" est syllabique.

L'apprentissage de la lecture du français pour un enfant de langue française est plus facile car le nombre de graphies fondamentales françaises s'élève à une centaine (10 fois moins que les graphies anglaises).

 

3) Rappel de ce qu'est la lecture

 

La lecture consiste à passer du code écrit d'une langue à son code oral. L'apprentissage de la lecture du français est facile à condition d'employer ou de s'inspirer de bonnes méthodes comme le BOSCHER, le SAMI ET JULIE ou une autre méthode conseillée par lire-ecrire ou du type de celles conseillées par lire-ecrire.

 

On peut se rappeler qu'en en 2006, Robien a permis à des instituteurs d'utiliser des méthodes alphabétiques, encore appelées méthodes syllabiques dans le grand public, des méthodes véritablement progressives et non constructivistes.

 

Les véritables instituteurs qui utilisaient le Boscher comme Brigitte Guigui, Marc Le Bris, Rachel Boutonnet...ne pouvaient plus être inquiétés et persécutés par les inspecteurs de l'éducation nationale.

L'ensemble des "appreneurs" de la lecture qu'ils soient parents,instituteurs ou professeurs des écoles devraient tous s'inspirer des bonnes pratiques.

 

On remarquera qu'aucun candidat à l'élection présidentielle veut le retour des pseudo programmes de 2002, bien enterrés.

 

4) Vulgarisation des bonnes pratiques d'apprentissage.

 

Les témoignages du colloque du Mercredi 8 Février 2012, organisé par SOS Education, insistent toujours que si on ne veut plus que 40% des élèves ne sachent pas lire en sixième, il faut le retour de procédés méthodiques, syllabiques et alphabétiques pour l'apprentissage de la lecture.

 

L'apprentissage de la langue parlée devrait, lui, être développé en PS et MS, surtout pour les enfants dont les parents ne connaissent pas l'alphabet ou parlent mal le français. C'est l'étape qui précède un bon apprentissage de la lecture. (La télévision...ne contribue pas à cela)

 

Pour les enfants les plus jeunes, en début de PS, cela peut être encore l'âge des couches culottes comme dit Xavier Darcos.

 

La PS et la MS relèvent encore de la crèche. Ce qui est important est de vraiment développer la langue parlée avant tout. Certains, surtout les français de souche peuvent commencer l'apprentissage de la lecture si l'élève est demandeur et que cela se fait de manière alphabétique, progressive, pas à pas.

 

Ne pas oublier que les programmes de 2008 demandent qu'un élève de PS sache reconnaître son prénom en écriture majuscule d'imprimerie (ou capitale), et un élève de MS en écriture cursive. Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Les prénoms étrangers qui ne reprennent pas les graphies et sons français ne contribuent pas à un bon début d'apprentissage de la lecture du français pour "le groupe classe".

 

Les commentaires des programmes de 2008 pour la PS et la MS sont souvent des truismes ! Ils n'apportent rien !

Il faut raconter des histoires, chanter des comptines, faire dessiner, développer des travaux manuels pour les jeunes enfants de PS et MS de maternelle.

Une partie des libellés des programmes pour MS et PS relève du comique le plus pur. Molière en aurait fait une pièce de théâtre.

 

Tomi

#7 Tomi a écrit le 02/02/2012 11:05

Maintenant 100 000 Boschers (Belin) sont vendus par an. Je ne sais pas le nombre de sami et julie (Hachette).

 

Une classe d'âge fait environ 900 000 enfants.

 

100 000 parents devraient pouvoir convaincre les instituteurs et institutrices de suivre ces méthodes quand ils font la photocopie du jour, ainsi que 800 000 parents d'utiliser un manuel d'apprentissage de la lecture qui soit syllabique du début jusqu'à la fin, ainsi qu' alphabétique du début à la fin.

 

Les méthodes à départ global (qualifiées souvent de mixtes) ne contribuent pas à donner une bonne orthographe pour les élèves qui arrivent, quand-même, à apprendre à lire avec ces pseudo méthodes constructivistes.

 

Tomi

#6 Tomi a écrit le 01/02/2012 12:50

Je viens de pétitionner aussi pour SOS education.

 

En ce qui concerne le nombre de pétitionnaires pour les bonnes méthodes de lecture le nombre de 200 000 convient mais c'est par excès puisque pour cette pétition précise sur l'abandon des méthodes globales et semi globales le nombre de pétitionnaire est de 160 000. C'est le nombre que je viens de voir pour cette pétition au 1 février 2012. Le nombre de 200 000 pétitionnaires reste exact pour cette pétition, mais arrondi par excès.

 

 

 

IMPORTANT

1) Choix de termes : Pour SOS education une méthode mixte est une méthode semi- globale. Le terme de mixte est beaucoup moins précis que global.

SOS education a raison d'utiliser l'expression "méthode semi-globale" plutôt que méthode mixte.

 

- Méthode photocopie en CP. On a de plus en plus la "méthode photocopie" en CP.

 

Malheureusement l'inspiration des auteurs de ces photocopies n'est pas donnée par le Boscher (Belin) ou le sami et julie (Hachette). L'inspiration est assez constructiviste dans l'ensemble, du moins d'après les photocopies que j'ai l'occasion de lire.

 

Cela pourra changer à l'avenir ! Grâce aux pétitions et aux colloques !

 

 

Tomi anciennement Tim

 

PS Ne pas hésiter à rebondir sur mes observations !

#5 Tomi a écrit le 01/02/2012 11:20

Deux pétitions importantes : celle de "Permis de lire" et celle de "SOS education".

 

Au premier Février 2012 celle-ci (SOS education) en est à 200 000 pétitionnaires et celle-là (Permis de lire) à 2 000 pétitionnaires si on arrondit.

 

Ces pétitions sont importantes.L' arrondi est donné par défaut pour la première association et par excès pour la deuxième association. Vous pouvez vérifier................ et en profiter pour pétitionner.

 

En ce premier février 2012 une des associations part avec un certain handicap. La pétition de SOS éducation est plus générale et a commencé avant. La défense des bonnes méthodes d'apprentissage de la lecture est un des points de la pétition de SOS education qui en comporte de nombreux autres. Ce n'est pas forcément le moins important !

 

202 000 pétitionnaires cela commence à faire !

 

Au final je constate qu'on a des piles de Boscher et de Sami et Julie chez Gibert Jeune et Joseph Gibert, ainsi que les grandes librairies.

 

Même chez Auchan par exemple on trouve un petit courant régulier toute l'année pour ces 2 véritables méthodes. Vous en apprendrez beaucoup en les décrtiquant. Elles coûtent moins de 10€. Le sami et julie coùte très exactement 7,5€.

 

Vous avez l'alphabet sous les 4 formes dans ces 2 véritables méthodes qui méritent l'appellation "méthode syllabique" ou "méthode alphabétique". Elles sont à l'antipode des pseudo "méthodes globales et assimilées" néfastes ou très néfastes. Il y a des degrés dans l'horreur !

 

Il est utile de rappeler que vous en apprendrez énormément "sur un bon apprentissage de la lecture en GS et CP " en décortiquant une de ces méthodes ou encore mieux les 2. Ces méthodes deviennent de fait les bonnes méthodes incontournables de référence . Une bonne méthode d'apprentissage de la lecture reprends "les bons principes" rencontrés sans ces méthodes. Les consonnes ont été inventées par les Phéniciens et les voyelles par les Grecs. On n'a pas encore trouvé mieux pour penser et communiquer par écrit.

 

Tomi

 

Un french native speaker peut se contenter des conseils précis et SYNTHETIQUES donnés en début de ces 2 méthodes qui sont autant SYLLABIQUES qu'ALPHABETIQUES (ou le contraire !!!!!!!).

 

Vous apprendrez beaucoup, aussi si vous vous inscrivez au colloque du Mercredi 8 Février à Paris. Vous apprendrez à bien communiquez sur le principal problèms de l'heure !

 

Danièle Sallenave, dernière académicienne élue, explique elle-aussi l'importance pour la vie d'un bon CP.

 

Il faut un bon CP pour tous. Philippe Mérieu et François Dubet n'ont toujours rien compris sur les méthodes d'apprentissage de la lecture pour des enfants de 4 à 6 ans. Ce n'est pas eux qui vont inviter l'association "Permis de lire" !

 

Chercher l'erreur !

 

Tomi

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