Nous savons qu'une forte proportion d'élèves ne maîtrise pas suffisamment bien la lecture à l'entrée en 6ème pour tirer un profit quelconque de l'enseignement secondaire. Cette proportion est certainement supérieure aux 20 % avoués par l'Education Nationale et par ses ministres. Elle pourrait être de l'ordre de 40 %.
La (fausse) dyslexie est certes l'une des causes du nombre de mauvais lecteurs, mais ce n'est pas la seule. Ainsi, les témoignages montrent que beaucoup d'adolescents souffrent du même mal : au lieu de déchiffrer l'écrit, ils cherchent à deviner tout ou partie de chaque mot, en le rapprochant de mots semblables. Les plus doués de mémoire visuelle font semblant de lire des phrases en réalité apprises par cœur.
Ces résultats ne sauraient étonner : ces adolescents sont restés marqués par leur premier contact avec l'écrit, en départ global.