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Lettre N° 29 - L'enseignement primaire



• Depuis quelques années, l'apprentissage de la lecture-écriture, de l'orthographe et de la grammaire, du calcul, sont l'objet d'un débat public.

Notre colloque du 7 février : "L'ECOLE PRIMAIRE, UNE ETAPE FONDATRICE" a été la première occasion d'affirmer l'originalité et l'unicité de l'école primaire, et de réagir contre l'usage abusif des idées de tronc commun et de socle commun, qui tendent à diluer le primaire dans le trop vaste ensemble de l'enseignement obligatoire.


• Etape fondatrice dans le chemin qui mène l'enfant à l'homme, l'enseignement primaire est aussi le fondement, la fondation dirait-on pour un bâtiment, qui supporte les autres enseignements et qui devrait doter ceux qui ne poursuivront pas une scolarité classique d'un bagage intellectuel simple mais solide, capable de résister aux épreuves de la vie.

C'est pourquoi les lacunes et les malfaçons dans l'établissement des fondations mettent en péril tout l'édifice, à commencer par l'édifice scolaire. Après la longue complainte des professeurs du secondaire, c'est maintenant, comme l'a montré de nouveau le colloque, au tour des professeurs de l'enseignement supérieur de voir débarquer avec effarement des cohortes d'étudiants inaptes à suivre les cours, faute d'aptitude à raisonner, faute aussi de connaissances élémentaires. On ne parle pas ici de cancres, mais de bons élèves consciencieux.

Un intervenant constate ainsi que le niveau baisse d'année en année. Rien d'étonnant à cela. Les jeunes étudiants de 2007 sont nés autour de 1989, année de la mémorable réforme JOSPIN. Ils ont vraiment eu droit à une "éducation nouvelle".

Quant aux 150.000 à 200.000 enfants sacrifiés chaque année, ils partent dans la vie, sans bagage.

Nous avons enregistré les interventions au colloque, et nous pourrons les diffuser sur papier ou CD. Les personnes intéressées seront informées sur notre site et par une prochaine lettre.

• A l'issue du colloque, nous avons rendu publique notre lettre adressée à tous les candidats à la présidentielle. Nous y renouvelons notre demande, déjà présentée lors de la préparation de la loi Fillon, de l'établissement d'un examen national de fin d'études primaires, dont l'utilité est évidente, et qui manifesterait clairement l'autonomie et l'importance primordiale de l'enseignement primaire.


Dans la presse


Avant le colloque, nous avons mené une action pour tenter d'informer et d'intéresser les médias, tâche très difficile pour une association comme la nôtre.

* Nous avons eu la satisfaction d'enregistrer quelques retombées directe ou indirectes, par exemple l'éditorial de Clause IMBERT dans LE POINT du 8 février : "Les mots pour le dire" où il fait mention explicite de l'enseignement primaire, ce qui n'était pas fréquent jusqu'à présent.

* Le professeur Lucien ISRAËL, membre de notre Comité d'Honneur, qui a assisté au colloque, a publié le 1er mars dans LE FIGARO un article intitulé "A QUAND UNE VRAIE REHABILITATION DE L'ECOLE PRIMAIRE ?"

* Ce texte a suscité une réponse immédiate de Gilles DE ROBIEN : " L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, OBJET DE TOUTE MON ATTENTION"


* Jean-Pierre DEMAILLY, Président du GRIP publiait au même moment une tribune libre dans LA CROIX : "REFONDER L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE"


* Dans le même ordre de préoccupation, nous avons relevé dans la revue économique ENJEUX de février 2007, l'article LA DICTEE S'IMPOSE JUSQUE DANS LES ENTREPRISES;
L'article est centré sur l'orthographe, façade la plus visible. Mais nous savons, et le colloque a bien montré, qu'au-delà des fautes d'orthographe, graves sont les déficits de raisonnement logique et d'expression nuancée, orale ou écrite. LE MONDE – Economie du 6 mars reprend le même thème : LES ENTREPRISES REMETTENT LA DICTEE A L'ORDRE DU JOUR


• Enfin, nous reproduisons un texte majeur de Laurent LAFFORGUE, non encore publié : LE CALCUL A L'ECOLE PRIMAIRE . En quelques pages, l'auteur fait le tour de la question, avec la précision qui le caractérise, dans un langage clair, concret, accessible à tous. Un très beau travail !