On leur apprend à réfléchir (en grande section)
On leur apprend à travailler : ce n'est pas la maîtresse qui travaille, ce sont les enfants
On exige à l'oral une expression correcte
On exige le silence
On vérifie (ce qu'a retenu) chaque enfant
On affirme, on explique tout, on ne laisse rien au hasard
Une notion nouvelle à la fois
(histoire) Une date par semaine, puis révision et répétition systématique
(calcul) La division est le meilleur exercice de calcul mental
(leçon de choses) C'est parce que la leçon de chose est directive qu'elle est efficace. Les enfants ont besoin d'émerveillement, pas d'être épatés par des tours de passe passe
(géographie)Apprendre à voir ce qui ne se voit pas.
Sur des pratiques courantes actuellement
"Production de texte" ; "Projet d'écriture". Alors que les élèves n'ont pas les bases nécessaires, lorsqu'ils travaillent ainsi, tout se passe comme s'ils ne pensaient plus ; cela crée un sentiment d'échec et de culpabilité.
Exposé demandé à l'élève sur un sujet quelconque et souvent trop vaste : c'est l'enseignement de l'ignorance.
Les élèves ne savent plus ce qu'est une démonstration. Les professeurs ne savent plus démontrer.
De l'idée de l'instruction pour tous, on est passé à l'antisavoir, sous prétexte que savoir = pouvoir, et au mépris du savoir académique.
Sur le reproche d'être partisans du retour au passé
On travaille toujours sur des textes classiques, donc du passé.
Il y a un âge pour le passé (l'enfance), un âge pour la modernité (l'adolescence).
Si l'on revient aux programmes anciens, c'est parce que c'est bon. L'enseignement "traditionnel" n'existe pas : on n'enseignait pas en 1900 comme en 1850, et en 1950 comme en 1900.
Les promoteurs de la modernité ont voulu introduire dans l'enseignement les connaissances récentes : ainsi les mathématiques modernes (abandonnées par la suite), la linguistique. Après la loi Jospin (1989), il a été écrit "l'élève doit commencer à comprendre le travail de l'historien". Or le fondement des connaissances modernes, c'est le savoir classique.
Sur la formation des maîtres
On a eu l'idée d'une science qui dirait comment un enfant fonctionne, et de là comment on doit enseigner. On a bâti des théories et confondu les théories avec la réalité. Alors les difficultés dites des élèves ont occulté les difficultés intrinsèques de la science qu'on veut enseigner.