Il y a une relation de cause à effet entre l'approche globale des méthodes mixtes et des troubles majeurs observés chez les enfants, comme le prouve notamment l'épidémie de dyslexie de ces dernières années.
Sans doute l'approche globale n'est-elle pas la seule cause d'échec. On sait que les effets ne sont pas les mêmes sur tous les enfants :faiblesse en lecture, dysorthographie; nous verrons pourquoi.
Certains auteurs avancent que seulement 30 à 35 % des enfants pourraient effectivement apprendre quelle que soit la méthode. Quant aux autres, si l'on prend en compte les taux d'illettrés, de mauvais lecteurs incapables de suivre utilement des études secondaires, de ceux qui, poursuivant leurs études, montrent de graves déficiences dans l'expression écrite, on retrouve les victimes des méthodes mixtes qui n'ont pas eu la chance d'un rattrapage lorsque c'était encore possible.
Les méthodes mixtes doivent être absolument proscrites.
Il suffirait d'ailleurs de stopper la désinformation officielle à l'égard des méthodes syllabiques, de lever les interdits sournois qui la frappent, pour que beaucoup d'enseignants s'y rallient, avec le sentiment d'être libérés de la contrainte d'avoir à concilier sans cesse deux approches incompatibles : celle que leur impose le système et celle qu'exigerait d'eux le désir de donner aux enfants ce dont ils ont besoin.
Un instituteur expérimenté, une institutrice débutante, des orthophonistes et psychologues nous apportent le témoignage de leurs expériences.
Un texte de Liliane LURÇAT, utile contrepoint aux discours officiels, remet en perspective les concepts fondamentaux de l'enseignement de la lecture et de l'écriture.