Substituer à la pratique du monologue du maître, celle du dialogue avec les élèves. Le cours magistral doit disparaître presque complètement à tous les niveaux (remplacé par le film éducatif). Le maître doit devenir un animateur, un interpellateur, un éveilleur, abandonner toute attitude dogmatique, procéder par questions, par suggestions : la maïeutique socratique appliquée aux programmes scolaires. L'élève, l'étudiant doit être considéré comme une personne à qui il faut faire confiance et donner confiance en elle-même.
On généralisera l'adoption des méthodes actives, qui ont largement fait leurs preuves (…).
Substituer à la leçon apprise par cœur l'effort pour faire comprendre et deviner par l'élève. Développer sa curiosité, son goût de la recherche, sa capacité d'invention, sa créativité. Que l'enseignement soit dans la vie : actualiser toute matière par des exemples pris dans le concret ou dans l'actualité. Développement des études du milieu et de l'observation des faits, des plantes, des êtres vivants ou des objets inanimés environnants.
Disparition des "devoirs à la maison", à remplacer par des interrogations écrites et orales donnant aux élèves l'occasion de s'extérioriser, d'améliorer leur capacité d'expression, et de s'évaluer eux-mêmes (auto-correction, auto-appréciation).
Alain PEYREFITTE "C'était de GAULLE" ––
Paris, Arthème Fayard, 2000
Les vingt-sept points d'un projet de réforme de 1967-68