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Analyser les difficultés



D'abord, les parents doivent constater par eux-mêmes les difficultés que rencontre l'enfant, qui peuvent présenter des degrés de gravité très différents. Les descriptions, exemples et témoignages de notre dossier permettent de repérer assez facilement les conséquences d'un mauvais départ, et parfois même d'en retrouver les causes (ainsi, du cas des enfants très doués qui se révoltent contre le global).


C'est à faire le plus tôt possible, sans écouter les avis selon lesquels "rien ne presse, l'enfant n'est pas mûr pour la lecture, il a le temps d'apprendre" etc…

En effet, plus le temps passe, et plus le rattrapage sera difficile, plus les dégâts cérébraux seront irréversibles, plus il faudra à l'enfant d'efforts et de volonté, et moins il sera motivé. A 5 ou 6 ans, l'enfant se satisfait d'un apprentissage progressif des difficultés de la langue française. A 9 ans, et surtout s'il croit savoir lire, il peut n'y voir que brimades arbitraires.

Si les difficultés sont signalées par l'école , il risque d'être déjà bien tard. La conduite à tenir consiste d'abord à juger par soi-même, à vérifier le diagnostic présenté, les causes invoquées, et plus encore les mesures proposées.

Ne pas accepter sans contre-examen le diagnostic de l'école : dyslexie, troubles psychologiques ou neurologiques.

Ne pas accepter les remèdes officiels (RASED : réseaux d'aide spécialisés pour enfants en difficulté, PAL : plan d'aide à la lecture, CMPP : centre médico psychopédagogique, etc…), fondés sur la certitude que les difficultés des enfants viennent d'eux-mêmes ou de leur famille, et non des méthodes d'enseignement

Pour cela, rompre l'isolement, consulter d'autres parents, des associations, des spécialistes indépendants.

C'est après s'être renseignés, après avoir pris conseil, que les parents sauront s'ils peuvent faire quelque chose par eux-mêmes, seuls ou aidés, ou s'ils doivent confier l'enfant à un spécialiste (compétent). Tout ceci est encore plus nécessaire lorsqu'il s'agit d'un adolescent.




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